Mercredi 30 janvier 2008
Les évènements et les personnages décrits dans le texte ci-dessous, ne sont que pure fiction. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant pu exister ne serait que le fruit du divin hasard.
Amen.



undefined    Le jour où tout à basculé, je venais de fêter mon 15ème anniversaire.

Mon père, alcoolique et violent, a tué ma mère.

Elle était en train de faire de l’aérobic devant sa télé. Il a sans doute voulu qu’elle change de chaîne - pour regarder du foot ou la Formule 1 - ma mère a dit non, il lui a fracassé le crâne à coup d’haltères (les roses et mauves) avant de la découper en morceaux dans le bidet avec un couteau de boucher mal aiguisé. Celui qui servait à égorger les pintades du pintadier de notre jardin.

Ensuite, il a donné les restes du corps à Sultan, notre berger Allemand, avant de se suicider d’une balle dans la tête avec sa 22 long rifle.

    Je suis rentrée de la messe. C’est moi qui ai retrouvé les corps.

Et Sultan en train de manger Maman.


    Si mes souvenirs sont bons, je suis restée enfermée 10 jours dans la maison.

Avec les 3 cadavres.

(entre temps, Sultan était mort. Sans doute empoisonné par ce qu’il avait mangé je ne sais pas)

Lorsque la voisine m’a retrouvée – elle commençait à sentir des odeurs étranges à travers les murs -  je n’étais devenue qu’une pauvre chose, sale et muette.
On m’a internée 1 an en hôpital psychiatrique.

   Quand je me suis sauvée, j’étais livrée à moi même, et je vouais une haine féroce envers toute forme d’autorité.
Je n’avais plus d’amis, plus de famille, j’étais seule et contrainte de m’en sortir par n’importe quel moyen.

    Aidée par des services sociaux, j’ai pu quelque peu me reconstruire un semblant de vie... jusqu’à ce jour, de mars 96, où à l’âge de 18 ans, j’ai tué pour la première fois.
De sang-froid.
Avec préméditation.

Le porc pour qui je travaillais à l’épicerie avait commencé par avoir des gestes déplacés chaque fois que je passais près de lui.
Le jour où dans la remise de l’épicerie, il a tenté d’abuser de moi, en me forçant à m’agenouiller devant sa braguette ouverte,  je suis devenue possédée par une rage et une violence qu’il n’aurait jamais crue possible de moi jusqu’alors. C’est incroyable ce qu’on peut avoir au fond de soi sans que personne ne puisse le soupçonner.
A un moment donné, il a semblé presque surpris et déstabilisé.
Juste l’espace d’un instant.
Le temps pour moi de me relever d’un bond, de lui arracher l’oreille avec les dents, de la recracher dans la poussière, et de me sauver en courant pour ne plus jamais revenir.

Le soir venu, une ombre guettait cet ignoble individu à travers les vitres de sa maison. Elle attendait juste le moment approprié pour agir et se venger.

J’ai attendu jusqu’à minuit et je me suis glissée dans sa demeure, sale et puante. Comme lui. Sa porte n’était même pas fermée à clé. Dans les petites villes, on ne ferme pas sa maison à clé.

Ce vieux pervers dormait déjà, abruti par tout l’alcool qu’il avait dû boire depuis le matin…  je l’ai regardé dormir quelques minutes avec un air de dégoût…  combien de filles avaient été abusées par ce type?...

    La masse s’abattit sur sa tête avec lourdeur. Du sang jaillit. A ce moment là, profitant de son inconscience (et de la mienne, puisqu'il aurait pu me tuer en vrai) je me précipitai pour lui attacher les poignets et les chevilles aux montants de son lit, puis le bâillonnai avec de l’adhésif pour éviter qu’il alerte tout l’immeuble en poussant des hurlements de cochon qu’on égorge. En même temps…  c’est ce qui l’attendait…

Il reprit conscience et écarquilla les yeux avec terreur en me voyant au pied de son lit. Sans doute était-ce la taille de la lame de mon couteau qui lui faisait peur… il faut dire qu’elle était particulièrement impressionnante en effet…

    « Je pense que ton heure est venue de payer pour ce que tu as fait, lui dis-je d’une voix sombre, plus jamais tu ne pourras abuser des filles…  de toute façon… tu n’auras plus le matériel pour le faire…»

A cet instant je fis voler sa couverture et – bien que fortement dégoûtée parce que l’homme était répugnant – lui empoignai les parties génitales à pleine main :

    « Tu penses que ça fait quoi à une fille d’être forcée de se mettre CA dans la bouche ? Tu veux voir ce que ça fait ? Je vais te les enfoncer au fond de la gorge comme tu l’as fait pour toutes les autres, je te jure que tu vas regretter… »

Il essayait de se dégager des ses liens, en vain, et chacun de ses hurlements restaient au fond de lui.
Heureusement que mon couteau était aiguisé… mais comme ça saigne quand on coupe à cet endroit là… c’est terrible.
J’aurais dû prévoir et  mettre un casque intégral avec une visière, parce que là, j’avais du sang plein les yeux.
Mais j’avais tellement de haine que j’avais à peine conscience de tout ça. Ce mec me répugnait, il allait souffrir comme il le méritait.
Au moment où j’ai détaché le dernier morceau de chair de son ventre, il a vu ça et a failli s’évanouir.

    « Tiens et maintenant, OUVRE LA BOUCHE ET BOUFFE CONNARD !!!! »

Le sparadrap violemment arraché, j’ai profité qu’il ouvre la bouche en grand pour hurler pour lui faire bouffer ses couilles.

