Chapitre 2 - Le plan d'attaque

Publié le par Spike

Les évènements et les personnages ci-dessous ne sont que pure fiction. Tout ce récit est le fruit de mon cerveau malade veuillez m’excuser par avance, mais j’ai passé un week-end dans la Quatrième Dimension, ceci expliquant peut-être cela. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne serait dû qu’à un malheureux concours de circonstance.

blade1.jpg    Le lendemain matin, alors que je lui montai son eau chaude, Sally me demanda :
« Dis moi, tu as réfléchi à la proposition que je t’ai faite ? Tu pourrais me donner une réponse assez rapidement parce que il faut que je prenne mes dispositions etc...
- Oui j’ai réfléchi... mais est ce qu’on peut se voir tranquillement ce soir? Je préfère t’en parler calmement plus tard.
- OF COURSE Darling !!! On se voit ce soir. En attendant, va me chercher un doughnut au chocolat, ensuite tu dois aller place Vendôme pour faire changer le bracelet de ma montrer Cartier, et puis après, tu vas chez Prada pour aller me chercher la robe que j’ai commandée pour ma soirée. Appelle ma femme de ménage pour lui dire qu’elle est virée, parce qu’elle a osé me perdre une chemise cette fucking idiot... ha et puis tu me commandes une voiture pour ce soir 21h30 précises en bas de chez moi... »

    Toute la journée, je jouais à être la parfaite petite employée modèle... mais j’avais réfléchi toute la nuit... aujourd’hui, c’est ta dernière journée au bureau Sally alors profites en bien une dernière fois ...

    A 18h, je suis allée la voir pour lui parler :

    « Ecoute, j’ai bien réfléchi... et finalement... je vais rester. Je me suis emportée la dernière fois, pardon de t’avoir parlé de cette façon... je suis bien ici, je reste.
- Really ? Hallefuckinglluyah! Je savais que tu me dirais ça de toute façon, je vois bien qu’au fond de toi, tu n’es pas si malheureuse ici... je suis peut-être dure, mais je ne suis tout de même pas un monstre !
Et puis il vaut mieux pour toi que tu restes ici, tu ne sais pas ce que tu peux trouver ailleurs, n’est ce pas? Imagine que tu tombes sur pire que moi ! »

    Ho oui ça pourrait être pire... bien pire même... et en effet, tu n’es pas un monstre... puisque je suis bien pire que toi.

Je lui adressai alors un sourire désarmant de sincérité :

    « Sally, tu sais qu’ici, j’ai tout appris, je te dois tout, je ne saurai jamais comment te montrer ma reconnaissance... merci d’avoir accepté que je travaille pour toi alors que je n’étais rien... je reste!»

    Sally me regarda triomphalement sans rien dire. Elle jubilait. Elle avait obtenu exactement ce qu’elle voulait.
Et moi aussi, mais elle l’ignorait encore.

     A 19h, je souhaitai une bonne soirée à Sally et m’apprêtai à partir quand elle me demanda en hurlant:
   
    « Est ce que tu as bien booké mon limousine pour ce soir ? Je ne dois pas arriver en retard c’est une soirée très important!!!
- Non je n’ai pas oublié ta voiture... est-ce qu’il m’est déjà arrivé d’oublier des choses ?
- OUI ! Parfois tu oublies des virgules et des points quand tu tapes mes courriers, so tu vois que je dis pas n’importe quoi ! »

    Laisse-là dire et ne réponds pas... rentre chez toi à présent, tu n’as pas beaucoup de temps pour te préparer.

    Mais chez moi, tout est déjà prêt.
    J’ai juste à me changer et à prendre mon sac.
Qu’il est lourd ce sac... presque autant que la rancoeur que je traîne depuis un an envers cette folle... elle veut jouer à qui est la plus psychopathe des deux ?
Sally, sur ce terrain, tu ne peux pas me battre... tu ne sais pas contre qui tu joues...

    Dehors il fait déjà nuit, ma rue est déserte, de toute façon je passe inaperçue puisque je ne suis personne. Je repère une voiture... celle-ci fera bien l’affaire... on y va.
Je sillonne la capitale pour arriver à mon point de rendez-vous, et puis j’attends.
Pas très longtemps...

