Mardi 4 décembre 2007

Jenna.jpg     « SM Communikation bonjour ?

- Hello, can I speak to Sally Mustang please ?
- Je suis désolée mais elle n’est pas là pour le moment, est-ce que je peux prendre un message ?
- Yes of course... dites lui juste que Kelly Weekly a téléphoné, je suis une amie... Je viens d’arriver à Paris et je voulais passer la voir... »

    Lorsque Sally Mustang est arrivée au bureau, elle était de mauvaise humeur. Comme d’habitude. A peine passée la porte, elle posa sur mon bureau un sac rempli de vêtements sales en m’ordonnant d’aller les porter au pressing :

    « Et tu comptes toutes les pièces, parce qu’il y en a pour une fortune là-dedans, je ne tiens pas à ce qu’une seule de ces vêtements il soit perdu comme c’est arrivé une fois PAR TA FAUTE PARCE QUE TU AS ÉTÉ NÉGLIGEANTE !
Et tu m’apportes mon eau chaude ? QUOI ? ELLE EST PAS ENCORE PRÊTE ?
Et sinon, j’ai des messages ?
- Oui, une certaine Kelly Weekly a téléphoné, elle est de passage à Paris et...
- Kelly ??? HHHHOOOOO !!!!!! « L’Hebdomadaire » !!! (on l’appelle comme ça à cause de son nom you know, it’s a private joke !) REAAAALLLYYY !!!!! GREEEAAAT !!!!! Et qu’est ce qu’elle a dit ??? Donne-moi son numéro que je la rappelle tout de suite !!!!!
Et apporte-moi mon eau chaude. »

    Sally courut à son bureau pour rappeler son amie... à l’autre bout de la pièce, je l’entendais pousser des cris de surprise, comme si elle n’avait pas eu de nouvelles depuis 10 ans de cette Kelly. Elle riait et gloussait au téléphone comme seules les américaines savent si bien le faire.
Lorsque je lui apportais son eau chaude, Sally avait un grand sourire et me dit :
   
    « Mon amie Kelly, elle va venir me voir tout à l’heure, mais tu vois je n’ai pas le temps de m’occuper d’elle aujourd’hui, so tu verras avec elle si jamais elle veut quelque chose. You know, on a fait nos études ensemble, ça fait des années que je l’ai pas vue... son mari travaille dans le cinéma et il a justement un tournage à Paris... »

    Kelly est arrivée 2 heures plus tard au bureau. Très grande, très blonde, très maquillée, très lookée, très refaite : très américaine.
Et en plus, quand elle se tenait debout sans rien faire, elle avait toujours une jambe qu’elle tordait vers l’intérieur... façon... façon « j’ai une jambe handicapée en fait » mais qui devait être une attitude super stylé. En fait le style j’y connais pas grand chose, c’était peut-être une mode qui venait de New York et que par conséquent je ne pouvais pas comprendre puisque je n’y ai jamais mis les pieds. Une pose bien étrange tout de même...

20 minutes plus tard, Sally m’appella :

    « Bon, tu peux rester avec Kelly cet après-midi ? Elle veut faire du shopping dans Paris, alors tu vas l’emmener dans tous les meilleurs endroits parce qu’elle ne connaît pas du tout Paris et que je ne veux pas qu’elle se perd tu vois... son mari doit l’appeler dans la journée et tu l’emmèneras en taxi à son rendez-vous ok ? Mais ensuite tu reviens au bureau pour finir ton travail, je te paye pas non plus pour que tu ailles te promener darling ! »

    J’ai donc emmené Kelly avenue Montaigne où elle a dévalisé quelques boutiques de luxe en sacs, chaussures et vêtements divers.
Vers 14h, la sonnerie de son portable retentit. Elle discuta quelques minutes, griffonna quelques notes sur un bout de papier et lorsqu’elle raccrocha, m’expliqua le programme :

    « Ecoute, c’était mon mari... en ce moment il est sur un tournage, c’est d’ailleurs pour ça que nous sommes venus à Paris... et il voudrait que je le rejoigne là bas tout de suite... le problème c’est qu’il a oublié d’aller récupérer un paquet chez Rebecca Rills... voilà son adresse... est ce que tu peux y aller pour moi et ensuite tu me rejoins là bas sur le tournage ? C’est ici...
- Oui si tu veux, je vais donc là... et je vous rejoins sur le tournage.
- Yes , perfect ! So à tout à l’heure ! Et merci ! »

Elle partit dans son taxi, et moi dans le mien.
« Bonjour, je dois aller au 76 bd de Clichy s’il vous plait. »

Rebecca Rills... qui était cette femme ? Je devais aller récupérer un paquet chez une inconnue... Kelly ne m’avait même pas dit qui était cette femme ni ce que contenait ce paquet !!!!???
ET SI C’ÉTAIT DE LA DROGUE ?
Et si je suis arrêtée ensuite parce que je transporte plein de drogue sur moi ?...


Le temps que je réfléchisse, le chauffeur était déjà arrivé à destination.
« Voilà, vous y êtes, c’est là.
- Là ? où ça ? vous êtes sûr ?
- Ha oui : vous m’avez bien dit : 76 bd de Clichy dans le 18ème ? Alors on y est.
- Mais... mais... non... je dois aller chez quelqu’un, regardez, c’est marqué : Rebecca Rills, là on est... on est... HA MAIS C’EST QUOI TOUT ÇA ?????
- Heu... Mademoiselle... Rebecca Rills c’est un magasin : et c’est ICI. »

Disant cela, il me fit un signe de la tête vers le magasin.
Qui était un sex-shop.
Parce que Rebecca Rills, c’était une supérette du sexe. ET MOI JE LE SAVAIS PAS !
Le chauffeur m’attendit pendant que je récupérais le paquet... ou plutôt les paquets. Je n’ai même pas osé regarder ce qu’il y avait dedans...
A présent je devais rejoindre Kelly et son mari sur le fameux tournage...

La voiture s’arrêta devant un grand hôtel Parisien. Je descendis avec mes sacs et demandais à la réception où avait lieu le tournage du film.
On m’indiqua le 4 ème étage... arrivée en haut, une jeune fille m’interpella :
« Bonjour, vous venez pour le casting ? Vous êtes ?
- Heu... NON NON NON PAS DU TOUT ! Je viens juste déposer un paquet à Kelly Weekly!  Enfin à son mari plutôt! Et je me sauve ! »

Mais c’est quoi ce traquenard ??????.....

Kelly apparut quelques instants plus tard.

    « Ho thank you ! Tu es allée chercher les paquets pour mon mari comme je t’ai demandé, c’est gentil! Viens avec moi, tu as déjà vu un tournage de film ?
- Heu... oui j’ai déjà vu des tournages de films... mais pas vraiment des comme ça... heu... je savais pas que ton mari... heu... il travaillait... dans le cinéma... érotique ?
- Ho mais tu sais, il ne fait pas de cinéma érotique... lui c’est plutôt du pornographique tu vois... il doit rencontrer quelques réalisateurs français, c’est pour ça que nous sommes venus je t’ai déjà dit ! Viens je vais te le présenter ! »

En réalité, je n’avais aucune envie que Kelly me présente son mari, l’équipe de tournage ou quoi que ce soit.

    « Heu... non non t’es gentille... une autre fois peut-être... ravie de t’avoir rencontrée... Ho et puis d’ailleurs, j’ai l’impression qu’ils sont justement occupés à tourner une scène... Alors on va pas les déranger n’est ce pas ? Bon je me sauve...! Allez, salut ! Bonjour à ton mari !»

Je commençais à me diriger vers rapidement vers l’ascenseur, lorsque Kelly me cria :

« Hey excuse-moi encore ? Tu pourras dire un message à Sally pour moi s’il te plait ?
- Oui ? Je rentre au bureau, je transmettrai.
- Mon mari m’a dit que ce soir, on se retrouvait tous après le tournage dans une boite... ça s’appelle... attends... « les Lampadaires » je crois... ou alors « le Candélabre »... ho fuck je me rappelle plus de le nom... enfin je sais plus trop, mais Sally elle doit forcément connaître... so tu peux lui dire de venir avec Malvina à partir de 22h ? On fait un dîner là bas et ensuite on fait la fête ! Mais tu peux venir aussi si tu veux ! »

    « Les Lampadaires »... non mais c’est complètement ridicule comme nom de boîte vous trouvez pas ?

    Et pourquoi pas « les Chandelles » tant qu’on y est ?????


par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Dimanche 2 décembre 2007
Stagiaires-pourris.jpg    Les stagiaires sont les 2èmes esclaves de Sally Mustang. N’oubliez pas que je détiens le titre honorifique d’Esclave n° 1 tout de même.
J’étais chargée de passer les annonces sur internet afin de trouver les bonnes esclaves disponibles le plus grand nombre de mois possible bien entendu.

    Etre stagiaire chez SM Communikation, ça signifie pendant 6 mois : coller des timbres, faire des mailing, réceptionner le courrier de sa responsable de stage, préparer les commandes pour les journalistes, ranger le matériel et mettre à jour le fichier clients.
Parfois, on les autorise à aller en rendez-vous client, mais ce uniquement si elles ont été sages.

    Chez SM Communikation, il y a plus de stagiaires que d’employés. C’est normal ça coûte moins cher.
Il faut bien que Sally Mustang se verse un salaire à la fin de chaque mois, sinon, comment s’offrir des voyages au bout du monde ? Comment rembourser chaque mois l’emprunt de son 280 mètres carrés Boulevard Malesherbes ? Comment s’offrir ses robes Yves Saint Laurent, ses sacs Prada et ses 3 paires mensuelles de Louboutin ? Comment acheter son caviar, son champagne, sa coke et le foie gras pour Bleno ?
Sally Mustang a bien compris que la vie était un combat quotidien, et qu’il fallait qu’elle s’en sorte coûte que coûte, quitte a exploiter qui elle pouvait : et les pauvres étudiantes qui avaient un stage obligatoire à faire dans l’année se révélaient être la cible idéale...

    Chez SM Communikation, les stagiaires sont payées 230€ par mois. Oui : 230€. Même pas 30% du SMIC comme le prévoit normalement la loi. Pourquoi ? Mais parce que Sally Mustang est au-dessus des lois voyons ! Sally Mustang EST la loi chez SM Communikation !
( et qu’en plus elle a un comptable véreux qui en plus de l’aider dans toutes ses magouilles s’occupe de gérer ses comptes off-shore au Belize, mais je vous raconterai ça peut-être plus tard...)


    Sally Mustang n’appelle jamais les stagiaires par leur prénom : elles sont « la stagiaire blonde », «la stagiaire d’Amanda », « la stagiaire suédoise », « la stagiaire qui est grosse» etc...etc...