    « ET MAINTENANT TU VOIS CE QUE CA PEUT DONNER D’AVOIR TA BITE AU FOND DE LA GORGE HEIN ??? ?? »

Ce type me dégoûtait… tout ce sang me dégoûtait… c'était une véritable boucherie. A cause de lui, j’avais ruiné mes fringues… j’en avais déjà pas beaucoup… la prochaine fois, je serai prévoyante, j’aurai une tenue de combat…
J’ai achevé ses souffrances en lui ouvrant la gorge d’une oreille à l’autre. Enfin, celle qui lui restait puisque je lui avais arrachée la première plus tôt dans la journée.

J’étais assez énervée. Et puis j’avais sali toute la chambre. Sans parler de moi... je ne ressemblais plus à rien tellement j'étais sale. Une vraie boucherie je vous dis!

    « Pffioouu !!! La prochaine fois, il faudra tout de même que je fasse ça plus proprement…»
 
Je me suis sauvée. J'ai taillé la route et je n’ai jamais remis les pieds dans cette ville.

Le lendemain, j’étais déjà bien loin, et je n’ai même pas vu les articles qui parlaient de ce fait divers sanglant dans le journal de la région.

    Je ne vous fais pas le récit de tous les crimes qui ont suivi (toujours commis sur mes employeurs  tortionnaires) : l’un a fini empoisonné à la strychnine versée dans son café, un autre étranglé, une autre noyée dans sa baignoire, un autre avec une hache plantée dans le crâne, et j’en passe...
Je changeais à chaque fois de mode opératoire pour ne pas me faire repérer et surtout pour expérimenter différentes techniques.

    Sally Mustang méritait plus que tout cela... son calvaire devait durer bien plus longtemps que pour les autres, et dans ma tête, commençait à germer un plan des plus machiavéliques...


par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Lundi 28 janvier 2008
Les évènements et les personnages décrits dans le texte ci-dessous, ne sont que pure fiction. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant eu la malchance d’exister ne seraient que fortuites et malencontreuses,  et ne pourraient en aucun cas servir de prétexte foireux pour intenter une vile procédure pénale à l’encontre de leur auteur – qui va bien merci – et dont les passe-temps favoris, outre l’écriture, sont le tricot, la pêche à la mouche et la culture de champignons d’Amsterdam.
L’auteur a autre chose à faire que de recevoir des huissiers à son domicile (bon sauf toi Alex parce que je te connais, que t’es mon pote, et que tu m’invites à faire des barbecues sur ta terrasse) et d’ouvrir des blogs tous les 2 mois .
Merci.


undefinedPreviously on Jungle Boogie…
L’assistante ne sait pas si oui ou non elle doit accepter la proposition piège que lui fait Sally Mustang…



    … Je suis sortie du bureau dégoûtée par les solutions que m’avaient proposées Sally, et qui à mes yeux n’en étaient pas. Au bout d’un an à ravaler ma haine envers cette femme, j’avais beaucoup de mal à contenir la rage que j’avais en moi à cet instant précis.
Je revoyais encore son sourire hypocrite et son air faussement apitoyé :
«Tu as des problèmes? Tu  peux m’en parler… je ne tiens pas à me séparer de toi tu sais…»

    A cet instant là, je me suis clairement vue en train de lui enfoncer le coupe-papier Hermès qui se trouvait sur son bureau  au fond de son orbite gauche.

Elle ne tenait pas à se séparer de moi, mais il était temps pour moi que je me sépare d’elle. Tout cela ne pouvait plus durer. Tout cela n’avait que trop duré.

    Lorsque j’étais arrivée dans cette ville, alors inconnue pour moi, et que j’avais intégré ce poste, je m’étais pourtant juré de changer pour de bon.
Quoi qu’il se passe, ma ligne de conduite était la suivante : rester calme, faire profil bas,
oublier celle que j’étais avant, surtout passer inaperçue, la fille la plus banale qui soit, ne pas éveiller le moindre soupçon.

    Un an… je n’avais jamais tenu aussi longtemps… cependant j’étais fière de moi, parce que Sally Mustang faisait partie de la pire espèce de patrons.
Ceux qu’il faut éradiquer. Ceux qui se pensent tout puissants et au-dessus de tout parce qu’ils ont de l’argent. Ceux qui humilient, déprécient, harcèlent, pompent l’énergie de leurs victimes tels des vampires, puis s’en débarrassent sans plus d’égard ensuite.
Les autres, ceux à qui j’avais eu affaire avant d’arriver ici étaient pourtant coriaces et m’avaient fait perdre mon sang-froid très vite… j’avais été obligée d’en finir rapidement… Sally Mustang était la plus grande teigne que j’aie jamais croisée, ma patience et mon courage ont été maintes fois mis à l’épreuve et jamais je n’aurais pu imaginer pouvoir la laisser agir de la sorte avec moi.
Etait-ce le besoin de me « poser » enfin dans une ville un peu plus que d’habitude ? La nécessité de redevenir quelqu’un de « normal » ? La volonté de ne plus fuir ? Je ne sais pas ce qui m’a fait tenir un an, mais ce que je savais en revanche, c’était que c’était trop.

    Ce soir là, j’ai dit au revoir à Sally, comme d’habitude, et j’allais rentrer chez moi.
Les lumières du bureau étaient éteintes, il était tard, tout le monde était déjà parti, il ne restait plus qu’elle et moi.
J’ai hésité un moment… j’aurais pu agir maintenant, sous le coup de mon impulsion … mais je me suis ravisée. Ce mode opératoire était inefficace, trop risqué, et Sally Mustang méritait qu’au contraire, je réfléchisse minutieusement à un plan qui soit digne d’elle.
Son heure arriverait bien assez tôt…

    Rentrée chez moi, après m’être occupée de tous mes chats qui réclamaient nourriture et câlins, j’ai commencé à songer à la façon dont j’allais pouvoir m’occuper de son cas...

    Je me revoyais la première fois. C’est toujours la plus difficile... ensuite, c’est presque comme pour tout, on s’habitue. Surtout à cette poussée d’adrénaline enivrante qui s’empare de vous lorsqu’on commet l’acte lui même.
Quoi qu’il en soit, j’éprouvais le besoin de me venger contre tous ceux qui me faisaient du mal ou prenaient plaisir à m’humilier... Voir du sang couler... peut-être pour me sentir plus vivante ?

