Les évènements et les personnages décrits dans le texte ci-dessous, ne sont que pure fiction. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant eu la
malchance d’exister ne seraient que fortuites et malencontreuses, et ne pourraient en aucun cas servir de prétexte foireux pour intenter une vile procédure pénale à l’encontre de leur
auteur – qui va bien merci – et dont les passe-temps favoris, outre l’écriture, sont le tricot, la pêche à la mouche et la culture de champignons d’Amsterdam.
L’auteur a autre chose à faire que de recevoir des huissiers à son domicile (bon sauf toi Alex parce que je te connais, que t’es mon pote, et que tu m’invites à faire des barbecues sur ta
terrasse) et d’ouvrir des blogs tous les 2 mois .
Merci.
Previously on Jungle Boogie…
L’assistante ne sait pas si oui ou non elle doit accepter la proposition piège que lui fait Sally Mustang…
… Je suis sortie du bureau dégoûtée par les solutions que m’avaient proposées Sally, et qui à mes yeux n’en étaient pas. Au bout d’un an à ravaler ma haine envers cette femme,
j’avais beaucoup de mal à contenir la rage que j’avais en moi à cet instant précis.
Je revoyais encore son sourire hypocrite et son air faussement apitoyé :
«Tu as des problèmes? Tu peux m’en parler… je ne tiens pas à me séparer de toi tu sais…»
A cet instant là, je me suis clairement vue en train de lui enfoncer le coupe-papier Hermès qui se trouvait sur son bureau au fond de son orbite gauche.
Elle ne tenait pas à se séparer de moi, mais il était temps pour moi que je me sépare d’elle. Tout cela ne pouvait plus durer. Tout cela n’avait que trop duré.
Lorsque j’étais arrivée dans cette ville, alors inconnue pour moi, et que j’avais intégré ce poste, je m’étais pourtant juré de changer pour de bon.
Quoi qu’il se passe, ma ligne de conduite était la suivante : rester calme, faire profil bas, oublier celle que j’étais avant, surtout passer inaperçue, la
fille la plus banale qui soit, ne pas éveiller le moindre soupçon.
Un an… je n’avais jamais tenu aussi longtemps… cependant j’étais fière de moi, parce que Sally Mustang faisait partie de la pire espèce de patrons.
Ceux qu’il faut éradiquer. Ceux qui se pensent tout puissants et au-dessus de tout parce qu’ils ont de l’argent. Ceux qui humilient, déprécient, harcèlent, pompent l’énergie de leurs victimes
tels des vampires, puis s’en débarrassent sans plus d’égard ensuite.
Les autres, ceux à qui j’avais eu affaire avant d’arriver ici étaient pourtant coriaces et m’avaient fait perdre mon sang-froid très vite… j’avais été obligée d’en finir rapidement… Sally Mustang
était la plus grande teigne que j’aie jamais croisée, ma patience et mon courage ont été maintes fois mis à l’épreuve et jamais je n’aurais pu imaginer pouvoir la laisser agir de la sorte avec
moi.
Etait-ce le besoin de me « poser » enfin dans une ville un peu plus que d’habitude ? La nécessité de redevenir quelqu’un de « normal » ? La volonté de ne plus fuir ? Je ne sais pas ce qui m’a
fait tenir un an, mais ce que je savais en revanche, c’était que c’était trop.
Ce soir là, j’ai dit au revoir à Sally, comme d’habitude, et j’allais rentrer chez moi.
Les lumières du bureau étaient éteintes, il était tard, tout le monde était déjà parti, il ne restait plus qu’elle et moi.
J’ai hésité un moment… j’aurais pu agir maintenant, sous le coup de mon impulsion … mais je me suis ravisée. Ce mode opératoire était inefficace, trop risqué, et Sally Mustang méritait qu’au
contraire, je réfléchisse minutieusement à un plan qui soit digne d’elle.
Son heure arriverait bien assez tôt…
Rentrée chez moi, après m’être occupée de tous mes chats qui réclamaient nourriture et câlins, j’ai commencé à songer à la façon dont j’allais pouvoir m’occuper de son
cas...
Je me revoyais la première fois. C’est toujours la plus difficile... ensuite, c’est presque comme pour tout, on s’habitue. Surtout à cette poussée d’adrénaline enivrante qui
s’empare de vous lorsqu’on commet l’acte lui même.