    Les stagiaires gagnent tout juste de quoi acheter à manger le midi si jamais elles ont la malchance d’avoir faim. Leurs frais de transport ne sont bien entendu pas remboursés, et si par malheur elles sont absentes un jour dans le mois (examen à l’école, maladie ou autre...) ce jour leur est retiré :

    « Alors surtout tu notes bien les jours que les stagiaires elles sont là Darling, et je veux voir le tableau à la fin de chaque mois. Si elles ont été absentes tu fais 230 divisé par 30 ou 31, ça fait 7,4 ou 7,6 et tu leur retires cette somme multipliée par le nombre de jours, you understand? »

    Oui Sally, j’ai compris. Mais j’ai surtout compris que tu étais une fucking bitch en vrai parce que retirer 7,60€ à la maigre paye d’une stagiaire, c’est vraiment faire preuve de mesquinerie la plus totale !

    « Tu vois, les stagiaires, elles devraient même PAYER pour venir travailler ici, because it’s such a big privilege d’être chez SM Communikation. On leur apprend tout ici, je ne vois pas pourquoi on devrait en plus leur donner de l’argent... 230€ par mois, c’est bien suffisant... et c’est même too much !!! Anyway, je trouve qu’en France, on paie beaucoup trop les employés, qu’ils prennent trop de vacances, qu’on a trop de charges ... aux Etats-Unis, ce n’est pas comme ça...»
Pourquoi, mais POURQUOI POURQUOI POURQUOI Sally Mustang est-elle venue en France ? Pourquoi n’est-elle pas restée aux USA pour notre bien à tous ??????!!!
   
    Du coup, la grande blague de toutes les stagiaires c’était de tout faire pour envoyer les gens qu’elles n’aimaient pas en stage chez SM Communikation :
    « Dans ma promo, il y a une fille que je déteste. Elle cherche un stage, je vais lui dire de venir ici.»

    Dégoûtées de SM Communikation - voire du milieu de la com. en général - les filles qui sortaient d’un tel stage ne manquaient pas de faire une bonne mauvaise publicité auprès de tout le monde afin de faire connaître le caractère odieux de Sally Mustang... du coup, personne ne restait très longtemps... ce qui ne manquait pas de choquer cette dernière :

    « Mais ... I don’t understand why les stagiaires, elles restent toujours moins de temps que ce qu’il y a sur leur convention de stage ?... Pourtant, elles auront un travail après leurs études ! Et je suis le personne idéale pour leur apprendre de  le faire !!! Elles ne sont vraiment pas grateful... »

    Une fois, une stagiaire est restée 2 jours chez SM Communikation. Elle a été traumatisée par Sally (ou plutôt par ce qu’elle a vu de Sally) et n’a plus jamais voulu remettre les pieds ici. Il faut dire que cette fille là était un plutôt du genre coincé, donc il est bien normal que ce qu’elle ait vu l’ait choquée au plus au point...
En entrant dans le bureau de Sally, elle a trouvé cette dernière en pleine contemplation devant l'écran de son PC...  Lorsque Sally a vu la stagiaire, elle a tenté précipitament de fermer les fenêtres mais il était trop tard: la stagiaire avait eu le temps de voir les photos de l’écran... Sally Mustang ne savait plus quoi dire, la stagiaire non plus à part : « Ho pardon je vous dérange ! » avant de partir en courant.
   Elle avait eu le temps de voir des photos qui mettaient en scène Sally, Malvina et beaucoup d’autres personnes dans des positions... comment dire... qui ne laissaient aucun doute sur le fait que Malvina était définitivement une fausse blonde et sur le style d’épilation que Sally Mustang demandait à son esthéticienne tous les mois.
   
   D'ici à ce que les photos migrent du PC de Sally vers un site internet hébergé au Guatemala, il n'y a qu'un pas que seules une conduite morale exemplaire et une éthique professionnelle sans faille pourraient nous empêcher de franchir...

par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Mercredi 28 novembre 2007
Spike-dort-de-mani--re-ridicule.jpg
    8h du matin ce matin... mais c'est quand même trop tôt, même pour du Funkadelic...

    « Allo Spike c’est Jean-Patrick ça va ?
- Ouais ça va. Pourquoi tu m’appelles si tôt 'spèce de relou? Tu veux me tuer toi ! Ah mais p’têt tu veux encore m’inviter en week-end ? ☺ Ho lalaaaa !!! Mais t’es trop gentil toi alors !!!!
- Non désolé, pas cette semaine, sinon après tu vas t’ habituer - faut pas déconner non plus hein - une prochaine fois peut-être si t’es pas sage.
J’appelle au sujet de ton livre. Je voulais te dire… Heu... C’est nul.
- C’est nul ? Et pourquoi c’est nul ? Tu t’es réveillé ce matin et tu t’es dit que t’avais envie d’être pourri avec quelqu’un ? T’ as fait plouf - plouf et c’est tombé sur moi c’est ça ? Et tu me réveilles pour me dire ça ?
- Parce que j’aimerais bien que tu t’appliques un peu plus et que tu me fasses quelques chapitres un peu déjantés… un truc plus trash que tes histoires de sushis et de paquets cadeaux à la con tu vois… t’es mignonne mais on est pas là pour enfiler des perles hein. Fais un effort merde enfin quoi !
- … Mouais… Bon ok…  QUOI ? T’ OSES INSINUER QUE JE FAIS PAS D’ EFFORT ?
Bon … si tu veux… je vais trouver des trucs honteux à lui faire faire à cette vieille garce de Sally Mustang, t’inquiètes…
- Ouais parce que tu vois, hier soir, j’ai montré ça à mon pote Didier, et il a dit la même chose que moi…
- Parce que tu montres ça à tes potes maintenant ? Sans ME demander MON autorisation ? Jean-Patrick, je peux te dire un truc ? Non mais surtout tu le prends pas mal ok ?
Alors d’abord, sache d’une part que t’es vraiment rien qu’un pourri quand tu t’y mets (voilà ça c’est dit) et que d’autre part, je n’accepterai jamais aucune critique d’une autre personne que toi, et surtout pas d’un mec qui s’appelle « Didier ». Parce que « Didier », ça sonne un peu comme «Dégobiller » , donc c’est vraiment pas possible. Quand on a un prénom aussi ridicule que ça, on s’abstient de se mêler de ce qui vous regarde pas.
Tu m’aurais dit qu’il s’appelait Anthony, Christophe ou Matthieu, j’aurais trop rien dit, parce que ce sont des prénoms dignes et beaux… mais là… DIDIER !!!
Bon alors ton pote Didier mes boules, lui tu lui dis d’aller lire « Chasse & Pêches magazine » et de garder son avis pourri pour lui ok ?
Tu m’excuses 5 minutes, je vais vomir et je reviens.
- Mais Spike, t’es vraiment rien qu’une connasse tu sais ça ? Si ça se trouve, y’a des gens qui s’appellent Didier et qui te lisent ! Et ils pourraient même porter plainte contre toi s’ils voulaient, rien que parce que tu dis qu’ils ont un prénom ridicule !
Alors que c’est même pas de leur faute ! Tiens regarde : mon frère aussi il s’appelle Didier !
- Ouais mais ton frère j’en ai rien à foutre je l’aime pas, et lui peut pas me saquer non plus, donc je m’en tape. Et puis pardon, mais entre nous Jean-Patrick: vos parents, ils vous aimaient vraiment ?
Je veux dire : pour de vrai ? Vous avez été désirés et tout ça ? Non parce que pour appeler ses enfants Jean-Patrick et Didier, moi je dis qu’il faut avoir une certaine revanche à prendre sur la vie, détester ses futurs enfants ou vouloir leur en faire baver ! Enfin je dis ça comme ça hein… le prends pas mal surtout… Je sais que c’est pas de ta faute…
- BON MAINTENANT SPIKE çA SUFFIT T'ARRÊTES D'ÊTRE INSOLENTE ET DE T'EN PRENDRE À TOUS LES GENS QUI S'APPELLENT DIDIER OU QUI ONT DES PRÉNOMS RIDICULES MERDE!
T’es que méchante là ! Et toi aussi t’as un prénom de cactus qui ressemble à rien je te rappelle: en même temps ça te va bien parce que dès qu’on t’approche, si on sait pas te prendre tu piques. T’es de mauvaise humeur toi encore aujourd’hui!


C’est encore parce que tu dors mal à cause de tes poissons rouges c’est ça ? Y’avait plus de tarama aux foie de veau au Monop’ ? Tu viens de te faire plaquer ? Tu t’es cassé un ongle ?
EN TOUT CAS T’ES COMPLETEMENT RELOU QUAND TU ME PARLES COMME CA !!! HA BEN C’EST SûR QUE TU DEVAIS ETRE PLUS AIMABLE QUAND TU FAISAIS DU TELEPHONE ROSE HEIN !!! »

Moi je l’aime bien Jean-Patrick il est drôle.
Même si on se dispute au téléphone.
Même s’il me réveille trop tôt.
Et même s’il s’appelle Jean-Patrick.

Qui est - et je n’en démords pas - un prénom vraiment ridicule...

par Spike publié dans : My real life
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Lundi 26 novembre 2007
sushis-qui-puent.jpg    Vaste sujet que celui de la nourriture… ce que mangent les employés, ce que mange Sally Mustang …
    Les employés tout d’abord : ils ne peuvent surtout pas manger et ramener n’importe quoi, et surtout pas de nourriture qui sente quoi que ce soit parce que sinon, Sally hurle dans tout le bureau que « Le bouffe elle pue, mais QUI peut manger un truc pareil c’est horrible !» et que «Vous avez l’intérêt de allumer des bougies partout parce que y’a un client qui arrive au bureau dans 5 minutes, so je veux pas que ça sente le bouffe dans le bureau sinon YOU'RE FIRED!»

    Vous oubliez donc la bouffe asiat, la raclette, les sardines grillées, la brandade de morue, la pizza 12 fromages etc ...
A part du tofu bouilli, ou du tofu cru, je ne vois pas ce qui ne sent rien.
Bon ok, les sushis. Mais est-ce vraiment de la nourriture... si? Ha.

    Pendant des années, les serviteurs employés de Sally Mustang ont été obligés de manger froid même l’hiver parce qu’il n’y avait pas de micro-ondes au bureau pour faire réchauffer quoi que ce soit. Pas de four à micro-ondes (pas de tickets restaurant non plus, ça coûte de l'argent ça!)  obligés donc d’aller manger dehors.
Faites le calcul quand vous gagnez 1150€ par mois et que votre bureau se situe dans les quartiers bobos chics de la capitale où même un plat de coquillettes au beurre coûte 10€ !!!