    Ma première fois... c’était ce vieux vicieux qui m’avait embauché en tant qu’employée dans son  épicerie... j’avais 18 ans.

    Je vous vois d’ici en train de vous demander pourquoi à 18 ans une fille ne continue pas ses études au lieu de travailler dans une épicerie SPAR de province?
Oui... la jeune fille de 18 ans que j’étais avait alors bien d’autres rêves dans la tête que de ranger des boites de conserves au fond d’une remise et accessoirement de se faire tripoter par un homme répugnant,  gras et libidineux qui avait l’âge d’être son père...

    Et bien que je vous raconte : mon rêve était de devenir journaliste. Grand reporter.

Pour la presse féminine.

Etre une autre Marie-Christiane Marek, travailler pour Vogue, Elle ou Cosmo... (j’aurais même pu être pigiste et commencer par de pauvres rubriques sans importance comme des articles sexo dans des mensuels féminins...)
Etre sur tous les conflits modesques et beauté de la planète. Rencontrer les plus grands créateurs, les plus beaux mannequins, être toujours à la pointe de la mode, avoir une vie superficielle et trépidante... devenir une véritable fashionista.

    Le rêve pour une fille dont les parents n’avaient pas les moyens d’acheter des vêtements et des chaussures ailleurs que chez Z , Kiabi, Bata ou au Leclerc du coin ...
Quand toutes mes copines de classe arboraient fièrement leur magnifique pull Blanc-Bleu et leurs sac Paquetage, moi je traînais sur les épaules un vieux pull tricoté par ma grand-mère et un sac US élimé jusqu’à la corde...
Non je n’ai pas eu une enfance facile.
Non, la vie ne m’a pas fait de cadeau... et encore moins en ce jour de décembre 1995, date à laquelle j'ai su que quoi qu’il se passe, ma vie ne serait de toute façon plus jamais la même...

par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Mercredi 23 janvier 2008
Et sinon, pour ceux à qui ça ne dit rien, vous pouvez aller en plus voir ici...

http://fr.youtube.com/watch?v=0Si6YLWRS9A


par Spike publié dans : Des fois c'est n'importe quoi
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Mardi 22 janvier 2008
undefined     
       Il était temps que je revienne...

    Je constate que je m’absente quelques jours parce que je suis toute convalescente et que c’est devenu le total bordel pendant ce temps!

MAIS QU’EST CE QUE ÇA VEUT DIRE MERDE ???!?????!!!!
VOUS VOUS ÊTES CRU CHEZ MICKEY OU QUOI ?????


    D’où ils sortent ces 3 nases qui m’ont pondu des fins aussi stupides?

Ils ont cru qu'ils écrivaient pour "Plus Belle la Vie"????
Non mais franchement, être pollué par des individus pareils... et en plus ils ont fait fuir tout mon lectorat ces cons, du coup y'a plus que 8 personnes qui suivent...

    Sidonie : ton pauvre neurone de misérable petite chose nourrie à « Sous le soleil » et aux films de Reese Witherspoon te perdra. Ta pauvre fin pourrie, dégoulinante de niaiserie nappée de caramel et de topping chocolat, suintant le trop plein de guimauve à la fausse fraise et de gloss à la myrtille chimique me donne envie de vomir avant même d’avoir ingéré mes Special K à la cocaïne.
Et avoir la gerbe dès le matin, crois moi, c’est un truc qui me fous les nerfs!
Oui, toi j’ai bien envie de t’envoyer en orbite pour que tu tournes autour du pays de Candynours aux Fraises jusqu’à ce que mort s’ensuive, c’est tout ce que tu mérites.
Allez, file te remettre du gloss espèce de dinde.

    Lucas : mon petit chou, t’es mignon, mais je pense que tu vas trop fréquemment faire des séjours dans ton placard (t’as qu’à être plus sage aussi merde!) du coup, t’as l’imagination qui part dans tous les sens, un peu comme les cheveux de ma copine Sonia quand elle se lève le matin, et ça craint.
D’autre part, permets moi de te dire que lorsque tu n’es pas dans ton placard, il n’est pas très bon pour ta santé mentale que tu restes trop devant la télé.

    Si je peux me permettre.

    Anonymous
: alors toi t’as cru que t'étais en plein talk-reality-show chez Jean-Luc Delarue?
Je te jure, j'ai failli pleurer tellement tu m'as fait de la peine!
C’est quoi cette fin à la noix, avec cette espèce de résignation propre à tous les perdants sans couilles qui s’écrasent telle une flaque de vomi sur le trottoir un soir de cuite? Hein?
T’es rien qu’un looser !!!!!!!
Chui sûre que t’es fonctionnaire à la poste, à la RATP ou un truc dans le genre !

    VOUS ME DECEVEZ FORTEMENT !

    Y’en a même pas eu un qui a eu l’idée de faire une fin à la Zorro ? Ou bien une fin à la Scoubidou??? Au moins, ça aurait eu le mérite d’être drôle.

    Bon enfin... je suis revenue, et bien entendu, je ne compte pas vous laisser comme ça. Je vais reprendre les choses en main vous allez voir ça.


Vous vouliez de la vengeance ?
Il y en aura.


Vous vouliez du sang ?

Il y en aura aussi.


Vous vouliez de la chique et du molard ? (spéciale dédicace à CongoMan)
Heu... y'en aura peut-être.



Vous vouliez une véritable FIN de psychopathe ?

(vous êtes complètement malades, vous savez ça?)



Je vous préviens qu’à partir de maintenant, ce blog va devenir privé et il faudra s’inscrire pour accéder à ce qui suivra dans les prochains jours parce que le contenu risque fortement de choquer les âmes sensibles et que je me demande si je ne vais pas interdire ce blog aux moins de 18 ans.