Quoi qu’il en soit, j’éprouvais le besoin de me venger contre tous ceux qui me faisaient du mal ou prenaient plaisir à m’humilier... Voir du sang couler... peut-être pour me sentir plus vivante
?
Ma première fois... c’était ce vieux vicieux qui m’avait embauché en tant qu’employée dans son épicerie... j’avais 18 ans.
Je vous vois d’ici en train de vous demander pourquoi à 18 ans une fille ne continue pas ses études au lieu de travailler dans une épicerie SPAR de province?
Oui... la jeune fille de 18 ans que j’étais avait alors bien d’autres rêves dans la tête que de ranger des boites de conserves au fond d’une remise et accessoirement de se faire tripoter par un
homme répugnant, gras et libidineux qui avait l’âge d’être son père...
Et bien que je vous raconte : mon rêve était de devenir journaliste. Grand reporter.
Pour la presse féminine.
Etre une autre Marie-Christiane Marek, travailler pour Vogue, Elle ou Cosmo... (j’aurais même pu être pigiste et commencer par de pauvres rubriques sans importance comme des articles sexo dans
des mensuels féminins...)
Etre sur tous les conflits modesques et beauté de la planète. Rencontrer les plus grands créateurs, les plus beaux mannequins, être toujours à la pointe de la mode, avoir une vie superficielle et
trépidante... devenir une véritable fashionista.
Le rêve pour une fille dont les parents n’avaient pas les moyens d’acheter des vêtements et des chaussures ailleurs que chez Z , Kiabi, Bata ou au Leclerc du coin ...
Quand toutes mes copines de classe arboraient fièrement leur magnifique pull Blanc-Bleu et leurs sac Paquetage, moi je traînais sur les épaules un vieux pull tricoté par ma grand-mère et un sac
US élimé jusqu’à la corde...
Non je n’ai pas eu une enfance facile.
Non, la vie ne m’a pas fait de cadeau... et encore moins en ce jour de décembre 1995, date à laquelle j'ai su que quoi qu’il se passe, ma vie ne serait de toute façon plus jamais la même...
Au fait, pour ta fin, que dirais-tu de Sally pète une durite en se rendant compte que tu pars vraiment, qu'elle prend tous les employés en otage, dont toi, qu'elle vous garde pendant deux jours et menace de tous vous tuer un par un, mais toi la dernière si tu ne jures pas de rester toute ta vie à ses côtés, et qu'à la fin la police réussit à lui tendre un piège, à vous libérer, et là Sally meurt d'une balle perdue tirée par un jeune policier débutant?!
J'aime ... Continue ... Et moi aussi j'etais chez Z and Cie avec le sac US, mais qu'est ce qu'on était belle ... plus que les autres non ??
Meuh non suis pas psychopathe !!
J'aime putain !! Tu veux bien écrire plus souvent ?? Pliiiiiz
commentaire n° : 2
posté par :
Fran
(site web)
le: 28/01/2008 07:43:10
Enfance pauvre, je connais moi aussi, ça t'amènes aux pires extrémités parfois....
Spike, pour ce qui est de devenir grand journaliste, rien n'est perdu...
Y'a une place de stagiaire dispo chez "Marie Claire", autant dire pour du journalisme d'investigation... Si t'es intéressée, contacte Deedee... C'est pour bosser avec elle...
Youpi la suite ! C'est pas trop tôt car c'est le manque hein quand tu nous là sans rien car c'est trop bon tes histoires. J'adore le suspens là et la photo qui illustre le billet, on se croirait au cinéma ! Oui tu pourrais être journaliste....
Autrement suis moins fan des couleurs de fonds (gris noir, c'est un peu sombre et mes yeux ont du mal). Mais on s'en fout de mes yeux hein ?
La photo qui illustre ton article fait penser aux créatures mystérieuses de "Eyes Wide Shut"...
... Pourquoi ne pas inviter Sally à ce genre de virée nocturne, elle pourrait y trouver une issue...
... comment dirais-je... une issue heureuse. Enfin, je veux dire... une issue heureuse, pour toi.
Cela lui irait bien, je trouve. Finir en belle de nuit débauchée, et finalement épanouie dans un rôle taillé sur mesure pour sa démesure grandiloquente et tyrannique...
Je n'en dis pas plus...
commentaire n° : 7
posté par :
Frem
le: 28/01/2008 10:42:30
mmm je sens que ça va être trash. Tu vas lui faire quoi au vieux libidineux? Est-ce qu'il fait glouirk quand on l'écrase? COmme dans les films américains?
