Les personnages et les évènements décrits dans le récit qui va suivre sont complètement inventés et n'ont rien à voir avec la réalité puisque comme chacun le
sait: en vrai ce serait bien pire que ça...
Les personnages et les évènements décrits dans le récit qui va suivre sont complètement inventés et n'ont rien à voir avec la réalité puisque comme chacun le sait: en vrai ce serait bien pire que
ça...
Quand Sally Mustang reprit connaissance, elle n’avait aucune idée de l’endroit où elle avait été emmenée.
Ses yeux et sa bouche étaient recouverts de ruban adhésif, elle sentit que ses mains étaient menottées et accrochées au bout d’une chaîne.
Une odeur putride flottait dans l’atmosphère, comme de l’eau stagnante, de la moisissure, des choses en décomposition... rien de commun avec
l’odeur tendre de figuier émanant des bougies Dicktrique qu’elle avait l’habitude de faire brûler dans son appartement pour que ça sente bon...
Son premier réflexe fut d’abord de vouloir ôter l’adhésif qui obstruait sa bouche... ce qui lui arracha les lèvres au passage car elle n’avait pas
mis de rouge à lèvres suffisamment hydratant pour lui éviter ce problème... après quelques minutes de réflexion où elle se demanda comment faire pour ne pas s’arracher les cils et les sourcils en
enlevant le scotch qui entourait son visage sans ruiner son maquillage, elle se décida enfin à tirer doucement sur l’adhésif. Ses paupières collaient au papier, ainsi que ses cils... elle allait
devoir les sacrifier si elle voulait voir. Sally hurla en enlevant le tout, crut un instant qu’elle s’arrachait les yeux, et finalement, après 5 minutes de souffrance (insoutenable pour elle) eut
le loisir d’examiner la pièce et de pleurer sur ses cils perdus, qui ne ressemblaient plus qu’à des pattes d’insecte noir collé sur du papier tue-mouche.
Elle se trouvait dans la pénombre, la chaîne qui la retenait était accrochée à un poteau, au milieu d’une pièce dont les fenêtres ne laissaient
passer que quelques rais de lumière à travers des volets clos.
Un goutte à goutte incessant provenait du lavabo à sa gauche, une chaise renversée gisait à quelques mètres d’elle, des immondices au milieu desquels des insectes
semblaient grouiller jonchaient la pièce...
Sally hurla pour tenter d’appeler à l’aide, et tenta de s’approcher des fenêtres pour briser une vitre, mais la chaîne l’arrêta avant qu’elle ait
pu faire 2 mètres.
Ses talons de 12 cm commençant à la faire un peu souffrir, elle retira ses Louboutin... et poussa un cri de douleur: le sol était parsemé de verre pilé qui lui
arrachèrent la plante des pieds : elle comprit vite qu’elle n’avait guère d’autre choix que de garder ses escarpins et d’avoir mal... Soit elle avait des ampoules, soit elle avait les pieds
lacérés.
Sally se sentit perdue, désespérée, abandonnée. Elle se demandait ce qu’elle avait pu bien faire pour être traitée de la sorte par une de ses
employées, elle qui s’était toujours parfaitement bien comportée avec tout le monde... pourquoi elle ?
Son regard embuée de larmes embrassa de nouveau la pièce quand un objet, dans la pénombre, attira son attention. Non loin d’elle, à sa portée,
était posé par terre un dictaphone. Elle s’approcha de la machine où était inscrite la phrase suivante : « PLAY ME ». Sally appuya sur « PLAY ».
Une voix qui semblait provenir d’outre-tombe articula :
« Bonjour Sally, on va jouer à un jeu : est-ce que tu aimes les films d’horreur ? Ou bien préfères-tu ceux avec des gladiateurs ?
Je sais ce que tu as fait l’été dernier et je suis le pire de tes cauchemars... j’ai un pull rayé vert et rouge ultra haïpe que c’est même pas un Sonia Rykiel... tu
sais qui je suis ???