Nan j’déconne.

Enfin vous viendrez pas vous plaindre que c’est n’importe quoi après et que vous faites des cauchemars la nuit, je me dégage de toute responsabilité vous concernant.
J’y peux rien si j’ai l’imagination qui déborde.


Bon... les gens qui sont partis, vous pouvez revenir.
Ceux qui veulent rester mais qui sont pas sûrs, ils peuvent partir.
Ceux qui sont jamais venus, vous pouvez rester où vous étiez.
Les autres vous pouvez rester.
Comment ça ce que je dis n’a aucun sens ? Ha bon ?

Y’a plus que 5 lecteurs ?
C’est pas grave.

La suite et fin sera pour vous mes 3 lecteurs chéris, et je vous dis à très bientôt.
par Spike publié dans : My real life
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Dimanche 20 janvier 2008
truth.jpg    Bonjour, moi je reste anonyme parce que je m’en tape, et que même si je vous disais comment je m’appelle ça ne vous dirait rien puisque vous vous en foutez comme de votre première pipe.
Voici ma fin à moi, bien plus plausible que tout ce que vous avez pu lire dans les 2 (mauvais) derniers posts qui me précèdent.
J’ai l’honneur de vous narrer ici ma propre version des faits…

… … …

… 2 jours plus tard, Sally prit son ton le plus mielleux et demanda à son assistante si elle avait enfin pris sa décision :

    « Tu restes n’est ce pas ? »

Quelle ne fut pas sa surprise lorsque la réponse tomba, froide et sans appel :

    « Non Sally, je pars. J’ai bien réfléchi, je n’ai aucune garantie d’évolution ici, tu me promets des choses dont je ne suis pas certaine, et il y a bien sûr cette question du salaire : je ne peux plus rester ici pour si peu.
- !!!! But Darling ! Tu sais que je ne peux pas me permettre de te payer plus ! Je te l’ai déjà dit !
- Ecoute, c’est drôle car en lisant les petites annonces, je me rends compte que mon salaire est vraiment très très en dessous du marché ! Une assistante bilingue, ça se paie mieux que ça ! Du coup, je pars, et je ne m’en fais pas sur mon avenir, je sais que je trouverai du jour au lendemain un autre job mieux payé.
- Ok, so tu veux partir… well… je ne peux pas aller contre ta décision…
mais sache que ton dernière mission sera de me trouver un autre assistante, et tu feras le recrutement toi-même.
Je veux évidemment qu’elle soit parfaitement bilingue, pas trop jeune sinon elle ne comprend rien, pas trop vieille non plus parce que si je lui demande de courir partout, elle refusera et me parlera mal, pas de mec non plus, parce que je me vois mal aller lui demander de m’acheter mes Tampax à la pharmacie… bref, tu sais comment je veux qu’elle soit : comme toi, si possible en mieux.
Tu devrais pouvoir trouver ça ? »

    Je devais pouvoir en effet.
Entre deux missions de la plus haute importance telles que : taper des lettres à son banquier pour virer de l’argent d’un compte à un autre, emmener ses fringues Couture au pressing ou ranger la pièce qui contenait tous les produits d’exposition, je faisais passer des entretiens aux nombreuses candidates que j’avais sélectionnées d’abord sur leur CV.
Pour éviter de perdre trop de temps, je leur annonçais la couleur au téléphone :

    « Le salaire c’est 1500€ brut pour 39h de travail, il n’y a pas de prime, pas de ticket restau, pas de mutuelle, rien du tout, il faut être bilingue anglais et la patronne est une sale chienne a un caractère de chien. C’est ok pour vous ? Si oui on se rencontre, sinon je comprends. »

    Bien entendu, j’avais déjà la moitié des candidates qui refusaient.
Quand je rencontrais l’autre moitié, il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas : trop sensible (elle allait fondre en larmes dès que Sally lui adresserait la parole) trop rigide (ça ne passerait pas avec Sally) trop laide (Sally en a vue une et m’a dit de surtout ne pas la retenir parce qu’elle lui faisait peur) trop mal habillée (quand on travaille dans la com on vient pas bosser en jogging basket) bref.

    Au bout d’une semaine, Sally me convoqua pour me demander comment se faisait il que je n’avais toujours pas trouvé de remplaçante :

    « Dépêche toi de trouver une fille, il faut que la formes avant que tu partes, so tu as l’intérêt de me trouver rapidement quelqu’un !
- Sally : le salaire que tu proposes est si bas que forcément, ça limite un peu les candidates : seule une fille qui vivrait chez ses parents pourrait se permettre d’accepter ce job pour se faire de l’argent de poche ! En plus, même si elles acceptent le salaire, il y a ensuite toujours quelque chose qui cloche. Du coup, je n’ai toujours pas trouvé.
- C’est tout de même fucking incredible tous ces gens à qui on propose du travail et qui refusent ! Aux USA ce n’est pas comme ça !
- Sally, tu paies moins que n’importe qui d’autre. Les gens vont voir ailleurs ! Tu te rappelles pourquoi je pars entre autre?
- Peut être mais moi je propose une formation « à l’Américaine » ce qui n’est pas le cas ailleurs, et c’est prestigieux de travailler pour moi ! »

    Je levai les yeux au ciel … ce n’était pas la peine de répondre à ça.
Mon calvaire ici touchait à sa fin, et j’avais bien envie de lui recruter une assistante complètement minable qui serait incapable de rester plus d’une semaine ici. Ou de ne recruter personne d’ailleurs. Qu’elle aille au diable et se débrouille toute seule !