    Alors vous me direz,  il y a aussi la possibilité de ne PAS manger : pas de nourriture = pas d’odeur de bouffe = régime à pas cher, parfait pour toutes les filles obsédées par l’idée de rentrer du 36... Mais à ce rythme là, personne ne tient très longtemps car tout le monde n’a pas forcément envie de ressembler à Nicole Ritchie , et ne possède pas un métabolisme de mannequin à savoir: être capable d'ingurgiter une demie carotte ou une rondelle de radis et de dire qu’elle n’a vraiment plus faim lorsqu’on lui propose un demi quartier de pomme pour le dessert.

    Cependant, par une rude matinée d’hiver, alors que le thermomètre affichait -15°, qu’un cinglant blizzard faisait rage dehors, et que les larmes des filles gelaient à même leur joues quand elles sortaient du bureau pour pleurer de rage et de désarroi sur le trottoir parce qu’elles avaient encore oublié une virgule et deux points à leur dossier de présentation - ce qui leur avait encore valu moult insultes et remontrances de la part de Sally Mustang - la question de l’acquisition d’un four à micro-ondes fut reposée à la réunion hebdomadaire du lundi matin.
La réponse attendue tomba une fois de plus, froide comme la pauvre sœur de Sally Mustang, décédée d’une overdose de mauvais crack une semaine plus tôt :

    « NON. Après, ça pue dans tout le bureau à cause de le bouffe qui chauffe. »

    Une mutinerie menaçait d’exploser, déjà des plans d'attaques germaient dans la tête des plus effrontées, mais Sally, voyant qu’on était toutes contre elle finit par céder, et le lendemain, nous avions au bureau un four à micro-ondes... que nous avons tout de suite inauguré en faisant cuire de la tartiflette dedans... (non, c'est une blague)

    Lorsque Sally mange au bureau, il faut aller lui chercher à manger, donc 5 ou 10 minutes avant ma propre pause, je lui demande ce qu’elle veut que j’aille lui chercher. En général, ça tourne toujours autour des même plats : saumon, poulet, salade, sandwich poulet-crudités de chez Paul.
Mais parfois, allez savoir pourquoi, la salade est infecte, ou le poulet « fucking disgusting » et il faut retourner le changer immédiatement.

    « Re bonjour, c’est encore moi… alors je reviens à cause du poulet, parce que ma folle de patronne le trouve complètement dégueulasse et voudrait savoir s’il serait possible, par hasard, de changer de morceau ? »

     La honte et l'humilation totale.

    Bien sûr, le temps que j’aille chercher le poulet, que je le ramène, etc…etc… il est 13h30, ce qui signifie que j’ai perdu une demie heure sur mon temps de pause... y'a des coups de poulets sur le crâne qui se perdent moi je dis...

    Parfois aussi, Sally n’aime pas ce qu’elle mange, mais ne me fait pas ramener la nourriture,  alors comme elle a horreur de "jeter le bouffe" et qu’elle sait qu’on est pauvre, elle fait acte de charité et nous lègue son repas. Un jour, avec toute la subtilité et la délicatesse qui la caractérisent, elle a dit à une stagiaire :

    « Tiens, tu veux mes sushis ? Ils sont vraiment dégueulasses mais j’ai horreur de jeter le nourriture, donc si tu veux je te les donne . Mais COMMENT peut-on OSER vendre un truc pareil ? Si  on est malade, on ira se plaindre hein ! Enfin moi je n’aime pas ça, mais peut être toi tu aimeras ? »

La stagiaire, choquée, n’en a pas voulu, puisque :

    « Si c’est dégueulasse pour elle, pourquoi ça ne le serait pas pour moi aussi ? Elle croit que je vais manger ses déchets ? Plutôt mourir de faim que de finir ses sushis ! Je suis pas son chien ! Et j’ai pas envie d’être malade non plus !!! »

    Et puis des fois, Sally est affamée, elle n'a pas mangé depuis des jours, elle mangerait le chien de Malvina si elle pouvait... et là, je me dois d'aller vite vite vite lui chercher de quoi la sustenter avant qu'elle ne tombe dans les pommes :

    « Bon, Darling… I am fucking starving...so il faut que tu ailles me chercher à manger sinon je vais m'évanouir là... j’ai pas mangé depuis hier, ça va pas du tout… bon… qu’est ce que je pourrais manger… quelque chose de bon… surtout que j’ai vraiment très faim là…
- ... tu veux un couscous ? un sandwich aux frites et à l’omelette ? Un truc qui cale bien ?
- Non, non, non... pas ça... attends, je vais réfléchir... »

    Au bout de 5 ou 10 minutes, elle a trouvé ce qui pourrait définitivement lui caler sa faim et m'annonce, triomphante:

    " HA JE SAIS ! Ramène moi 2 petits pilons de poulet et 1 mini pain au chocolat de chez Schnüprhfrer.
- ... Ha ben oui c’est sûr qu’avec ça tu vas être calée…
- HA OUI ! et aussi : un paquet de M&M’S jaune !
- … »


par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Samedi 24 novembre 2007
    Sally Mustang est très soucieuse de l'image qu'on peut avoir de sa société, et pour cela, elle doit faire bonne impression sur tout. C'est normal: quand on est à la tête d’une agence aussi prestigieuse, il faut renvoyer une image prestigieuse : coller les timbres bien droits et alignés au millimètre près sur les enveloppes, et ne jamais envoyer une lettre sans avoir auparavant écrit l’adresse sur une étiquette au logo de l’agence. Etiquette que l’on doit coller sur une enveloppe qui elle aussi possède le logo et l’adresse de l’agence.
Oui : Sally Mustang aime la redondance.

    Un jour, il a fallu envoyer une cinquantaine de sèche-cheveux à des journalistes. Et alors me direz-vous, des sèche-cheveux, ce ne sont QUE des sèches-cheveux?
Détrompez vous: ces sèche-cheveux là étaient des objets prestigieux. Du moins, il fallait faire tout comme.
Il ne fallait pas se contenter de les envoyer dans leur boîte d'origine non, mais faire comme s’il s’agissait de robes Balenciaga ou de bijoux précieux.
Ces sèche-cheveux, il n'étais pas question de les mettre directement dans une boîte en carton non, non, non, c'était des sèche-cheveux de luxe, donc il leur fallait un emballage luxe. Sinon comment vouliez-vous qu’on y croit ?
Pour moi, ces sèche-cheveux, c'était comme envoyer du mousson Fleury Michon dans une boite de foie gras, ou encore des Chocos Prince dans une boite Ladurée.

     Je fus donc en charge d’apprendre à faire des emballages « couture » avec des « plis couture » parce que :

    « Darling, Christian Lacroix quand il envoie une robe à une cliente, elle est emballée comme ça avec des plis couture et ça fait très chic tu comprends, donc tu vas me faire le même chose pour les sèche-cheveux.
- Heu… c’est quoi des plis couture ?
- Les plis couture, c’est très joli, mais c’est un peu compliqué à faire... regarde, tu prends du papier de soie... tu plies comme ça... comme ça... you see ! C’est so chic... et ensuite tu me feras tous les paquets cadeaux, c’est cool de faire les paquets cadeaux non? »

    Bien sûr que j’adore ça, d’ailleurs quand j’étais petite, je voulais faire Elfe du Père Noël pour l’aider à faire les paquets tellement je trouvais ça cool.

    Il est impossible, sans croquis, de décrire comment on fait des plis coutures avec du papier de soie, mais retenez juste que c’est TRÈS TRÈS TRÈS long à faire, surtout quand vous avez 150 boites à remplir, avec 2 couches de plis couture dans chaque. Quand en plus vous saviez que les filles qui allaient recevoir cette boite feraient voler les papiers de soie en pli couture que vous auriez mis 10 minutes par boite à confectionner... vous vous dites que c'est vraiment du gachis et du temps perdu. Mais dans la com, on ne lésine pas avec les apparences... c’est un aspect dont j’ai rapidement pris conscience rapidement en travaillant chez Sally Mustang : tout est uniquement dans l’apparence...

    Et non, les sèche-cheveux n'étaient ni en or, ni en diamants, c'était des sèche-cheveux. Point. Qui sèchaient bien les cheveux certes, mais pas de quoi en faire toute une histoire non plus.
Sauf chez Sally qui est une sorte de fée et qui possède ce goût du merveilleux qui rend chaque objet, même le plus banal, complètement unique, so glamourous et magique ...
Moi je dis: "merci de savoir nous faire rêver avec un sèche-cheveux".


     Une autre fois, c’était des bouteilles de champagne… pas de pli couture cette fois ci, mais l’obligation de faire chaque paquet cadeau de façon plus que parfaite, avec le ruban noué de façon parfaite aussi le tout au millimètre près, « SINON DARLING TU RECOMMENCES TU CROIS QUAND MÊME PAS QUE JE VAIS ENVOYER CE CHAMPAGNE EMBALLÉ COMME Ça! IT’S JUST A PIECE OF CRAP ! »

    Oui c’est vrai, après tout, c’était pas du Nicolas Feuillate qu’on emballait, mais le champagne de James Bond, donc il fallait faire dans le classieux. Papier noir, ruban noir, on aurait dit qu’on envoyait des mini-cercueils.
So chic en effet. Etouffez-vous avec votre champagne !

     Mais ma plus grosse erreur a été un jour de dire - je ne sais plus pourquoi d'ailleurs - qu’un de mes passe-temps, c’était de faire de la calligraphie.
Ce jour là, j’aurais mieux fait de dire que mes loisirs c’était de faire du shopping pour m’acheter les plus beaux outils de la Terre, réparer des voitures et démonter des postes à galènes avec, ainsi que faire des concours de celui qui est capable de manger le grand nombre de Pringles en une seule fois avec mes copains.


       « Bon Darling, j’ai quelques invitations à envoyer pour le lancement de notre champagne, il faut que ce soit fait à la main, mais avec une écriture spéciale, une plume spéciale etc… donc tu vas le faire, et en plus comme ça : j’ai pas besoin de payer une calligraphe professionnelle. »
Par « quelques invitations » traduisez : 50.
Quant aux 300€ économisés parce qu'elle n'avait pas à payer de calligraphe, c'était toujours ça de pris pour payer ses prochaines Louboutin.



     1ère étape : il fallait qu’elle choisisse l’écriture , je lui présentai donc plusieurs modèles d’écriture selon ce que j’avais l’habitude de faire. Elle me dit :

    « Tu sais pas écrire comme ça ? Ou plutôt comme ça ce serait mieux non ?
- Non, ça je sais pas faire, je ne suis pas une professionnelle je te le rappelle, et ça c’est difficile. J’appelle la calligraphe ?
- Non non non c’est très bien, tu vas faire celle là ça ira. MAIS TU T’APPLIQUES HEIN ? »
(oui parce que sinon quoi ? Je suis virée ?)

     2ème étape : lui montrer les modèles. Forcément ça n'allait pas... Donc il a fallu que je recommence.

