Dimanche 24 février 2008
Une galette de crack dans la poche, je retournai voir
mon ancien bourreau enfermée dans son trou sombre.« Salut Morue ! Comment ça va aujourd’hui ? Je suis sûre que t’as même pas touché à ton eau chaude ou à la nourriture que je t’avais laissée... tu vas finir par crever si tu te laisses aller comme ça tu sais ? »
Allongée par terre, toujours dans le noir, elle ne répondit pas. Un instant, j’ai cru qu’elle était morte. Elle ne bougeait plus. Aurait-elle fait une OD cette connasse?
Je m’approchai d’elle doucement pour vérifier, et au moment où mon visage était tout près du sien, cette furie m’asséna un coup sur la tête avec le thermos qui se trouvait à proximité et se jeta sur moi comme une chienne enragée. Dans l’état de faiblesse où elle était, la bataille ne dura guère longtemps et je repris le dessus avec facilité.
« Sally... ça ne va pas du tout... moi qui était de bonne humeur aujourd’hui et qui était disposée à te faire une faveur...
- La seule faveur que tu pourrais me faire serait de me laisser partir d’ici...
- Tu ne crois pas si bien dire... je vais t’expliquer... tiens en attendant fume ça. »
Et je remplissais la pipe en verre avec le caillou, la menaçant de fumer immédiatement sinon...
« SINON QUOI ????
- Exactement. »
Elle s’exécuta, de toute façon elle n’avait pas le choix.
« Bon Sally, avant toute chose, j’ai besoin que tu me signes tous ces papiers.
- What is it ?
- Des procurations. Tu sais, sur tous tes comptes en banque off-shore aux Iles Caiman et ailleurs... et puis aussi concernant la cession de ta société. C’est bien simple : je veux tout. Et tu auras la vie sauve.
- ARE YOU CRAZY ? Pas question. Toute ma fortune est là dedans.
- Tu crois que je ne le sais pas ? C’est justement pour ça que tu vas signer sans broncher. Tiens, refume un peu. Mais dis donc Sally, y’a que le fric qui t’intéresse en fait hein ? Sans fric et sans robes couture, tu n’es rien ! Allez fume.
- Non.
- Fume ou sinon je te recoupe un doigt. Comment tu feras pour faire des cochonneries avec tes copines si t’as plus que des moignons au bout des bras ? Tu pourras même plus te servir de tes godemichés à paillettes ! Quel gâchis non ?»
Au bout d’une heure, Sally disait n’importe quoi sous l’effet de la drogue et se mit
à tourner autour de son poteau en racontant des inepties, toujours accrochée à sa chaîne.
« Give me some hot water... give me some chicken... please let me go... leave me alone...»
Elle n’en pouvait plus : droguée, épuisée, mutilée, humiliée, elle devenait complètement dingue.
« Pleeeeaaase.... let me goooo !!!!!
- Ecoute Sally... peut-être... mais il faudrait que tu me supplies un peu plus que ça... je verrai ensuite... et si je te laisse partir, tu iras me dénoncer tout de suite... tu sais que si tu faisais ça, je te tuerai de mes mains avant même que l’on vienne m’arrêter ?
- Je te jure que je ne dirai rien à personne... laisse moi partir je t’en prie... je ferai tout ce que tu voudras !!!
- Tu me les signes ces papiers ?
- ...
- Alors ? Tu signes ou je continue à te faire subir quelques petites tortures ?
- NON S’IL TE PLAIT JE NE VEUX PLUS AVOIR MAL !
- J’aime bien quand tu m’implores comme ça... continues encore...
- ... Je te signe tout ce que tu veux... Please... now let me go... »
Sally signa tout ce que je lui tendis en pleurant. Je la giflai ensuite plusieurs fois de toutes mes forces :
« ça c’est pour toutes les filles que tu as fait pleurer pendant toutes ces années et qui contribuent au déficit de la Sécu parce qu’elles sont sous Prozac et chez un psy à cause de toi ! »
Je lui empoignai les cheveux et m’apprêtai à tailler dedans avec une longue lame. Sally se débattit comme elle pouvait :
« Encore un geste et je t’enfonce cette lame dans l’oreille... ou dans le crâne ? »
Les cheveux tombaient par terre par paquets, parfois la lame glissait sur sa tête et sur sa nuque, laissant de grandes balafres sanglantes...
