Dimanche 24 février 2008
Fuite.jpg    Une galette de crack dans la poche, je retournai voir mon ancien bourreau enfermée dans son trou sombre.

    « Salut Morue ! Comment ça va aujourd’hui ? Je suis sûre que t’as même pas touché à ton eau chaude ou à la nourriture que je t’avais laissée... tu vas finir par crever si tu te laisses aller comme ça tu sais ? »

    Allongée par terre, toujours dans le noir, elle ne répondit pas. Un instant, j’ai cru qu’elle était morte. Elle ne bougeait plus. Aurait-elle fait une OD cette connasse?
Je m’approchai d’elle doucement pour vérifier, et au moment où mon visage était tout près du sien, cette furie m’asséna un coup sur la tête avec le thermos qui se trouvait à proximité et se jeta sur moi comme une chienne enragée. Dans l’état de faiblesse où elle était, la bataille ne dura guère longtemps et je repris le dessus avec facilité.

    « Sally... ça ne va pas du tout... moi qui était de bonne humeur aujourd’hui et qui était disposée à te faire une faveur...
- La seule faveur que tu pourrais me faire serait de me laisser partir d’ici...
- Tu ne crois pas si bien dire... je vais t’expliquer... tiens en attendant fume ça. »

    Et je remplissais la pipe en verre avec le caillou, la menaçant de fumer immédiatement sinon...

    « SINON QUOI ????
- Exactement. »

    Elle s’exécuta, de toute façon elle n’avait pas le choix.

    « Bon Sally, avant toute chose, j’ai besoin que tu me signes tous ces papiers.
- What is it ?
- Des procurations. Tu sais, sur tous tes comptes en banque off-shore aux Iles Caiman et ailleurs... et puis aussi concernant la cession de ta société. C’est bien simple : je veux tout. Et tu auras la vie sauve.
- ARE YOU CRAZY ? Pas question. Toute ma fortune est là dedans.
- Tu crois que je ne le sais pas ? C’est justement pour ça que tu vas signer sans broncher. Tiens, refume un peu. Mais dis donc Sally, y’a que le fric qui t’intéresse en fait hein ? Sans fric et sans robes couture, tu n’es rien ! Allez fume.
- Non.
- Fume ou sinon je te recoupe un doigt. Comment tu feras pour faire des cochonneries avec tes copines si t’as plus que des moignons au bout des bras ? Tu pourras même plus te servir de tes godemichés à paillettes ! Quel gâchis non ?»

    Au bout d’une heure, Sally disait n’importe quoi sous l’effet de la drogue et se mit
à tourner autour de son poteau en racontant des inepties, toujours accrochée à sa chaîne.

    « Give me some hot water... give me some chicken... please let me go... leave me alone...»

Elle n’en pouvait plus : droguée, épuisée, mutilée, humiliée, elle devenait complètement dingue.

    « Pleeeeaaase.... let me goooo !!!!!
- Ecoute Sally... peut-être... mais il faudrait que tu me supplies un peu plus que ça... je verrai ensuite... et si je te laisse partir, tu iras me dénoncer tout de suite... tu sais que si tu faisais ça, je te tuerai de mes mains avant même que l’on vienne m’arrêter ?
- Je te jure que je ne dirai rien à personne... laisse moi partir je t’en prie... je ferai tout ce que tu voudras !!!
- Tu me les signes ces papiers ?
- ...
- Alors ? Tu signes ou    je continue à te faire subir quelques petites tortures ?
- NON S’IL TE PLAIT JE NE VEUX PLUS AVOIR MAL !
- J’aime bien quand tu m’implores comme ça... continues encore...
- ... Je te signe tout ce que tu veux... Please... now let me go... »

    Sally signa tout ce que je lui tendis en pleurant. Je la giflai ensuite plusieurs fois de toutes mes forces :

    « ça c’est pour toutes les filles que tu as fait pleurer pendant toutes ces années et qui contribuent au déficit de la Sécu parce qu’elles sont sous Prozac et chez un psy à cause de toi ! »
Je lui empoignai les cheveux et m’apprêtai à tailler dedans avec une longue lame. Sally se débattit comme elle pouvait :
« Encore un geste et je t’enfonce cette lame dans l’oreille... ou dans le crâne ? »
Les cheveux tombaient par terre par paquets, parfois la lame glissait sur sa tête et sur sa nuque, laissant de grandes balafres sanglantes...
« ça, c’est parce que tu voues un tel culte à l’apparence et que tu aimes tellement humilier ceux qui ne sont pas comme toi, que tu mérites enfin d’avoir une coupe de cheveux aussi pourrie que toi. Ça change du salon Dessange non ?
Et ça, c’est pour qu’à chaque fois que tu te regardes dans une glace, tu penses à moi... »

    La lame s’enfonça profondément et lentement dans ses joues. Je m’assurais que les cicatrices seraient éternelles.
Sally était tellement défoncée au crack que je ne suis même pas sûre qu’elle sentit quelque chose.