    « Non pas celle là... ça va pas, ça dépasse... Peut-être celle là... Ho et puis finalement je préfère plutôt ce style là...
- Bon ok. Mais si tu veux, j’appelle la calligraphe et elle te le fera comme tu veux hein ?
- Non non non ça ira, et puis Darling la calligraphe c’est bien trop cher, je pense que si tu t’appliques un peu tu peux y arriver non ? »

Oui c’est ça, et supporter que tu me hurles dessus façon Mussolini.

    3ème étape : écrire les adresses en lettres gothiques avec la plume (10 minutes par enveloppe également) et monter dans son bureau pour chaque enveloppe afin de la lui montrer.

    « HA MAIS ENFIN Ça VA PAS DU TOUT C’EST FUCKING MOCHE L’ADRESSE Ça S’ÉCRIT PAS ICI MAIS TU FAIS N’IMPORTE QUOI C’EST COMPLÈTEMENT NUL ALORS ! ET PUIS LÀ ON VOIT LA LIGNE !!!! RECOMMENCE TOUT !!!!! MAIS T'ES VRAIMENT INCAPABLE OU QUOI!!!????
- OK. J’appelle la calligraphe ? Parce que moi je te le rappelle, c’est pas mon job, je suis pas une professionnelle, je fais ça de temps en temps, et j’ai pas l’habitude qu’on me hurle dessus quand je le fais, sinon c’est plus mon passe temps tu comprends ?
- NON T’APPELLES PAS LA CALLIGRAPHE ET TU T’APPLIQUES ENFIN C’EST QUAND MÊME PAS COMPLIQUÉ SI ???? !!!! »

     Ce qui à l’origine était un passe temps, et un moment de détente quand je le faisais chez moi, s’est transformé en un vrai calvaire, et plus ça allait, plus je lui montrais mes enveloppes avec la trouille qu’elle me les jette à la figure parce que ce n’était pas comme elle voulait.

    J’ai quand même fini par les écrire comme elle voulait ses enveloppes et ses invitations toutes pourries.

    Maintenant je suis traumatisée.
Dès que je vois des lettres gothiques, je fais une crise de nerfs ou j’ai subitement envie de vomir.

par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Mercredi 21 novembre 2007
dans-ton-Q.gif   
    Sur les blogs, il faut parler de choses correctes et éviter de dire du mal, afin de ne pas nuire à la réputation de chacun et de chacune (quand bien même le chacun ou la chacune aurait déjà une réputation de chacal worldwide.)

Je vous le dis parce que ça pourrait peut-être vous servir un jour. Ne faites pas la même bêtise que moi, ensuite vous risquez de vous retrouver en prison, et y’aura peut-être plus personne pour venir vous apporter des clémentines une fois que vous jouerez à faire "Prison Break" tout seul comme un pauvre.

    Quand je dis chose « correctes », ça ne veut pas dire qu’on a pas le droit de dire des mots comme «bite » ou «couilles » (qui ne sont pas des gros mots au demeurant, enfin tout dépend de ... enfin bref)
ça veut dire qu’on a pas le droit d’associer ces mots de façons négative à une personne nommée :

Exemple si vous dite : « Bernard Dumembre à une petite bite et en plus il n’a pas de couilles », Bernard Dumembre peut très bien, s’il le souhaite, vous attaquer pour diffamation.
Voilà.
Au contraire, si vous dites: "Bernard Dumembre a une bite énorme et une grosse paire de couilles", jamais il ne vous attaquera pour diffamation: fierté masculine oblige vous pensez bien.


    Mon avocat - qui est super sympa comme vous le savez - m’a dit avant que j’ouvre un autre blog :

    « Si tu dis des choses sur ton blog, tu dois toujours pouvoir en avancer la preuve, sinon, ça peut être interprété comme étant de la diffamation. »

    Autrement dit, vous devrez apporter des photos de ladite bite en question.
Ou sinon, vous pouvez dire : « Bernard D. » mais je pense que tout le monde il avait compris.
Encore que même là, vous n'êtes pas à l'abri, car tous les Bernard D. peuvent vous tomber dessus en se sentant visés personnellement parce que vous avez dit qu'ils avaient des petites bites.


    De plus, il y a des choses qui, dites à certaines personnes, peuvent être interprétées comme des insultes, du coup, il faut toujours faire bien attention là ce qu'on l'on écrit :

Exemple : prenons 2 êtres tout ce qu’il y a de plus normal (enfin presque):
mon ami G. et un clampin de base - avec option commercial chez Canigou ou Pampers - que nous appellerons par défaut J.F. parce que ça sonne bien pourri.
Si je dis :

« Tu joues du sax comme Kenny G. », et bien G. prendra ça comme une insulte et boudera au moins pendant 8 mois...

Si je dis la même chose à J.F. , 2 solutions : soit il est enchanté parce qu’il adore Kenny G., qu'il aime la musique qui swingue, et que c’est son dieu ... soit il me regarde d’un air hagard en me disant :
« Beuh qui cé Kenny G. ????»
Mais dans les 2 cas, J.F. restera toujours votre ami (si toutefois vous tenez à garder un crétin pour ami)


    Si je dis à G. qu’il est aussi beau et intelligent que Benjamin Biolay, il le prendra AUSSI comme une insulte… (ce qui fera donc 16 mois sans se parler... pppffff....)

Si je dis la même chose à J.F., ce dernier me remerciera pour le compliment, se prendra pour une vraie vedette, remettra sa mèche de cheveux en place, et me roulera une pelle pour me remercier.
Sauf que je dirai non bien entendu.
Merci mais moi j’embrasse pas les crétins fans de Kenny G. et de Benjamin Biolay.


    Conclusion : G. est un garçon exigeant et difficile à complimenter. J.F. n’est qu’un gros nase.

    Pour prendre un exemple personnel, la première personne qui, pensant me faire un compliment de haut vol me dit :

    « Spike, je trouve que tu as au moins autant de classe que Caroline D. » se prend mon vélo et mes bracelets cloutés en diamants dans la gueule.

G. et moi avons ceci en commun (en plus de notre susceptibilité et notre passion pour les morceaux qui ont 5 bémols à la clé): nous acceptons difficilement les compliments.


    Autrement, on n’a pas le droit non plus de dire des choses comme:

    « Stephane S. mon boss me fait penser à Himmler, c’est la gestapo dans ce bureau. En plus il a la même moustache qu’Adolph, ce type me fout vraiment la trouille. Quand il parle à son collabo, Guy-Georges, on s’attend toujours à ce qu’il fasse ensuite une raffle dans notre bureau pour nous voler nos rations de Kit-Kat et nos gâteaux à la myrtille. »

    Si vous dites ça et que par malheur, Stephane S. tombe sur votre prose et se reconnait, il a le droit de vous trainer en justice pour diffamation, parce que c’est très mal vu de dire que quelqu’un vous fait penser à un SS – et pas uniquement à cause de ses initiales -  car dans le langage courant, ce mot est devenu une insulte, au même titre que « Enculé », ou « Sac à vomi plein de merde » ou «Sale impuissant à la mini-bite».

    Sauf que traiter quelqu’un de « S.S », c’est même pire que de le traiter d’enculé.

    Dans une phrase comme celle-ci, qui, grammaticalement parlant n’est pas mauvaise, on évitera aussi d’utiliser les mots « collabo » et « raffle » qu’on préfèrera remplacer par « collaborateur » ou "collègue" et «descente».

    C’est plus joli.


    En revanche, si vous dites :

    « Stephane S. mon boss, me fait penser à Nikos Aliagas de la Star Academy. Il raconte les même blagues que Franck Dubosc et Lagaff, en plus il parait qu’il a un gros engin, et qu’ à côté de lui, Tom Byron c’est de la rigolade. Parfois, il me propose de me ramener chez moi dans sa Porsche Cayenne, mais je dis non tout le temps, parce que j'ai peur. »

Personne ne vous dira rien.

De plus, Stephane S. s'il tombe sur cette phrase lui étant destiné pensera:

       " Elle trouve que je suis super canon, que j'ai un charme fou et un humour qui dépasse tout ce qu'elle a déjà entendu pour le moment. Elle fantasme sur moi et elle aime les gros engins, mais elle est beaucoup trop timide pour me dire oui. Elle est vraiment charmante... et en plus elle est déjà folle de moi."

    Pourtant, je trouve que cette phrase est particulièrement insultante : en effet, elle est pleine de vulgarité, puisque vous avez les mots « Nikos Aliagas », « Star Academy », « Franck Dubosc », «Lagaff’» et « Porsche Cayenne » , ce qui fait beaucoup.

    Si un jour Stephane S. arrive au bureau en reniflant beaucoup et qu’il a l’œil gauche plein de sang parce que les vaisseaux sanguins ont tous pété à l’intérieur, n’allez surtout pas colporter :

    « Je pense que Stephane S. se drogue et se fout de la coco plein le nez, parce qu’il a l’œil explosé et qu’il renifle de façon bizarre en permanence alors que pourtant on est pas en hiver.»

    Malheureux !!!! Vous avez réellement l’esprit mal placé… alors à moins que vous ne l’ayiez surpris dans les toilettes en plein délit de sniffage de rail sur le bord du lavabo et que vous ayiez eu le temps de dégainer votre appareil photo pour le prendre en flagrant délit, arrêtez vos médisances et dites plutôt :

    « Je trouve qu'il est lamentable de faire des généralités et de dire que dans le milieu de la mode, de la pub et du show bizz, tout le monde se drogue. Ce n'est pas vrai. Et surtout pas Stephane S. qui est blanc comme de la coke pure neige.
Je pense que Stephane S. a attrapé un méchant rhume le pauvre, en plus, il doit être allergique aux chats, d’où son œil rouge. Je m'en vais de ce pas à la pharmacie quérir des médicaments appropriés afin de hâter sa guérison.»


    Enfin, on n’écrira pas non plus :

    « J’ai une copine qui m’a dit qu’elle avait vu Stephane S. la dernière fois qu’elle est allée au No Comment, et même qu'elle l'a vu faire des trucs avec plein de filles en même temps, et même des garçons,  et même que ma copine m’a dit qu’il avait une petite bite et qu’il était éjaculateur précoce. Après elle a même vu des photos de lui qui circulaient sur internet, et elle a écrit "Stephane S.= gros coké qui va dans les boites échangistes" à l'intérieur de la porte des toilettes des filles et des garçons au bureau.»

    Car à moins que votre copine vous ait fourni des photos pouvant appuyer ses dires, ou qu'elle vous donne le nom du site où elle a vu ces photos, et que toutefois, on puisse bien mettre en évidence que ce soit Stephane S. (ou sa bite, ou les deux) qui sont sur les photos, oubliez tout de suite d’aller le raconter sur votre blog dès le lendemain sous peine de poursuites.
Même si vous savez que votre copine n’est pas une menteuse et même si elle fréquente le No Comment.