    J’avais presque réussi l’objectif que je m’étais fixé, à savoir : ne trouver personne et laisser le soin aux pauvres stagiaires de faire tout mon travail à ma place –lamentable de ma part non ? - lorsque le CV d’une certaine Anna atterrit dans ma pile.
Je regardais rapidement son parcours : malheureusement, ça avait l’air de coller.
Au téléphone, ça collait aussi.
Et comble de l’horreur, lorsqu’elle arriva pour l’entretien, Sally la croisa et me fit tout de suite monter dans son bureau avant que je questionne la Anna en question. Elle était survoltée:

    « Cette fille est sublime ! Il me la faut ! Il me la faut ! Je suis sûre qu’elle sera parfaite pour le job!
- Ecoute je ne sais pas encore, elle n’a pas passé l’entretien. Pourquoi tu dis ça ?
- Je ne sais pas, j’ai un bon feeling… et tu as vu la paire de big boobs qu’elle a ?
- !!!!!!!! Heu… non… Mais tu ne lui as même pas parlé ?
- NO BUT I CAN FEEL IT ! »

    Elle avait l’intention de remplacer Malvina ou de mettre cette fille dans son lit ? Je n’avais jamais vu Sally dans cet état là !

    Quoi qu’il en soit, j’ai fait passé l’entretien à Anna, qui a dit oui à tout, même quand je lui ai parlé des pires choses qu’elle serait amenée à faire… elle était bizarre cette fille.
J’ai reprécisé le salaire, et elle m’a répondu que : « ce n’est pas important, je vis encore chez mes parents et ils sont riches. Je veux juste gagner de l’argent pour pouvoir me payer mes sorties, mon maquillage, mes clopes et mes fringues ».

    2 jours après, je rappelais Anna pour lui dire que Sally voulait la voir et lui faire passer elle-même le second entretien. Sally était folle de joie après le debriefing que je lui avais fait, et était persuadée qu’elle tenait sa remplaçante.
La preuve, le soir même, Anna était embauchée : en CNE pour 1400€ brut… et elle avait accepté.

    Lors de mon dernier jour au bureau, j’ai passé mon temps à montrer à Anna tout ce qu’il fallait pour qu’elle puisse faire face à toutes les demandes administratives et pratiques de Sally, puis je suis partie.

Enfin.

Sally se débrouilla pour que je finisse très en retard, exprès, puis me lança en guise d’au revoir :

    « Bonne chance à toi ! J’espère que tu ne me regretteras pas trop ! On sait ce qu’on perd, mais on ne sait pas toujours ce que l’on gagne ! »

… ma tranquillité et moins d’humiliations sans doute ? Et c’est déjà pas mal…

    Aux dernières nouvelles, j’ai appris qu’Anna était toujours son assistante, et que Sally avait même réussi à lui faire faire le ménage et la vaisselle au bureau puisqu’elle n’avait plus de femme de ménage – elle ne payait pas ses factures – et qu’elle allait même jusqu’à demander à Anna de venir dans sa propre maison pour lui préparer parfois à manger et la maquiller pour sortir.
Anna s’exécutait avec joie et sans broncher, et Sally l’adorait. Quel drôle de rapport entre une patronne et son assistante pensais-je…

    Quant à moi, j’ai bien entendu retrouvé une place ailleurs, dans une entreprise normale, avec des gens normaux qui ne vous hurlent pas dessus quand ils vous demandent quelque chose. Mon chef va se faire ses cafés tout seul et ne manque jamais de m’en proposer un, la première fois, j'ai cru qu'il plaisantait.

    Sally Mustang est restée la même. Je suis même sûre qu'elle doit être pire qu'avant...
Seules les saisons changent... pas les gens.


    Ce serait trop beau une happy end, non ?


 
FIN
 
par Anonymous publié dans : Sally Mustang & Co
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Jeudi 17 janvier 2008
pirate-pourri.jpg    Bonjour mon nom c'est Lucas, j’habite au 2ème étage, juste au dessus de chez Spike, oui je crois qu’elle m’a déjà vu parfois...

    J’ai presque 6 ans, et moi aussi je peux trouver une fin à son histoire c’est pas dur, je sais en inventer des histoires, même que j’en invente tout le temps d’abord.

    Alors comme je trouve que Sally Mustang elle est méchante, et bien avant de rentrer chez elle, son assistante l’enferme à triple tour dans le placard sous l’escalier, là où il fait tout noir. Comme ça, elle est bien punie.

    Comme moi quand je suis méchant et que mon papa me met dans le placard de la cave pendant 3 jours.

    Ensuite, Sally elle appelle Buck, l’hippogriffe de Harry Potter, pour qu’il vienne la sortir du placard, mais comme l’hippogriffe a été capturé par les Transformers en chemin, il peut pas venir la sauver. Et Buck il meurt.

    Dans son placard, Sally elle a peur, parce que c’est un peu comme dans le ventre du Kraken mais en plus petit. En plus elle aime pas le noir, et elle commence à avoir faim.

    Tout d’un coup, une sorcière apparait au milieu des balais dans un nuage de poussière, et grâce à une formule magique, la sorcière peut faire sortir Sally du placard.
Mais en échange, la sorcière veut que Sally lui donne toute sa fortune ou alors qu’elle soit son esclave pour toute sa vie puisqu’elle lui a rendu service.
Sally dit non parce qu’elle a pas envie d’être pauvre. Mais elle a pas envie de devenir l’esclave de la sorcière non plus parce que c’est pas son métier d’être esclave. Du coup, avec sa baguette magique, la sorcière la transforme en Playmobil Cow Boy pour la punir.

    Quand les gens reviennent au bureau le lendemain, ils ne trouvent plus leur patronne, mais juste un Playmobil Cow-Boy à sa place, ça les fait bien rigoler et ils disent « bien fait pour elle ».

    Du coup, tout le monde rentre à la maison pour manger des crêpes au Nutella et regarder Pokemon sur Jetix, et ils sont contents parce qu’ils sont tous en vacances et qu’ils n’iront plus jamais travailler pour la vilaine Sally Mustang.