Mais malheureuse, le home made, c'est hypra tendance. Tu vois, moi, j'aurais du temps et du talent, je me ferais mes propres fringues. Mais j'ai même pas de machine à coudre!
@ Vanessa: ben tu sais… y'a des tas de fins possibles à une histoire comme ça… de toute façon, on est d'accord: il faut qu'elle meurt.
@ Fran: je peux pas écrire plus souvent parce que les idées ne viennent qu'au compte goutte et je sais jamais quand… j'ai pas 2 semaines de billets écrits à l'avance moi!
@ Fressine: merci… tu comprends maintenant la détresse de mon personnage? Même pas de jean Lee Copper, non… la loose.
@ Mr Méchant: merci de tes conseils avisés, je vois que tu suis de manière assidue tous les bons blogs toi… ;)
@ Elsonia: non je pourrais pas être journaliste. Quoi que pour être journaliste de mode ou beauté … pas la peine d'être trop intelligente hein… pardon pour tes yeux… mais si je faisais un blog rose, ça ne collerait plus… :(
@ Milla: espèce de sanguinaire… oui, tu vas voir la suite…
@ Frem: Sally participe déjà à ce genre de soirée… si tu vois ce que je veux dire… (y'a même des photos qui doivent trainer sur le web tiens…)
@ Congoman: si je te disais que j'ai presque écrit cette phrase en pensant à toi? Je savais que ça te plairait tiens…
@ PinkLady: encore faut il savoir coudre! On est d'accord!
@ Simply: bonjour toi! Alors toi aussi t'es là depuis longtemps et tu dis rien??? Merci en tout cas…
Bon, j'espère que ça vous choque pas trop...
Oh que t'es méchante avec moi. Oui je le prends pour moi. Moi aussi j'ecris tous les soirs au feeling. J'ai pas de billets préparés à l'avance et j'ecris comme ça me vient. Pas de brouillon non plus quoi.
Faut croire que je suis encore plus barrée que toi pour avoir autant de trucs à coucher sur l'ecran :))
Tu sais quoi. Va pas forcer ton talent !! Bisous Bisous
commentaire n° : 13
posté par :
Fran
(site web)
le: 28/01/2008 22:33:27
J'suis là, j'suis pas là...
Rien à dire, suis trop occupé à lire mon courriel... avec F & X.
Mais je suis toujours les aventures de Spike...
commentaire n° : 14
posté par :
Tom
le: 28/01/2008 23:28:39
N'oublie pas que tu as résisté à Bernadette alias "dedette", qui était un prototype très perfectionné de vieille peau arriériste conservatrice réactionnaire. Pas du tout le même genre que Sally Mustang, mais un genre des plus éprouvants ! Quand on a tenu face à ça, c'est déjà la preuve d'une certaine force d'âme (la mièvrerie de mon commentaire m'afflige)
Mais c'est Cosette !
Tu vas pas nous dire que tu vendais des allumettes dans la rue alors qu'il neigeait non plus ?
commentaire n° : 16
posté par :
Sonia, MISS BLOG 2008
(site web)
le: 29/01/2008 06:56:05
Ouais, c'est vrai, on dirait un peu Cosette... Même que ça lui va bien au teint, ça lui donne un air fragile et touchant, qui tranche (hi hi hi) avec sa férocité légendaire... (Grrrrrr ! ! !)
Craquant... On dirait un chocolat de chez Lindt, un pyrénéen croquant.... Mhuummm, avec un expresso stretto, rien de tel pour démarrer la matinée... (ça y est, j'ai enive de chocolat).
Au fait... je confirme : la fontaine des Quinconces a été démantelée pendant la seconde guerre mondiale et ré-installée en 1985 (c'est un message codé pour tromper la vigilance de Sally).
Bye, bonne journée
commentaire n° : 17
posté par :
Tom
le: 29/01/2008 09:13:41
j'ai du retard de lecture, ma beatué coriandée, le boulot. Première partie : totale identification avec l'héroïne. Deuxième partie : impossible trop morte de rire.
Et voilà, il y a Hannibal qui couve..
Il faut toujours un point de départ triste pour faire monter la rage et agir...
Ca s'annonce bien trépidant tout cela.
Du Diable s'habille en Prada nous nous acheminons vers un bon gros thriller.. il est où le/la profiler ?