    Donc même si les gens vous croivent sur parole (Non Richard, ce n'est pas encore une faute, je me mets au niveau de gens qui croivent qu'on dit "qu'ils croivent" et que c'est le verbe "croiver" parce qu'ils ont arrêté l'école en CE1, et le prochain qui me reprend sur des fautes de grammaire, je lui fais copier tous les verbes du 3ème groupe au subjonctif présent et imparfait 134 fois) il faut tout de même apporter des preuves. Tangibles.


    Voilà. J’espère que vous avez bien retenu la leçon et que vous vous en souviendrez la prochaine fois que vous voudrez dire du mal de quelqu’un qui pourrait se reconnaître en lisant votre blog.

par Spike publié dans : Des fois c'est n'importe quoi
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Lundi 19 novembre 2007

bigbrother.jpg    Après sa giga-teuf organisée grâce aux talents de Dracula, de chez GLLOQ Productions, Sally Mustang avait décidé de partir pendant une semaine avec Malvina Louviou.
Lorsque Sally part en déplacement, on pourrait croire que c’est un peu les vacances au bureau… mais pas du tout.
Qu’elle soit au bout du monde, dans l’avion, sur un bateau, sur la plage, n’importe où sur cette foutue planète: Big Brother is still watching you !
Et ça se passe toujours de la même façon :

    A 10h01, le téléphone sonne :
« Oui c’est moi, tout le monde est là ? passe moi Joséphine.
- Heu… elle est pas encore arrivée là… tu peux rappeler plus tard ?
- QUOI ???? MAIS IL EST 10H02 !!!! ELLE N’EST PAS ENCORE AU BUREAU !!!!!! Bon, passe moi Sophia.
- Ben… le problème c'est qu' elle est en ligne… je lui dis de te rappeler quand elle raccroche ?
- DIS LUI DE RACCROCHER RIGHT FUCKING NOW ! JE VEUX LUI PARLER !!!! »

    Bien sûr, Sophia, n’est pas là non plus… donc, obligée d’inventer que « Oui mais là elle peut vraiment pas raccrocher parce que tu comprends, elle est ligne avec Marie-Kate Olsen, et que c’est pas poli si elle lui raccroche au nez, mais bon je lui dis de te rappeler dès qu’elle a fini hein ! »

    Le soir, à 18h59 , même chose :
« Oui c’est moi, passe moi Claire !
-    Ha c’est bête, elle vient de partir en rendez-vous il y a 1 heure !
-    Ha bon? avec qui? J'étais pas au courant! Bon alors passe moi Solange !
-    Ben… en fait, elle est avec une journaliste là, elle peut te rappeler demain ?
-    HA MAIS FUCK ! Y’A JAMAIS PERSONNE QUAND J’APPELLE ! Bon, et puis tu n’oublies pas de me faxer les Do List surtout, je veux checker tout ce que vous avez fait aujourd’hui.
-    Oui oui  c’est ça… »

    Sally Mustang est donc partie avec Malvina pour une somptueuse croisière sur un yacht, en Croatie. Nous pensions avoir enfin mérité notre tranquillité... sauf que grâce à SFR, même paumé en pleine mer Adriatique, ton patron peut encore t’appeler pour te rappeler qu’il n’est pas si loin que ça…

    C’est ce qui doit s’appeler le progrès sans doute. Moi je dis bravo.

    « Allo Darling c’est moi ça va? (en fait elle s'en fout mais c'est juste pour dire ça) Bon il faut que tu fasses quelque chose pour moi là, j’ai besoin que tu nous réserves un hôtel pour Malvina et pour moi.
Tu vois, là on est pas loin de la côte, et pour ce soir, il nous faut un endroit où dormir…
Je te donne le numéro d’un hôtel super génial où Malvina veut aller, so tu les appelles pour nous ok ?»

    Imaginez un peu : elle en Croatie, moi à Paris, et il faut que j’appelle cet hôtel qui doit se trouver à 10km de leur bateau, tout ça parce que cette paire de connes a la flemme de le faire !!!!

    Du coup, c’est ce que je lui dis :
« Mais… ce serait pas plus simple que tu appelles toi même ?
-BON ÉCOUTE JE TE PAYE POUR ÇA IL ME SEMBLE ? SO JE VEUX QUE TU APPELLES ? DO IT NOW!!!!»

    Ah oui, j’oubliais… je suis non seulement payée une misère, mais en plus, je dois organiser ses propres vacances… d’ici à ce que je me mette à faire ses valises et celles de Malvina et que je garde leurs gosses -ou pire : son chien Bleno - il n’y a qu’un pas… Ha mais non elles n’ont pas d’enfant heureusement pour moi... et pour eux les pauvres !

    Donc j’ai appelé cet hôtel à Split… qui bien entendu était complet. C'était prévisible, étant donné que je les prévenais 2 heures avant et que nous étions en pleine saison touristique...
Sally Mustang devait sans doute penser qu'elle était aussi populaire que Scarlett Johansson ou Madonna (du reste, elle n'arrête pas de dire que Madonna la copie tout le temps... Sally Mustang mégalo??? naaaaan!!!!!)  ce qui lui donnerait le droit de tout avoir sur le champ et d'exiger que le personnel d'un hôtel se plie en 4 pour elle et Malvina, mais les pauvres hôteliers Croates - ces chanceux - ne connaissaient même pas Sally!

    « Allo Sally ? dis à Malvina que je suis désolée, mais que son hôtel est complètement complet. Pourquoi elle a attendu le dernier moment pour réserver si elle savait qu'elle voulait aller dans celui-ci depuis le début?
- Parce qu'en ce moment Malvina est très fatiguée... tu sais, notre fête d’il y a 2 jours... c’était sooooo exhausting... et c'est d’ailleurs pour ça qu'on est en vacances d'ailleurs, pour qu'elle se repose et moi aussi.
HO !!!! MAIS C’EST FUCKING PAS POSSIBLE  POUR L’HÔTEL !!!! TROUVES-EN NOUS UN AUTRE TOUT DE SUITE, ET ME DIS PAS QUE TOUT EST COMPLET!!!!! »

    Heureusement – et une fois de plus – je fus sauvée par l’existence d’Internet. Avant, je sais pas comment on faisait pour trouver un hôtel en 10 minutes dans un autre pays …
Je trouve une liste, je les appelle un par un… complets.
Je n’allais pas lui faire l’affront d’appeler un camping ou un B&B voire un hôtel 1 ou 2 étoiles... mais je le fis quand même, juste au cas où. Si jamais elles étaient dehors cette nuit, Sally aurait été capable de me virer pour ça dès son retour. (cela dit, je m’en fichais sincèrement...)

    « Allo Sally, tout est complet je suis désolée. A part quelques hôtels 1 ou 2 étoiles que j’ai appelés juste au cas où pour que vous ne soyiez pas dehors cette nuit…
- NON MAIS DARLING TU N’Y PENSES MEME PAS ! Moi et Malvina on ne va QUAND MEME PAS dormir dans un hôtel 2 étoiles!!!!!!! Et pourquoi pas une camping tant que t'y es? DÉBROUILLE TOI ! TROUVE NOUS UN MINIMUM 4 ÉTOILES !!!... »
 
    Finalement, complètement navrée, je continuai de chercher… sûre de ne rien trouver… lorsque le téléphone ressonna.
C’était elle bien sûr.
Juste pour me dire que finalement, elles avaient trouvé quelque chose en arrivant, et que ce n’était plus la peine que je cherche un hôtel.

    Oui oui : tout ça pour ça.

    Question : je me mets sous Prozac tout de suite? Je démissionne quand elle rentre?
Y'a-t-il un tueur à gage dans les parrages ?

par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Samedi 17 novembre 2007
chui-trop-triste.jpg    Un lecteur que je n’ai pas le plaisir de connaître personnellement m’a laissé ce commentaire dans un de mes précédents billets:

« Personne ne pourrait être assez génial pour inventer de toutes pièces un personnage aussi calamiteux. Sauf le respect que je te dois .»


    Mon cher Draleuq – je te tutoie aussi hein, puisque tu t’es permis de le faire en premier - bien que je te croive complètement quand tu me dis que tu me respectes (c'est d'ailleurs ce que m'ont dit tous les mecs qui ont refusé de coucher avec moi... Je te dis pas comment je suis respectée comme fille...) sache que tu me plonges cependant dans un désarroi et un chagrin profond.

    Et qu'en ce moment même,  je pleure des larmes toutes rondes comme celles de la dame sur la photo.


    Insinuerais-tu donc que je ne suis pas une menteuse? Tu penses que je dis tout le temps la vérité?
T'as déjà vu une fille qui disait tout le temps la vérité toi ?
Ben non, pour la bonne raison qu'une fille qui dit tout le temps la vérité, c'est comme alto qui joue juste: ça existe pas.
Tu crois que je n’invente rien parce que tout ça c’est du vécu? Tu insinuerais donc que sur terre, il existerait des gens «aussi calamiteux » que Sally Mustang?

    Ho mon Dieu-en-qui-je-ne-crois-pas-car-je-suis-rien-qu'une-mécréante-de-bas-étage, mais c’est tout affreux !!!!!!!

    Et par là-même, tu insinues surtout que je ne suis pas géniale, et là, ça me fait vraiment de la peine ; mais en vrai Draleuq, de la peine, t’en fait surtout à mes parents, parce qu’ils lisent mon blog figure-toi, et que jusque là, ils étaient persuadés que leur fille était géniale. Et là, et bien leurs illusions s’effondrent.

Draleuq t’es cruel sur ce coup là. T’aurais juste pu m’envoyer un mail perso pour me dire ça, au lieu de le mettre en commentaire... enfin maintenant c’est trop tard, plus personne ne pense que je suis géniale, même pas mes parents.

    Tu vois, mes parents ont toujours pensé que j’irais au bout de mes rêves, là où la raison s’achève, c’est même ce que je leur ai dit, le jour où j’ai entendu pour la première fois Jean-Jacques Goldman le beugler chanter, et même que mon père m’a dit : «Ma fille, t’as bien raison : où que ce soit, vas y.»

    Mon premier rêve, c’était de devenir danseuse.
Oui mais attention, pas n’importe quelle danseuse : moi je voulais être Danseuse au Forty Deuce à Los Angeles ou Vegas. Uniquement.
A côté du Forty Deuce, le Crazy Horse et compagnie, c'est Pipeau & Mollo font du ski.