    «On y va maintenant ? »

Je la détachai de sa chaîne, et lui ordonnai de marcher seule. Toujours avec ses chaussures qui n’avaient pas la même hauteur de talons... Sally me suivit péniblement jusqu’à la porte que j’ouvris enfin.

    « Tu n’es qu’une malade tu sais ça ?
- Oui Sally je sais... allez, descends, dépêche toi. »

    Elle avait du mal à marcher, mais atteignit la rambarde de l’escalier. Elle descendit quelques marches avec précaution, la cage d’escalier était sombre, les marches inégales.
Tout à coup, elle sentit quelque chose se faufiler furtivement entre ses jambes : quelques rats s’étaient sauvés lorsque j’avais ouvert la porte et galopaient vers une possible sortie.
Surprise, Sally poussa un cri, lâcha la rampe, perdit l’équilibre et tomba à la renverse dans les escaliers.
Elle dévala les marches tête la première et roula jusqu’en bas, comme une poupée désarticulée.

    Lorsque j’arrivais près d’elle, c’était fini. Sa tête baignait déjà dans une mare de sang.

    « Dommage de finir comme ça hein ? Tu pensais être si près de ta libération... et tu meurs de façon stupide à cause de 3 rats effrayés et d’une paire de chaussures à talons...
Chienne de vie hein ?
En même temps... j’espère que tu n’as jamais cru réellement que tu partirais d’ici vivante?!?... »

    Je sortis du bâtiment désert. Il faisait nuit.
Aucune âme qui vive à moins de 10 kilomètres à la ronde.
Tout était en place, j’avais tout vérifié une dizaine de fois.
Mes sacs étaient dans le coffre, j’avais mon passeport et l’argent.

Je savourai ce moment de calme et allumai une cigarette.
Je mis le contact et jetai mon mégot dans la flaque d’essence.

Le temps qu’on vienne éteindre l'incendie, j’aurais déjà passé la frontière...

FIN
par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Mardi 19 février 2008
lettre-pourrie.jpg    Comme tous les jours, j’allais relever le courrier. Depuis que je séquestrais Sally, je faisais exactement comme d’habitude, à la différence que je savais qu’elle n’allait pas revenir au travail. J’ouvrais donc tout son courrier lorsqu’au milieu des invitations diverses et des factures quand je tombais sur ceci, qui m’a fait frémir 17 secondes (parce que je suis quelqu’un de super émotif en vrai):

    «GRAVE ! ALLEZ VOIR LE SITE INTERNET http://jungle-boogie... Avant que l’auteur n’efface tout ! Vous allez trouver des choses graves et horribles sur vous, écrites par quelqu’un qui est très proche de vous.
J’ai déjà démantelé ce site calomnieux : il s’agit de celui de la propre assistante de votre collègue, Drakkula. A l’heure qu’il est, l’insolente a dû être virée et j’espère qu’elle va payer pour son insubordination.
Je vous conseille de tout enregistrer et d’entamer rapidement une procédure judiciaire à l’encontre de la coupable.
A BAS LES ASSISTANTES DÉLATRICES ! FAISONS LES PAYER !»

    Sacrebleu ! j’étais donc découverte moi aussi !

    Et je frémis pendant 17 secondes.

    A la 18ème, je me ressaisis : « Mais ma pauvre t'es complètement bête ou quoi ? De toute façon tu ne risques rien puisque Sally est enfermée depuis quelques jours dans une pièce et qu’elle ne ressortira de là uniquement découpée en morceaux ».
   
    PPPfff... parfois, je me fais vraiment flipper pour que dalle... mon émotivité me perdra...
faut que j'apprenne à gérer mon stress...

    Ainsi donc un corbeau sévissait parmi nous... un corbeau qui s’amusait à pister sur le net les sites d’assistantes victimes de patrons exécrables... j’allais voir le site dont le corbeau parlait, par chance, j’ai pu constater que comme moi, la victime avait pu intercepter la lettre et s’éviter des ennuis puisqu’elle a enlevé toutes ses archives à temps et renommé son site ailleurs.

    Le corbeau avait donc raté son coup par deux fois...

    Comme dirait l’autre : « quel Connard ce corbeau ».

    Je décidai de m’occuper de son cas un peu plus tard, dès que j’en aurais terminé avec Sally Mustang. Pour l’heure, il était grand temps d’en finir avec Sally Mustang et d’obtenir ce que je voulais...

 
par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Vendredi 15 février 2008

Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé ne serait qu'une putain de coincidence de malade etc...etc...