    L’assistante à la fin, elle retrouve du travail chez Lapins Crétins, et c’est trop bien parce qu’elle peut jouer toute la journée aux jeux video.


FIN

par Lucas publié dans : Sally Mustang & Co
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Mercredi 16 janvier 2008
Queen-Bitch.jpg     Bonjour, je m’appelle Sidonie, mais tout le monde m’appelle MissPrincessGlamBeauty parce que tout le monde trouve que je suis ultra belle. Et tout le monde a raison.

    J’ai 17 ans et demi, (mais j’en fais au moins 24 tellement je suis mature et intelligente pour mon âge) j’ai moi aussi un super blog avec des cœurs roses et des étoiles dans lequel je raconte ma vie (c’est trop bien !) j’aime les tartes au citron et les macarons, les garçons, le maquillage, je pique les pulls Zadig & Voltaire, les robes Maje et les copains de ma grande sœur, je passe mon bac à la fin de l’année, et bientôt je me présente au concours de Miss France parce que je suis contre la faim dans le monde et contre la guerre.
    Plus tard, je serai chanteuse, actrice, ou mannequin, ou les 3, mais mon but dans la vie, c’est surtout d’être célèbre.

    Aujourd’hui, en l’absence de cette paresseuse de Spike qui a prétexté une main cassée ou je ne sais trop quoi pour ne rien faire - alors qu’en réalité, elle doit être en cure de désintoxication ou d’amaigrissement (la pauvre a terriblement grossi depuis Noël...) ou les deux - je vais relever le défi suivant : terminer l’histoire qu’elle a commencée puisque cette andouille a abandonné lâchement ses lecteurs.

    Personnellement, je la trouve globalement assez mauvaise, moi je n’aurais pas du tout fait comme ça, mais comme je suis là, je vais relever le niveau en faisant une vraie fin correcte.

    J’espère ensuite que Jean-Patrick quittera Spike rapidement lorsqu’il se sera rendu compte que j’ai plus de talent qu’elle (et surtout que je suis plus belle) parce que moi aussi je veux la même bague Dior que celle qu’il a offerte à cette grognasse incapable, et je veux être l’actrice principale du film qui sera fait après ce livre.

... ... ...

Previously on « Jungle Boogie »: Sally Mustang offre une promotion incroyable à son assistante: travailler deux fois plus pour le même salaire de misère : va-t-elle ou non accepter ?

…  Le lendemain, quand je retournai au bureau, quelle ne fut pas ma surprise de voir un immense bouquet de fleurs à mon attention accompagné d’une carte qui disait :

« To my favorite assistant, avec tous mes excuses et mes remerciements »

Interloquée, je songeais :

« Il a dû se passer quelque chose pendant la nuit ? Que signifie ce revirement de situation ? »

A ce moment précis, le téléphone retentit. C’était elle :

    « Bonjour, peux-tu m’apporter mon eau chaude please ? Je te remercie. »

Quel changement de ton ! Je n’étais pas habituée à autant de politesse de sa part ! En montant lui apporter son eau chaude, elle me fit signe de m’assoir :

    « Thank you very much Darling. You know, j’ai beaucoup réfléchi, et tu es vraiment the best assistant I ever had, so je n’ai pas du tout envie de me séparer de toi.
J’ai bien conscience que je n’ai pas été très good avec toi ces derniers mois, mais je te promets que si tu acceptes de rester, je t’accorde une bonne augmentation et tu auras bientôt une promotion. »

    Sur le coup, j’ai eu du mal à croire à ce changement improbable … était-ce réellement la même personne? Cette transformation était tellement soudaine qu’elle en paraissait presque suspecte. J’ai cependant voulu y croire car j’ai toujours profondément cru en la bonté de l’être humain, je pense que chacun à droit à une 2ème chance, et  puisque Sally avait l’air d’être disposée à changer, j’étais prête à accepter de rester dans ces conditions. N’oublions pas que j’avais toujours mes 12 chats à nourrir, et que je ne pouvais pas me permettre de rester sans le sou.

Elle me proposa donc une augmentation de 45% et me promit que plus jamais elle ne me traiterait mal comme avant.
Je lui ai posé la question qui me brulait les lèvres : pourquoi et comment ce changement était il arrivé?

    « Tu sais Darling, hier, j’ai vu un reportage à la télé sur les enfants qui mouraient de faim, et qui n’avaient pas les moyens d’aller à l’école you know…  je ne savais pas que dans le monde, il y avait des pauvres et des malheureux… ça m’a bouleversée… so j’ai décidé de faire de bonnes actions à présent, et de commencer par traiter mes employés de façon juste.
Je vais ensuite revendre SM Communikation, Malvina va revendre sa galerie d’Art – d’ici quelques mois – et nous allons nous lancer dans l’humanitaire…
J’ai envie d’aider les autres, de me rendre utile… je n’en peux plus de tout cet univers futile dans lequel nous vivons …
D’autre part, je me débrouillerai personnellement pour que tous mes employés restent dans la boite même si elle change de boss, so vous n’aurez pas à avoir peur de vous retrouver sans job. »

    La nuit portait donc conseil… Sally Mustang en était la preuve vivante devant moi. J’étais ravie de ce changement, et c’est dans d’excellentes conditions que je me suis remise au travail.

    SM Communikation devint l’entreprise la plus agréable qui soit, un lieu rêvé où tout le monde venait y travailler pour l’amour de son travail. Les stagiaires avaient enfin récupéré un salaire décent: de 230€ par mois, elles avaient été augmentées à 1000€. Sally était transformée, et l’ambiance au bureau s’en ressentait, tout n’était que joie et bonne humeur, les clients étaient ravis, et les marques les plus prestigieuses se bousculaient pour devenir clients chez SM Communikation qui avait su devenir, en très peu de temps, une entreprise prestigieuse.