    Si tu sais pas ce que c’est que le Forty Deuce parce que t’as une culture négative, tu peux aller voir ici, et aussi ici , ou encore
Je conseille aux garçons sensibles de ne pas regarder ces videos, ça pourrait les énerver, surtout s'ils sont déjà à l'étroit dans leur boxer short.
(m'en fous, j'aurai prévenu)


    Donc ce rêve, c’était celui de ma vie. Sauf qu’il s’est effondré le jour où j’ai débarqué à Los Angeles pour passer le casting.
Quand je suis entrée dans la salle de répétition pour le casting présidé par Ivan Kane et Champagne Suzy, il y avait des tas d’autres filles, dont le rêve était aussi de devenir danseuse au Forty Deuce.
Moi qui croyais que mon rêve était unique, tout comme la rose du Petit Prince, je vous raconte pas ma déception : tout pareil que quand le Petit Prince se retrouve dans un champs où des tas de roses lui parlent, et qu’il est ultra déçu parce qu’en fait, il se rend compte que sa rose n’était pas la seule au monde.

    Et bien moi c’était la même chose. Sauf qu’en plus, les filles qui étaient présentes, et bien elle étaient sublimes.
Et surtout, elles dansaient comme des reines.

A un moment, l'une de ces filles s’est approchée de moi et m’a demandé ce que je venais faire ici. Quand j’ai dit que je venais pour passer le casting, comme elle, elle m’a regardé en rigolant et m’a dit que je n’avais aucune chance, donc je ferais mieux de rentrer chez moi.

« Ah oui ? et pourquoi j’ai aucune chance ? » j’ai dit
« Ben regarde toi ma pauvre, tu ressembles à rien et en plus t’es gaulée comme du raisin.
Jamais tu pourras faire danseuse. Ni au Forty Deuce, ni ailleurs. »

    Du coup, j’ai remballé mes affaires, je suis même pas allée demander un autographe à Carolina et Tracy, et je suis repartie direct en France.

    Et c’est pas la peine de vous moquer en disant que ça valait bien le coup que je prenne un billet Los Angeles-Paris pour ça hein, parce que moi j’en connais qui font Paris – Miami pour le week-end juste pour aller voir en vrai des mecs qu’elles ont chopé sur Meetic hein...

    Mon premier rêve brisé à tout jamais, 2 jours après, j’en ai eu un 2ème.
Et ce rêve, c’était de devenir écrivaine. Comme Margaret Mitchell, Simone de Beauvoir, J-K Rowling (dont tu ne t’es jamais posé la question Draleuq, si elle avait ou non inventé Harry Potter et Dumbledore ...) ou encore le talentueux Guillaume Musso, qui lui est écrivain par contre, puisque c’est un garçon et que le mot écrivain s’accorde.

    Depuis, j’écris sans relâche, sans peur et sans reproche, et nul ne pourra m’arrêter : pas même le vent, ou la tempête, pas même la pluie qui fait des claquettes, ni le froid, la nuit, ou les huissiers qui débarquent devant ma porte tôt le matin juste à l'heure où les honnêtes gens s'en vont travailler, ainsi que les personnes qui portent plainte contre moi, ou encore les enfers déchaînés parce que Maximums Decimus Meridius en a ordonné le signal.
Non: rien ne m'arrêtera.


    Draleuq, je suis navrée de te le dire aussi brusquement, mais avec tout ça, tu viens de me gâcher mon week-end.
Et à cause de toi –entre autres- je me suis levée ce matin, samedi, à 5h du mat parce que j’avais des frissons, qu’il faisait 8° dans ma chambre et que des papillons gros comme des chauves-souris vampires m'attaquaient . (en rêve hein, pas pour de vrai : avec ce froid – et c’est l’un des avantages du froid – le papillon ne survit pas : le papillon hiberne. Le papillon n’est plus. Le papillon meurt. Et moi je jubile.)

    Tu vois, je suis une fille (je te jure que c’est vrai, si tu veux je t’envoie ma photo pour te le prouver) Et j’ai un blog.
Et chacun sait que la plupart du temps, les BdF (mais non, pas la Bibliothèque de France idiot, BdF ça veut aussi dire « Blog de Filles » patate) c’est le pays de Candy: on s’amuse, on pleure, on rit - on dit beaucoup de mal aussi - il y a des méchants et des gentils, mais pour sortir des moments difficiles, avoir des amies, c’est très utile, parce qu’on va se remonter le moral en buvant des gluttes et des Perroquets au PMU du coin, ou en faisant une orgie de Macarons Pierre Hermé et de thé Mariage Frère jusqu'à plus pouvoir fermer les boutons de notre jean slim taille 36, mais tout dépend de la classe des amies en question, selon que t’es « Femme du Monde » ou « Fille du Trottoir » tu vois.
    Après on discute maquillage et pâturage, coiffures et confitures (Hédiard, pas Andros ou Materne steuplait) , garçons et champignons, et on reconstruit les rêves que la vie nous a enlevés et brisés. On consomme aussi beaucoup de Tartes au Citron, de suhis, de bonbons et de kleenex (parce que les filles, ça aime que les sushis, les bonbons et les tartes au citron et qu’en plus ça pleure) et pendant l’espace de quelques heures, nous suspendons le temps avec les fils de notre mièvrerie superficielle...
Quoi ? c’est pas ça avoir un Blog de Fille ?
On m'aurait donc menti là dessus aussi???????


    Bon ok... il est vrai que le mien de parle pas vraiment de tout ce qui est cité ci-dessus (sauf peut-être en ce qui concerne les champignons, mais bon) mais moi dans ma tête, pourtant, je suis une vraie pétasse, je te jure.
Et même que je vais aux soirées WiiFilles avec mes copines. Déguisée en pute.
Est-ce que c'est une preuve suffisante ou pas?

    Draleuq, le fait que tu me dises que dehors, il existerait « peut-être » - car je n’en ai pas encore la preuve – des personnages aussi bêtes et odieux que Sally Mustang me chagrine profondément, car sache que je l’ignorais.
Je ne pensais pas que le monde du travail était à ce point dur et cruel pour certaines personnes. Je pensais faire de la fiction. Je pensais être une fille géniale. Je constate et j’admets aux yeux du monde qu’il n’en est rien.

    Tu vois, moi je ne peux pas comprendre car je ne travaille pas. Et je gagne un max de fric en en faisant le minimum. De chez moi en plus. Dans de telles conditions, pourquoi j’irais me faire chier à aller bosser à l’usine dès 7h du matin comme la plupart des gens, hein ?
Je pense que tu ne vas pas me contredire là dessus...

    Et sinon, à part écrire, je passe mon temps à regarder des séries que je télécharge illégalement sur internet, à jouer avec mes 5 consoles de jeu sur ma télé géante à écran plat, à lire GlamourBibaJazzMagCosmo, à me droguer, et aussi à dépenser tout mon pognon dans les Ventes Privées et autres trucs débiles et futiles.
Et sinon, j’ essaie aussi de raconter des mensonges sur mon blog.
Sauf que toi tu débarques, et tu me dis que ça prend pas avec toi. Que je ne peux pas raconter de mensonges. Tu insinues donc que je suis franche et honnête?
Je suis anéantie.
Pour ne pas dire décimée.
Même pas tu me trouves un petit côté bitchy? Non? Non? Allez, cherche bien steuplait... avec tous les efforts que je fais...

ça y'est, avec tout ça, j’ ai besoin de retourner dans mon monde parrallèle: Golden Teacher au secours!!!!!!

    Draleuq, ce weed-end, je vais faire un goûter Belle au Bois Dormant toute seule finalement. Sans mes copines, parce que je suis sûre qu’elles sont pas aussi minées que moi tiens.

Tu m’as trop déprimée.

    Allez, je vais me mettre sous perfusion de choucroute et d’Häagen-Dazs et ensuite, je vais dormir pour toujours. Et je mettrai un panneau « Il est strictement interdit aux Princes Charmants de tous horizons de me réveiller. Laissez-moi s’il vous plait ».

    Heu... Toutefois, tu peux faire une tentative, si jamais tu remplis les critères suivants, à savoir :

    T’es un prince charmant sympa, pas trop nase, pas trop laid, pas trop con non plus - mais steuplait, t'évites quand même d'avoir fait une école de commerce, parce que là, ça m'étonnerait quand même que je puisse te supporter toi et tes potes qui se la racontent -  que t’as pas une sous-culture de merde, et que tu trouves pas que Jean-Marie Bigard est un mec génial et trop drôle, que tu portes pas de mocassins à glands, que t’écoutes pas 113 ou Kenny G., que tu râles pas parce que je ne sais pas repasser et que j'écoute du Prince et du Keith Jarrett (mais pas les 2 en même temps, je te rassure), que tu sais faire le ménage et les courses sans que t’oublies d’acheter des Pringles, du chocolat à la pâte d’amande, du Coca 0 et des Bounty, que tu vas pas me parler de politique ou de sport, critiquer mes frangins, mes copines, mes copains, et le pull que je mets pour trainer à la maison depuis que j’ai 17 ans, et surtout, surtout, surtout: que t’as beaucoup, beaucoup, beaucoup, le sens de l’humour.

    Si t'as pas au moins toutes ces qualités, (et tu noteras que j'ai pas mis qu'il fallait que tu sois riche hein) t'es gentil mais tu me laisses dormir, merci.

    PS: une petite précision: si tu me dis que tu remplis tous ces critères mais que tu m'annonces juste après m'avoir réveillée que tu es joueur de bombarde ou d'accordéon diatonique, je suis désolée, mais là je me rendors direct.

par Spike publié dans : Des fois c'est n'importe quoi
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Mercredi 14 novembre 2007

    Previously on « Jungle Boogie » : Sally Mustang veut organiser une giga-teuf pour fêter ses 3 ans de PACS avec Malvina La Vilaine, et charge sa P.A (Personal Assistant) de lui trouver un Chihuahua et le sac à main qui va avec...

    Sur internet c’est bien, on trouve tout. La preuve, en moins de 5 minutes, j’ai trouvé :
« A vendre Chihuahuas, neufs ou d’occasion ». C’est drôle cette façon de parler des animaux comme on parlerait d’une voiture non ?...
J’appelle Sally :
« Tu préfères avoir un chien neuf ou d’occasion? et tu as une préférence pour la couleur ?
- QUOI ? Mais tu ne penses quand même pas que je vais offrir à Malvina un chien d’occasion qui aurait déjà servi !!!!! Trouve-moi n’importe quoi de neuf, mais joli. Si possible assorti au sac à main. Et ne va surtout pas me chercher un chien à la SPA !!!
- Alors j’achète d’abord le chien ou d’abord le sac à main ? Le chien peut-être ? Le sac à main il est dispo en plusieurs couleurs, mais le chien peut être pas... remarque, au pire, tu peux toujours le teindre...
- Qui ? le sac à main ou le chien ? Ah oui c’est vrai... et appelle les magasins Gucci, Chloé, Prada, Dior, pour savoir ce qu’ils ont en sacs pour mettre des petites chiens dedans, et quelles couleurs ils ont, c’est important... je veux que le chien soit assorti au sac. C’est beaucoup plus chic !
- C’est certain... et tant qu’on y est, tu veux pas que je commande un petit manteau Gucci pour le chien ? Un truc en fourrure, en cachemire ou bien en encore mieux: en cuir ? pour qu'il soit aussi assorti à vos parties fines???
- Ho yes, that’s an excellent idea ! Et puis tu iras me chercher un collier chez Cartier aussi.
- Pour Malvina ? une chaîne avec des clous et du cuir?
- MAIS NO ! YOU FUCKING IDIOT ! IT’S FOR THE DOG ! »

    J’adore les conversations qu’on a Sally Mustang et moi... on parle de choses vraiment importantes toutes les deux, ça me fait plaisir, j’ai le cerveau qui ramollit un peu plus chaque fois qu’on débat de choses aussi intelligentes que celles là... j’adore.