    Il est 21h33 lorsque mon téléphone retentit. Je souris : elle n’a que 3 minutes de retard pour une fois...
    « TU PEUX ME DIRE Où EST LA VOITURE QUE JE T’AI DEMANDÉE DE RÉSERVER ?ça fait 20 minutes que j’attends et il n’y a personne ! You’re fucking incapable de me booker une voiture pour ma soirée ! Je vais être en retard à cause de toi ! TROUVE MOI UN TAXI IMMEDIATLY !
- Sally, ce n’est pas la peine de hurler comme ça... ta voiture va arriver... le chauffeur a eu un problème...  peut-être des embouteillages...
- FUCK LES EMBOUTEILLAGES ! FUCK LES PROBLEMES ! ET FUCK YOU TOO ! FIND ME A CAB RIGHT NOW ! »

    Alors que je m’avance lentement à sa hauteur, je la regarde trépigner de rage et d’impatience sur le trottoir, vêtue de sa robe Prada, de ses Louboutin vernies de 12 centimètres et d’un manteau de fourrure. Elle agite son téléphone comme une hystérique.
Arrivée à sa hauteur, je baisse ma vitre :

    « Bonsoir Sally... je crois qu’il y a eu un souci avec la voiture que j’ai commandée cet après-midi... monte, je t’emmène à ta soirée si tu veux, j’allais moi aussi quelque part juste quand tu as appelé j’étais dans le coin... je te dépose ? Si ça peut t’éviter d’attendre un taxi dans le froid...»

Sally est furieuse, mais change soudain de physionomie lorsqu’elle me voit :
    «Ho ? C’est toi ? Mais qu’est ce que tu fais là ? Le hasard fait bien les choses parfois... yes, dépose moi. Et dépêche-toi surtout, je suis très en retard à cause de toi. »

A peine montée dans la voiture, elle commence à me parler... ou plutôt, à me reprocher une multitude de choses :
... « ... et pourquoi quand je te demande quelque chose, c’est toujours mal fait ? Pourquoi tu ne t’es pas assurée que cette voiture serait pile à l’heure ? Et si j’arrive en retard, ce sera de ta faute... tu comprends, je ne suis pas n’importe qui et je dois être là bas assez tôt... »

    Je freine violemment et lui décoche un regard des plus haineux qui soit. 

    « Ta gueule salope. Maintenant, c’est moi qui commande. Et plus jamais tu ne me parles comme ça.»

    Je sors de ma poche un tissu imbibé du chloroforme et me jette sur elle pour lui faire inhaler le produit en maintenant sa tête fermement. Les yeux écarquillés par la peur, elle se débat quelques secondes, puis s’effondre...

    Que la fête commence...


Publié dans Sally Mustang & Co

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Congoman 07/02/2008 13:54

Tiens c'est marrant que tu parles de la SNCF, passequ'il m'arrive de bosser sometimes avec des gars de là bas (cause qu'on fabrique des trains pour eux) et c'est vrai qu'ils sont bien au chaud et pas stressés ... Sinon ouais, du gore et des ambiances bien flippantes, c'est ça qu'est bon !!

Fran 07/02/2008 12:11

C'est de la confiture à quoi ?? Histoire que je sache quelle est ta couleur de vernis en ce moment :))

Petite Merde 07/02/2008 11:43

@ Spike: oui j'y suis allée: divertissant. Pas si mal mais fin pourrie. Sinon, je te conseille un vrai petit bijou que j'ai vu récemment (pas encore sorti): Mulberry Street.

Spike 07/02/2008 11:30

@ Fremen: ou que penses tu plutôt de lui mettre "les godasses dans le cerveau"???

@ Elsonia: bien sûr qu'elle sert à rien Sally! Juste à faire chier le monde! Même ses pompes on peut rien en faire! Toute façon maintenant, je suis traumatisée des Louboutin: quand j'en vois, j'ai envie de vomir. Tout ça à cause d'elle.

@ Congoman: sans blague, t'as même plus le temps de glander tellement tu bosses? C'est vraiment la misère tiens... tu devrais bosser à la SNCF, là ils branlent vraiment rien... (hin hin hin)
Le talon, j'hésite encore où je vais lui mettre... c'est pas encore très défini... mais toute façon faut que ce soit crade on est bien d'accord non? ;)

Congoman 07/02/2008 10:42

Hallefuckinglluyah, j'ai explosé de rire devant mon écran.
J'avais pas pu passer depuis quelques jours cause une soudaine arrivée inopinée de travail qui m'a carrément Overbooked ('tain, on peut même pu glander au taf, où va t'on). Mais là, les deux dernières notes, well done John: Ya pas à tortiller, j'suis fan. J'attends la suite avec impatience .... Et le talon, ds l'oeil ou ds l'oreille ?