    Au bout d’un an à ce rythme là, Sally Mustang revendit son entreprise à prix d’or et pu enfin mener à bien le projet qu’elle avait depuis longtemps : aider les nécessiteux de ce bas monde.
Malvina et elle partirent s’installer à Pondichéry avec comme projet de construire des écoles et développer un programme d’éducation pour les enfants.

    6 mois après le départ de Sally, je rencontrais l’amour et homme de ma vie, en la personne du nouveau directeur marketing de la boite.
Après un mariage sublime avec pas moins de 250 invités, une robe Christian Lacroix et une bague Van Cleef & Arpels pleine de diamants, nous avons fait un voyage de noce en Egypte (un All Inclusive Tour spécial « Jeunes Mariés ») c’était magnifique, et nous sommes même allé rendre visite à Sally et Malvina à Pondichéry pour voir comment elles se portaient: une merveille!

    Je peux finalement dire que toutes les mauvaises expériences du début ne sont plus de de lointains souvenirs pour moi. J'ai régulièrement des nouvelles de Sally, et nous sommes devenues les meilleures amies du monde à présent. Qui l'aurait cru après tous les déboires que j'ai subis lorsque je travaillais pour elle???!!!

    Ce que j’ai appris, c’est que même les personnes les pires peuvent changer un jour, et que le grand amour pouvait se trouver n’importe où… même dans le bureau d’à côté.


     FIN
par Sidonie publié dans : Sally Mustang & Co
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Dimanche 13 janvier 2008

...


undefined Je m'ai cassé les mains

Et les doigts.

Je peux plus écrire.

Alors je reviens quand je suis guérite.
par Spike publié dans : My real life
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Vendredi 11 janvier 2008
Kill-SM.jpg    Après l’épisode houleux de la dernière fois, Sally m’a donc convoquée un soir pour « Discuter à tête reposée, parce que je suis sûre que tu t’es vraiment emportée pour rien. »

    Pour l’occasion, et sur les conseils de cette bonne copine, j’avais mis une tenue différente parce que selon ma copine :

    « Quand tu te fais engueuler par ton boss et qu'ensuite il te convoque pour une explication, il faut la jouer profil bas, surtout au niveau vestimentaire! Par exemple, moi aujourd’hui, j’ai les baskets de Kill Bill et un slim noir. Parce que je sais que je vais me faire engueuler! Je sais pas encore pourquoi, mais ça va arriver.»

    Cette fille est incroyable: pensez qu'elle arrive à anticiper ses engueulades au boulot...
peut-être qu'elle lit son horoscope chaque matin dans les feuilles de son thé vert au jasmin avant d'aller courir 10 kms sur la montagne de Jade???
(ma copine, elle est Tigre&Dragon ascendant Buse)


    Bon, toujours est-il que je sais pas si j’ai exactement compris ce qu’elle m’a dit, mais ce que j’ai retenu, c’est  que pour mieux affronter son boss en période de crise, il fallait se saper comme Uma Thurman dans « Kill Bill».

Forcément, quand j'ai mis ma combinaison jaune citron, j’avais l’air con, je vous l’accorde.
Je ne pouvais décidément pas y aller comme ça, je me faisais mal aux yeux rien qu'en regardant ma manche...

Du coup, je me suis rechangée et j’ai remis ma robe de Morticia.
Mes yeux m'ont dit merci.
Ca m'apprendra à écouter les conseils des copines tiens... enfin bon.


    Sally a attendu que tout le monde soit parti du bureau pour que personne n’entende notre conversation.

    « Bon, je voudrais savoir ce qui se passe, ça ne te ressemble pas d’être comme ça toi qui es si calme d’habitude… tu as des problèmes en ce moment ? Tu sais, tu peux m’en parler, je peux comprendre… »

Voilà qu’elle jouait les psy… avec son air fourbe et ses manières faussement gentilles ?

    « … tu sais, je suis vraiment très surprise que tu veuilles partir, j’ose espérer que tu as dit ça l’autre jour sous le coup de la colère et que tu ne le pensais pas… ça m’embêterait vraiment de devoir me séparer de toi, tu fais quand même du bon boulot tu sais, et je pense que tu te plais bien ici tout de même… So réfléchis bien. »

    Traduction : tu es la seule assistante qui soit restée ici aussi longtemps, je ne trouverai pas facilement une autre idiote qui acceptera de se faire exploiter de la sorte pour un salaire aussi minable sans jamais rien à redire.

J’ai regardé Sally droit dans les yeux, et lui ai demandé :

    « Qu’est ce que j’ai à gagner si je reste ? Reconnais tout de même que tu es très dure et qu’il est vraiment difficile de supporter la façon dont tu nous traites, surtout moi. Tu me dis que tu apprécies mon travail, mais tu n’as jamais un mot de remerciement pour quoi que ce soit, tu ne fais que des remarques désagréables. Tu n’as pas à parler aux gens comme ça tu sais.
- Ho Darling, je sais que je n’ai pas un caractère facile, mais tu sais, en tant que gérante de ma boîte, je me dois d’avoir de l’autorité et de me faire respecter ! Sinon comment tu veux y arriver ? Et je préfère te dire ce qui ne va pas plutôt que ce qui va enfin ! c’est normal !!!!
- De cette façon ???? Enfin passons... Et sinon, parlons salaire et poste : admettons que je veuille rester chez SM Communikation, serais tu d’accord pour augmenter légèrement mon salaire ? Je te demande 150€ de plus, je pense que ce n’est pas ça qui va te faire un 2ème trou au cul risque de te mettre sur la paille si???
Et sinon, serais tu d’accord également pour songer à me faire changer de poste ? Devenir l’assistante d’une des consultantes par exemple ? Parce que là, j’ai fait le tour... et je m’ennuie.