    J’ai trouvé quelques sites où l’on pouvait se procurer des chihuahuas, mais c’était chez des particuliers. Et certains habitaient en dehors de Paris. J’ai quand même contacté les propriétaires pour avoir des photos, des renseignements, connaître aussi le prix.
Après moult refus de la part de Sally (trop grand, trop vieux, trop moche, pas assez cher, trop de poils etc ...) je suis  tombée sur cette annonce :

    Bonjour,
A réserver d’urgence : deux petits mâles poil court, noir feu et un peu de blanc, Papa lof très bonne lignée et d'ailleurs porteur de couleur rare (chocolat, bicolore, tricolore et bleu), les bébés seront vendus non lof, car destiné à la compagnie, poids adulte estimé à moins de 2 kilos.
Maman tat (ppf236), les chiots partiront avec un certificat de bonne santé établie par le véto, pucé, primo vacciné, vermifugé et sociabilisé, avec leur kit chiot.
Mise à prix : 1200€.
Curieux et pas sérieux s'abstenir, les chiots partiront uniquement dans une bonne famille.


    Personnellement, c’est la dernière phrase qui m’a interpellée : Sally Mustang et Malvina Louviou constitueraient-elles ce que l’on peut communément appeler « une Bonne Famille » ???
Je soumettai l’annonce ainsi que la photo à Sally. Cette dernière applaudit de joie en disant que c’était « Exactly le chien qu’il me fallait pour Malvina !!!! »
Et les 1200€ ne l’arrêtaient pas.
Et le fait que le chien soit à Nice non plus... puisque c’est moi qui serait chargée d’aller le récupérer...

    « Darling, tu appelles tout de suite les propriétaires de le petite chien, tu dis que tu le veux le plus rapidement possible, je paye cash s’il le faut, et ensuite, tu prends un avion pour aller chercher le petite chien, et tu le rapportes avec toi. »
- ...
- De plus, tu te renseignes bien sur sa couleur, et tu vas cet après midi m’acheter une grande sac dans une des boutiques que je t’ai parlé, et tu te renseignes pour savoir dans quelle année on est pour le nom des chiens. »

    Globalement, même si elle s’exprimait très mal, j’avais quand même tout compris.
Une recherche rapide m’apprit que cette année était l’année des « B », et quelques coups de fils dans les boutiques de luxe ont pu me renseigner sur le type de sac que j’allais tout de suite aller pouvoir aller chercher. Le choix de Sally Mustang se porta sur un cabas Chanel marron dans lequel le futur chien allait se noyer parmi le fatras de Malvina.

    La semaine suivante, j’ai pris un vol Paris – Nice et je suis allée chercher le chien. J’ai payé cash comme si j’achetais de la drogue, et je suis repartie avec cet affreux petit animal qui ressemblait plus à un mogwaï croisé avec un ver de terre qu’à un chien. C'est fou ce que la nature peut parfois engendrer...
Et puis comment pouvait-on dépenser autant d’argent pour un truc pareil !

Enfin moi c'est normal, je ne pouvais pas comprendre, je gagnais juste de quoi nous nourrir moi et mes 12 chats.

N'empêche qu' il était vraiment laid ce chien.
Pour ne pas dire horrible.
Voire complètement atroce.

    Sally Mustang avait trouvé un nom qui commençait par « B » puisque c’était l’année des « B ». Elle a hésité entre « Brutus », « Belphégor » et « Bullit » et a finalement opté pour « Bleno ».

    « COMME LE CHANTEUR DU GROUPE PRÉFÉRÉ DE MALVINA !
- Pardon, mais je ne dois pas avoir ta culture musicale, donc je ne vois pas du tout de quel groupe tu parles...
- MAIS SI !!!! U2 !!!!!!!
- Ha oui. Bleno. Ouais t'as raison. »

    Tu parles d’un nom pour un truc pareil... en même temps, plus je le regardais, plus je trouvais que ce nom lui allait très très bien.
J’éprouvais un réel sentiment de dégoût en regardant cet animal. C’est possible d’aimer une chose pareille ?
Mais Malvina allait l’adorer c’est certain, il fera joli dans son bureau et dans son sac.

    Et puis il avait coûté une fortune, ne l’oublions pas. Donc c'était forcément un chien de qualité.


par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Lundi 12 novembre 2007
Alice-au-Pays-de-la-drogue.jpg
    Samedi matin, après quelques heures de sommeil, direction les boutiques de champis. C’est drôlement plus simple d’aller se servir dans des frigos que de les ramasser dans les champs, avec des vaches vous foncent dessus toutes les 5 minutes.
Moi je dis qu’ils ont de la chance en Hollande.

    Le monsieur de la boutique me demande si je connais et si j’en ai déjà pris. Je dis oui, et là il semble rassuré pour moi et me tend la carte des effets de chaque marque de champis.
Finalement, je prends une boite de « Golden Teacher », et le monsieur me félicite en me disant « Excellent Choice ! They are really good ! » ensuite, il nous met en garde en nous disant que quand même, si ça va pas trop bien, on doit prendre un petit chocolat et tout ira mieux, de puis de toute façon, on en a pour 3 heures tout au plus.
Nous prenons en plus des champis des feuilles parfumées à la noix de coco et à la fraise, une boite à cocaïne neuve pour Jean-Patrick, des pilules aphrodisiaques et un mini-gode vibrant de poche pour ma belle-sœur (celle qui est coincée du Q et qui m’aime pas) et on s’en va, direction le Burger King d’à côté pour manger des muffins au chocolat aux Golden Teacher.

A 11h30 du matin. Oui.
En même temps, quand j’allais en cours, je les prenais à 7h30...
Vous voulez voir la photo du Muffin avec des champi plantés dedans comme des bougies????? Non... je ne vous la montrerai pas...
(photo sur demande uniquement, voilà)

    En sortant du Burger King, on décide d’aller visiter le musée Van Gogh.
J’aime pas trop Van Gogh à la base, et pour tout dire, je trouve même ça carrément chiant, moche et nase.
Ouais, j'ai peut-être pas de goût, mais moi au moins, je porte pas de vernis à ongle orange, des robes boules et des imprimés panthère...
Cependant, aller voir les toiles d’un mec malade en étant soi même dans un état pas très net, ça pouvait devenir la franche rigolade.

    Dejà, en marchant vers le musée, je me sentais bizarre. Un peu. Mais sans plus. J’ai pensé :
«Mais ils sont minables ces champis ! Ils font que dalle comme effet! »
Que n’avais-je dit.... !!!
    Arrivés au Musée, y’a du monde partout. Plein. Enfin il me semble.
Merde... en plus, je suis un peu agoraphobe dans ces cas là... Bon c’est pas grave, tout le monde a l’air défoncé dans ce musée toute façon. Non mais c'est vrai, y'en a aucun qui a l'air net ici. Sauf peut être les vieux. Et encore...

    Je marche au radar, j’arrive à peine à lire ce qui est écrit à côté des tableaux, je me concentre pour sembler le plus normal possible, j’évite de regarder les gens pour ne pas trop me marrer, et je commence à trouver que certains cadres bougent quand je les fixe trop ou que certains sont drôlement en relief... Jean-Patrick me confirme que rien ne bouge et que les tableaux ne sont pas en 3D. Bizarre. Pourtant on dirait...
J’essaie de me tenir un peu pour ne pas éclater de rire à chaque fois que je constate des fait paranormaux pendant que Jean-Patrick commente les tableaux en disant n’importe quoi.
Au bout d’une heure, on a fait le tour de l’exposition, et je suggère à Jean-Patrick qu’on se sauve vite d’ici parce que là « c’est plus possible ».
On part en courant, et arrivés dans le parc en face du Musée, je me sens de plus en plus bizarre. Je crois qu’on a marché à travers le parc, et à un moment, j’ai dit :

« Mais j’en ai marre de marcher, on prend un tramway ou un bus ?
- Oui, mais lequel ?
- N’importe lequel, on s’en fout. On pourrait faire le tour de la ville comme dans le petit train de Disneyland ? Toute façon y’a des plans. Ah oui mais moi je sais pas lire un plan toute façon... surtout là... bon ben je sais pas, on y va quand même. Toute façon, là je suis dans un drôle d’état... »
Au bout de 10 minutes (ou plus) on se dirige vers la station de tram. On a mis du temps à prendre une décision en fait...
Là je sens que j’ai toujours envie de rire, et Jean-Patrick en rajoute en me disant :
« Regarde, en face, y’a un mec qui vient d’acheter une boite de clés de 12. »
Je le regarde, et là j’explose de rire. Parce que les clés de 12, c’est un truc qui m’a toujours fait marrer, et me demandez pas pourquoi, c’est contextuel, c’est tout.

« Mais ils sont bizarres les vélos ici, non ?
- Oui, ils sont bizarres.
- Et y’en a beaucoup aussi non ?
- Oui, y’en a beaucoup.
- Et le tram il arrive pas ?
- Si, le voilà. »

On monte dans le tram, et là, nous traversons Disneyland.
Les maisons ici ont la même couleur que les Oreos ou les bavaroises à la fraise, les petits bateaux sur les canaux, le château de la Belle au Bois Dormant... Alexiane aurait été là, elle aurait pu dire :
« Et oukisson Mickey ???? » 
Et HOOOO !!!!!!! On passe dans une rue où y’a plein de boutiques de fringues !!!! Sûrement là où Caroline  a fait son shopping quand elle est allée à Amsterdam l’autre jour et qu’elle a indiqué trop plein d’adresses de boutiques haïpe !!!! JE VEUX Y ALLLEEER !!!!!!!  

    Nan je déconne. Même sous champi, faut pas pousser non plus hein. J’achèterai jamais de Low Boots et de robe à plastron, ni même de mini jupe à bretelles.
Junkie peut-être, mais encore un peu lucide tout de même !
Toute façon, je ne suis pas en état de faire du shopping. Je peux parler à personne.

    Au bout de 5 minutes, j’en peux plus d’être dans le tram, alors on sort.
Et là... je sais pas ce qui s’est passé, mais j’ai complètement basculé: DANS LA 4ÈME DIMENSION.