« ça, c’est parce que tu voues un tel culte à l’apparence et que tu aimes tellement humilier ceux qui ne sont pas comme toi, que tu mérites enfin d’avoir une coupe de cheveux aussi pourrie que toi. Ça change du salon Dessange non ?
Et ça, c’est pour qu’à chaque fois que tu te regardes dans une glace, tu penses à moi... »
La lame s’enfonça profondément et lentement dans ses joues. Je m’assurais que les cicatrices seraient éternelles.
Sally était tellement défoncée au crack que je ne suis même pas sûre qu’elle sentit quelque chose.
«On y va maintenant ? »
Je la détachai de sa chaîne, et lui ordonnai de marcher seule. Toujours avec ses chaussures qui n’avaient pas la même hauteur de talons... Sally me suivit péniblement jusqu’à la porte que j’ouvris enfin.
« Tu n’es qu’une malade tu sais ça ?
- Oui Sally je sais... allez, descends, dépêche toi. »
Elle avait du mal à marcher, mais atteignit la rambarde de l’escalier. Elle descendit quelques marches avec précaution, la cage d’escalier était sombre, les marches inégales.
Tout à coup, elle sentit quelque chose se faufiler furtivement entre ses jambes : quelques rats s’étaient sauvés lorsque j’avais ouvert la porte et galopaient vers une possible sortie.
Surprise, Sally poussa un cri, lâcha la rampe, perdit l’équilibre et tomba à la renverse dans les escaliers.
Elle dévala les marches tête la première et roula jusqu’en bas, comme une poupée désarticulée.
Lorsque j’arrivais près d’elle, c’était fini. Sa tête baignait déjà dans une mare de sang.
« Dommage de finir comme ça hein ? Tu pensais être si près de ta libération... et tu meurs de façon stupide à cause de 3 rats effrayés et d’une paire de chaussures à talons...
Chienne de vie hein ?
En même temps... j’espère que tu n’as jamais cru réellement que tu partirais d’ici vivante?!?... »
Je sortis du bâtiment désert. Il faisait nuit.
Aucune âme qui vive à moins de 10 kilomètres à la ronde.
Tout était en place, j’avais tout vérifié une dizaine de fois.
Mes sacs étaient dans le coffre, j’avais mon passeport et l’argent.
Je savourai ce moment de calme et allumai une cigarette.
Je mis le contact et jetai mon mégot dans la flaque d’essence.
Le temps qu’on vienne éteindre l'incendie, j’aurais déjà passé la frontière...
FIN
Comme tous
les jours, j’allais relever le courrier. Depuis que je séquestrais Sally, je faisais exactement comme d’habitude, à la différence que je savais qu’elle n’allait pas revenir au travail. J’ouvrais
donc tout son courrier lorsqu’au milieu des invitations diverses et des factures quand je tombais sur ceci, qui m’a fait frémir 17 secondes (parce que je suis quelqu’un de super émotif en
vrai):
La nuit tombait mais Sally n’en avait pas vraiment conscience car son cerveau était embrumé par une douleur lancinante, et qui plus est, elle se trouvait dans le
noir au milieu de rats qui avaient fini de laper son sang sur le plancher..
J’avançais lentement vers une Sally terrorisée qui tentait
de se réfugier vers le poteau où elle était enchaînée.
Le lendemain matin, alors que je lui montai son eau
chaude, Sally me demanda :
Le jour où tout à basculé, je venais de fêter mon 15ème
anniversaire.
Previously on Jungle Boogie…
Bonjour, moi je reste
anonyme parce que je m’en tape, et que même si je vous disais comment je m’appelle ça ne vous dirait rien puisque vous vous en foutez comme de votre première pipe.
Bonjour mon nom c'est Lucas, j’habite
au 2ème étage, juste au dessus de chez Spike, oui je crois qu’elle m’a déjà vu parfois...