Sally est ce que tu as eu peur quand tu es allée voir « Saw » au cinéma? Tu ne l’as pas vu ? Dommage pour toi... tu aurais pu avoir une vague idée de ce qui
t’attendais ici...
A présent écoute moi bien : la clé qui te permettra d’ouvrir tes menottes pour te libérer de tes chaînes se trouve à l’intérieur de ton sein gauche, juste sous la
poche de silicone derrière le muscle... la clé qui te permettra d’ouvrir la porte se trouve dans ton sein droit... au même emplacement que la première clé.
Le seul instrument dont tu disposeras pour l’opération est la lime à ongles en métal près du lavabo. Dépêches-toi, tu as 20 minutes. Maintenant, appuie sur
le bouton « STOP » et tu écouteras la suite quand tu auras fini.»
Paniquée, Sally éteignit le dictaphone, se remit à hurler et à trépigner sur ses talons en cherchant frénétiquement la lime à ongle. Elle finit par
mettre la main sur un bout de métal émoussé qui mesurait une dizaine de centimètres. Elle devait trouver ces clés si elle voulait se sortir de là et sauver sa peau... mais pour cela... elle
devait s’infliger un atroce supplice... les minutes passaient et Sally devait prendre une décision... courageusement, elle planta la lime dans son sein gauche pour tenter d’en extirper la clé
promise. Le sang coulait partout, tachant sa robe Prada à 6800€, une poche de silicone fut percée, Sally hurlait de douleur alors qu’elle cherchait en vain une clé... qu’elle ne trouverait
jamais.
Au bout d’une demie heure, persuadée que comme elle avait mis plus de 20 minutes à se mutiler, il lui arriverait quelque chose d’horrible, Sally
hurla de nouveau comme une forcenée... avant de se rendre compte qu’elle n’avait pas de piège à ours avec un dispositif monté à l’envers sur sa tête qui risquait de lui faire exploser la tête en
lui séparant les mâchoires comme dans le film.
Elle reprit le dictaphone puis appuya de nouveau sur la touche « PLAY ».
« Alors... tu as accepté de jouer ? Mais tu manques de jugeote très chère... je n’ai jamais dit qu’au bout de 20 minutes il se passerait
quelque chose... du reste, sache que nous ne sommes pas dans un film ici. Tu as vraiment cru que ça se passerait comme dans « Saw » ? qu’il y avait une clé et que tu avais le choix de t’en sortir
si tu le voulais ?
Sally... Sally... sache qu’il n’y a jamais eu de clé nulle part, et sache que je n’ai jamais eu non plus l’intention de te laisser la moindre chance
de t’en sortir... Tu n’es pas là pour t’en sortir ou t’échapper... tu es uniquement ici pour souffrir... puis mourir.
Bon courage ... bitch. »
Sally s’effondra. Ainsi donc elle allait finir sa vie splendide faite de strass, de coke, d’esclaves, de sexe, de stars et de paillettes dans cette
chambre crasseuse, avec des cils manquant, une bouche en lambeau et une poitrine qui se vide de son 95 D ?
Quelle honte, quelle humiliation...
Elle était morte de peur...
Alors qu’elle restait prostrée contre son poteau, le bruit d’une clé qui tourne dans la serrure se fit entendre. Elle lança un regard inquiet vers
la porte et cria en voyant dans l’embrasure une ombre noire qu’elle connaissait déja...
« Bonjour Sally, comme il est 10h et que je te connais bien, je suis venue spécialement jusqu’ici pour t’apporter personnellement... ton eau
chaude...
Tu vois... tu n’auras même pas eu à la demander en hurlant comme à ton habitude... »
Sally glapit de douleur lorsqu’elle sentit son visage et son corps brûler quand elle fut aspergée d’eau bouillante. Plus tard des cloques se
formeraient, et alors la douleur serait encore pire...