    J’ai rien compris. Ha si : je suis dans un monde parallèle, j’en ai conscience, mais je sais pas comment on fait pour en sortir.
Je dis à Jean-Patrick : « ça va pas du tout là, ça va pas du tout... je suis pas dans un état normal là... il est quelle heure ???? »

On marche. Enfin, on essaie... parce que je m’arrête tous les 10 mètres et je scotche sur un truc. Et je pose des tas de questions. Débiles. Mais ça fait bien marrer Jean-Patrick.

    « Mais... on est vraiment dans une VRAIE ville là ? et c’est des VRAIS gens sinon ? T'es sûr? Je veux dire, ils habitent là et tout ça ou c’est comme à Disneyland, ensuite ils ont une maison ailleurs ? Mais ON EST Où ????????
- Oui Spike, c’est une VRAIE ville, et les gens sont NORMAUX, enfin pas tous, mais une bonne partie, et les gens ils habitent là pour de vrai aussi. Et il est 14h30. Et nous sommes à Amsterdam. Tu te rappelles? On est arrivé hier...
- 14H30 ?????? Mais... mais... MAIS J’AI ATTERRI DANS UN MONDE PARALLÈLE ET JE SAIS PAS COMMENT JE VAIS FAIRE POUR EN SORTIR !!!!!
- Non mais là, t’as mangé trop de champis je crois... mais ça va se calmer... enfin moi ça va à peu près...
- NON MAIS TOI T’ES NORMAL PAR RAPPORT À MOI !!! ET POURTANT TOI AUSSI T’EN AS MANGÉ !!!!! Moi je comprends rien du tout !!! Et ça s’arrête pas !!!! C'EST MÊME DE PIRE EN PIRE!!!! Tu crois que je vais rester comme ça tout le temps ? Et on est où d'abord???? Chui sûre qu'on est perdu!!!!!!
- Ecoute, déjà, je crois que t’as mangé les champis les plus gros , ou que t’es tombé sur un genre de «Golden Ticket », LE champignon magique, avec LE truc qui fait que t’es complètement paumée là. Et non tu vas pas rester comme ça, t’inquiètes pas. Et on est pas perdu non. Enfin toi oui. Mais en vrai, non.
- T’es sûr ?
- Oui chui sûr.
- Tu crois ????
- Oui je suis certain. Allez viens, on bouge. Enfin si tu peux.»

    Et moi dans ma tête, je repensais à mon copain Olivier qui est resté bloqué après avoir bouffé des acides, et il venait d’avoir 18 ans, il était beau comme un enfant, et ensuite, on l’a mis dans un HP et il en est jamais ressorti.
Enfin si, mais complètement anormal. Et énorme parce qu’il était sous cortisone. L’horreur quoi.

    Et je me disais : « Mais pourquoi je comprends rien, et plus ça va, plus c’est pire ? » Et en même temps, je trouvais ça drôle, et je me suis dit que si tout le monde était sous champi tout le temps, ce serait vraiment excellent comme situation!
Et Jean-Patrick, il allait mieux, et moi je n’arrêtais pas de dire que ça ne s’arrêtait pas pour moi, et que j’allais rester coincée dans mon monde !
    Ensuite, on a fait une halte près d’un canal, parce que je pouvais plus rentrer dans aucun magasin. Parce que je vous rappelle que je ne pouvais parler à personne. Et près du canal, je continuais de raconter n’importe quoi à Jean-Patrick, mais le pire, c’est que ça me faisait marrer en plus!
A un moment, j’ai dit :

    « Mais tu sais que j’ai une soirée jeudi soir ! Ce truc... tu sais ... la "WiiFille Party"... Avec les copines et plein d’autres connasses ! Et si jamais je suis encore dans cet état là, mais je pourrai pas y aller ! Ou alors si, je pourrai y aller, mais je vais dire n’importe quoi à n’importe qui ! Surtout si je rencontre trop de pétasses, je vais juste être bonne à me moquer ! Non, je vais pas pouvoir y aller, ça va être trop le souk si je sais pas me tenir !
Hey y’a pas mon téléphone qui a sonné là ? Attends. »
Je prends mon téléphone, qui manque 3 fois de tomber dans l’eau, et Jean-Patrick me dit :
« Ha si, y’a quelqu’un qui a cherché à t’appeler là. »
Et là je fais :
« MAIS QUI A VOULU M’APPELER ? MAIS C’EST PAS POSSIBLE QU’ON M’APPELLE MAINTENANT! Toute façon je peux parler à personne là ! C’est pas possible ! C’est pas possible ! Mais c’était qui??????
- Mais c’est pas grave, tu réponds pas. Toute façon, on sait pas qui t’a appelé, ça marche pas.
- Et tu crois que c’est Sonia qui a voulu m’appeler ? Mais pourquoi elle m’appellerait toute façon ? Ou quelqu’un d’autre ? Mais je suis dans la 4ème dimension !!!! Et tu crois que ça va s’arrêter? T’es sûr ?
Et il est quelle heure d’abord ? Le monsieur de la boutique il a dit que ça durait 3 h, et sur moi ça continue!!!! ÇA S’ARRÊTERA JAMAIS !!!!!! Si ça se trouve je vais rester bloquée dans mon monde parallèle pour toujours !!!!!????»

    1h après, toujours pareil. Sauf qu’on avait réussi à faire 500 mètres, ou plus, je sais plus, je ne voulais aller nulle part, de toute façon, je ne savais pas du tout où j’étais. Et je ne comprenais rien du tout. Mais c’était super drôle.
J’étais en panique dans ma tête, et en même temps, je trouvais ça génial de pouvoir être à la fois consciente et pas consciente de ce qui se passait autour de moi. Ça faisait comme si je rêvais, que je savais que je rêvais, mais que je n’arrivais pas à me réveiller, sauf que j’étais dans la réalité. Complètement terrible comme sensation en fait.

    2h après, toujours pareil, en pire. Et ça faisait plus de 3h que j’avais mangé les Golden Teacher.
« Jean-Patrick ça va pas du tout ! Tu crois que je vais redevenir normale ?
- Mais oui, tu vas redevenir normale...
- Tu crois ?
- Mais oui...
- OUI MAIS T’ES SÛR ??????
- Oui chui sûr.. !!!!!!
- Et mon téléphone, il a sonné ! Et qui m’a appelé ???? MAIS QUI PEUT M’APPELER DE TOUTE FAçON??? PERSONNE !!!!!
- Non Spike, regarde, y’a personne qui t’a appelé : Sonia elle a pas appelé, Loreleï non plus, et Mr Méchant non plus...
- Mr Méchant ? Mais c’est qui Mr Méchant ? Il est dans mon autre monde parallèle lui !!!? Pas celui ci!
Rho mais je comprends rien ! Et pourquoi il m’appellerait lui d’abord, hein ? hein ? Et puis t’imagines si je reste bloquée comme ça, mais je pourrai plus jamais voir personne ? Ou alors il faudra que tout le monde prenne des champis !
Et on est où ? Et quelle heure il est là ? Tu veux pas qu’on retourne acheter des champis ?
- Dans l’état où t’es ? Ben je crois que t’as eu ta dose non ?
- Ha tu crois ? T’es sûr ? Et tu penses que je vais redevenir comme avant ou pas ? »

    J’étais tellement perdue - et ça faisait plus de 5h que ça durait - que Jean-Patrick a dû me ramener à l’hôtel parce qu’il ne savait plus quoi faire. Le coup du petit chocolat pour arrêter les effets n’a rien fait sur moi, et puis je crois que j’étais épuisée tellement j'étais prise de crises de fous rires et j’avais marché. (note pour plus tard: ne pas mettre de talons quand on a pris des champis et qu’on est à Amsterdam ou ailleurs).

    Moi je ne savais toujours pas où on était, qui j'étais, où on allait, ce que je faisais là, j’étais définitivement bloquée dans la 4ème dimension... et le pire, c’est que je n’étais pas sûre de vouloir en sortir ! J'étais bien là!
Arrivés à l’hôtel, j’ai pris un bain, j'ai réussi à ne pas me noyer dedans, et une demie heure après, ça allait mieux. J’ai arrêté de poser des questions idiotes à Jean-Patrick, et on était mort de rire.

    Du coup, comme on était re-super en forme (enfin pas trop quand même, parce que ça bouffe une énergie folle ces trucs là) et bien on a remis ça le soir. Avec des Hawaïans.
Parce qu’on a trouvé ça rock’n’roll. Mais le soir, ça m’a pas fait le même effet que la journée. En même temps il valait mieux, parce que je crois que j’étais insupportable... Et le dimanche, allez hop! Pareil.
Vous comprenez pourquoi je suis si fatiguée maintenant? ça épuise ces trucs là... la drogue, c'est mal.
En même temps, c'est pas vraiment de la drogue ça hein? C'est plutôt même bio comme truc non?

    Bref, la journée de samedi était complètement cinglée, j’ai expérimenté pendant 5 heures la vie dans un monde parallèle éveillée, et c’est plutôt intéressant comme expérience. Ouais même que j’ai pas honte de le dire.

   J’ ai ensuite dit à Jean-Patrick que j’avais des achats à faire le dimanche, et avant de repartir, on a fait le plein de tout.
J’ ai acheté de quoi faire pousser mes Golden Teacher dans ma ma cave, qui est devenue maintenant une vraie champignonnière.

    Et c’est donc chargés de provisions que nous sommes retournés à Paris.
Au moment de passer la douane, on nous a demandé si on avait des choses à déclarer.
Bien entendu, j'ai dit non. Je ne tenais pas à ce qu’ils me confisquent les champis, les boites à culture, la coke, les graines, les 500g de Skunk et les 300g de Black Bombay qu’on avait sur nous, non mais sans blague !

    Sur l’étiquette de ma boîte de Golden Teacher, il est écrit:
« Faites pousser en 2 semaines 1 kilo de Golden Teacher ».

Bon... alors rendez-vous dans 2 ou 3 semaines : les filles, j’organise un goûter Alice au Pays des Merveilles : mettez votre plus belle robe, et un nœud Neu dans les cheveux, apportez votre mec, votre chat ou les deux, on ira chez Ladurée ou au Jardin des Tuileries et ça va être trop bien.
Et si vous voulez, on écrira en même temps nos articles pour nos blog sous champi. Voilà.

Alice-Evil.jpg
    Vous la trouvez pas Rock'n'Roll mon Alice là? Et puis une Alice brune, c'est super moins nase qu'une Alice blonde.
A mon avis.
Et si y'a des Alice blondes qui me lisent, elles peuvent m'attaquer en justice pour diffamation si elles ont rien d'autre à faire de leur vie. ça pourrait éventuellement les occuper.

par Spike publié dans : My real life
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