- Ho c’est vrai ? Alors tu serais d’accord pour rester ? Mais pourquoi tu ne me l’as pas dit plus tôt au lieu de faire ton cinéma ! Ecoute, je suis d’accord pour que tu changes de job, mais en attendant, et pour t’entraîner, voici ce que je te propose : tu continues de travailler pour moi, tu fais tout ce que tu as à faire, comme d’habitude, et EN PLUS, tu pourras être l’assistante d’une des filles. Ça te va comme deal ?
- Tu veux dire que je ferai donc 2 fois plus de choses que d’habitude pour apprendre un autre job c’est ça ? Et... mon salaire ?
- But Darling tu ne crois TOUT DE MÊME PAS que je vais t’augmenter ! Je t’ai déjà dit que je ne pouvais pas, et de toute façon, je n’ en ai pas les moyens.
(je compatis, quand on sait que ses frais de taxi pour venir au bureau chaque jour représentent plus que mon salaire actuel...)
C’est une proposition intéressante qui je pense pourra te permettre, à moyen ou long terme, d’apprendre un autre job, c’est bien pour toi non ?
Et sinon,  il faut que je te dise une chose... je veux bien que tu fasses ça, mais il faudrait revoir ta façon de t’habiller qui est trop... « gothique »... you know what I mean ? Si tu vas en rendez vous avec des clients etc... ça va pas passer...
- C’est quoi « trop gothique » ? C’est parce que je me fringue qu’en noir c’est ça ? Et que j’ai les cheveux noirs et les yeux noirs ? Tu veux quand même pas que je me fasse des mèches blondes NON PLUS ? (Comme une esthéticienne de Province ou une démonstratrice Helena Rubinstein des Galeries Lafayettes)
Bon enfin on verra... »


    C’est sur ces derniers mots que j’ai laissé Sally Mustang, qui ne s’était curieusement jamais montrée aussi gentille avec moi depuis que j’étais ici...
Je me suis laissée un temps de réflexion avant de lui donner une réponse définitive, à savoir : allais-je partir ou accepter sa proposition qui me semblait être aussi empoisonnée que la pomme de Blanche-Neige...
par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Mercredi 9 janvier 2008
JeanPatrick-dort-de-facon-ridicule.jpg    5h22 ce matin…
Mais ce n’est pas encore assez tôt pour me venger de Jean-Patrick qui m’avait réveillée à 8h du mat y’a 1 mois de ça …

    « Allo Jean-Patrick c’est Spike ça va ?…
-  ...
-    JEAN-PATRIIIIIIICK C’EST SPIKE TU ME REPONDS ???
-    Quelle heure il est… QUOI ? 5h22 DU MATIN!!!?!!! mais t’es complètement givrée ma pauvre fille! Tu veux me tuer ou quoi ? Tu veux qu’on parte à Las Vegas tout de suite ?
- Nan pas tout de suite, j’ai pas fini mon livre. J’ai un truc à te demander. Ensuite je te laisse te rendormir tranquille c’est promis.
- Ouais c’est ça… bon quoi encore ?
- Je sais pas comment finir mon histoire avec Sally Mustang…
- C’est une blague ? Et c’est pour CA que tu m’appelles en pleine nuit ?
Ma chérie, débranche tes poissons qui font du bruit, prends une verveine ou un whisky, laisse les honnêtes gens dormir en paix et retourne te coucher…

- Non mais sérieusement… je suis en panne d’inspiration totale, et il faut que je finisse…
- Ben chai pas… et pourquoi pas un : « Et à la fin, elle meurt » ? Comme tous les méchants dans tous les livres quoi ! Net simple et efficace. Tu as le choix de la mort  et je ne te donne pas d’exemple, tu as plus d’imagination que moi et les moyens que tu t’apprête à  me citer pourraient m’amener à  croire que tu n’es qu’une véritable psychopathe en puissance…
Je préfère me dire que je vais me la jeune fille avec qui je dois me marier est douce et innocente merci.

- Tu veux dire : je la tue ?
- TU es l’auteur ! C’est TON personnage ! donc t’en fais ce que tu veux. T’es un peu comme César sur ce coup là, tu as le droit de vie et de mort sur lui: pouce en l'air ou pouce en bas, tu vois...
- Hey, et si je faisais une fin à la « Star Wars » ? A la fin, on se rend compte que Sally Mustang, et bien en fait… c’est LE PERE DE L’ASSISTANTE MARTYRISEE ! »

    Si j’avais été à côté de Jean-Patrick à ce moment là, j’aurais pu voir qu’au dessus de son silence qui en disait long, il y avait plein de petits oiseaux qui passaient au ralenti en faisant des pointillés, comme dans Nicky Larson ou Sailor Moon quand ils sont navrés.

    « Spike : puis je te suggérer d’arrêter la drogue tout de suite ?
-  Je suggère des trucs… pas trop gores… Tu sais que je me suis refaite la quadrilogie de "Saw" il y a 2 jours et que ça m'a filé de bonnes idées...
Hey! et si je demandais l’avis du public ? J’ai le doit de prendre mon joker ?

- Tu triches Spike. Et je te rappelle que t’es pas chez Jean-Pierre Foucault.
- Quoi ? Toi tu demandes bien son avis à ton pote « Didier » : tu sais, celui qui a un prénom complètement con en plus de ses jugements à la noix. Et bien moi je demande l’avis du public : QUE VA T IL SE PASSER ? QUE DOIT IL SE PASSER ?
 
- Sally Mustang devient gentille
- Sally Mustang meurt comme Jayne Mansfield
- Sally Mustang meurt comme Jim Morisson (dans un jacuzzi plein de vomi)
- Sally Mustang meurt comme une rock star (électrocutée avec son vibro)
- Sally Mustang meurt comme Herbert Léonard

- Sally Mustang engage une autre assistante et lui fait subir la même chose (en pire)
- Sally Mustang retourne à New York
- Sally Mustang tue son assistante puis va en prison ensuite
- Autre possibilité (oui mais laquelle)


Bon allez, maintenant Jean-Pat tu peux te rendormir...»

par Spike publié dans : My real life
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