(Purée ça me soule d'écrire tout le temps la même chose au début de chaque article, mais je suis obligée de le faire si je veux pas risquer un deuxième procès, alors je mets ça juste histoire de faire joli.
Comment c'est trop con la loi des fois)


CrackSun.jpg
    La nuit tombait mais Sally n’en avait pas vraiment conscience car son cerveau était embrumé par une douleur lancinante, et qui plus est, elle se trouvait dans le noir au milieu de rats qui avaient fini de laper son sang sur le plancher..


    Elle aurait bien pris une bonne tasse d’eau chaude et quelques M&M’s - surtout des bleus - pour caler sa faim… elle avait l’impression qu’elle n’avait pas mangé depuis des jours… même si dans la vraie vie, elle pouvait passer des jours sans manger juste pour entretenir sa ligne.

    Elle pensa à Malvina qui devait être folle d’inquiétude de ne pas l’avoir vue rentrer le soir après sa soirée, « elle a dû prévenir la police, ils se mettront à ma recherche et bientôt je serai libérée de ce cauchemar éveillée… comme dans les films…»

    Elle pensa à sa confrère, Drakula, qui avait elle au moins, une assistante docile et tellement dévouée… quelle chance elle avait eu de trouver cette fille qu’elle savait faire obéir au doigt et à l’œil… Sally était admirative devant tant de force et talent et elle regrettait de ne pas avoir pu débaucher cette fille pour la prendre comme assistante.
« Avec elle au moins, je ne serais pas là où je suis… mais il a fallu que je tombe sur une psychopathe en puissance… c’est bien ma veine… il faut se méfier de l’eau qui dort…»


    Elle pensa aussi à la peur qui l’envahissait de plus en plus. Pour la première fois de sa vie, elle n’avait pas le pouvoir, elle n’avait pas le contrôle de la situation et cela la mettait terriblement mal à l’aise.
Au delà du fait qu’elle souffrait le martyr, son orgueil et son ego en prenaient un sacré coup. Elle refusait de se laisser faire mais ne voyait malheureusement pas de solution pour s’en sortir.
Sa main mutilée était enroulée dans sa robe mais elle continuait de saigner beaucoup…
Allongée par terre, elle se sentait comme dans un état second et il lui semblait qu’elle perdait connaissance à intervalles réguliers.

Elle n’entendit pas la porte se rouvrir.
Elle ne la sentit pas arriver à pas de loups juste à côté d’elle.
Elle ne sentit pas qu’on enlevait le tissu de sa main et le fer rouge s’en approcher.
Elle sentit juste au dernier moment la brûlure et la douleur insoutenable qui s’ensuivit lorsque le morceau de fer chauffé à blanc fut appliqué contre ce qu’il restait de ses doigts.
Elle sentit aussi l’odeur de sa propre chair en train de cramer.
Et hurla.

    « J’ai appliqué les conseils judicieux donnés par des personnes avisées à savoir qu’il fallait cautériser les plaies après avoir coupé des membres, sinon, je risquais de te perdre trop rapidement…
Du coup je suis revenue avec du matériel adéquat… fais attention, y’a du verre partout, ne laisse pas traîner ta main par terre malheureuse! ça risquerait de rentrer dans tes plaies et de les infecter encore plus… et je ne voudrais surtout pas que tu meurs trop vite ma chère Sally
Allez tiens, fume ça, tu oublieras peut-être un peu ta douleur…»


Je lui tendais une pipe en pyrex:

    « Ha ben oui c’est sûr, c’est pas de la bonne coke comme tu as l’habitude de t’enfiler, là c’est plutôt la « drogue de pauvre » tu sais… en même temps t'as vu ta tronche maintenant? Tu croyais quand même pas que j'allais te filer de la coke pure!
Avec tes pompes pourries, ta robe à une fortune qui ressemble à une serpillère et ta chirurgie mammaire qui fout le camp? T'es vraiment pire qu'une pauvre! En fait t'es qu'une merde, mais ça tu l'as toujours été.
Donc tu mérites de la drogue de merde.
Tu vas voir le crack c’est génial parce que tu vas y être accro tout de suite, et tu me supplieras très très vite pour en avoir d’autre…  en même temps, tu as déjà l’habitude de la coke...
Ha c'est tout de suite moins festif que quand t'en prenais avant d'aller t'éclater aux Lampadaires avec tes copines hein ?!!!

- Je veux pas de ce truc là… you're juste a piece of crap...
- Mais si tu vas fumer.
- Non je veux pas…
- ECOUTE ESPECE DE VIEILLE PUTE JE TE DEMANDE PAS SI TU VEUX OU PAS JE VEUX QUE TU FUMES CE TRUC LÀ ALORS T’OBÉIS CONNASSE ! LA "PIECE OF CRAP" MAINTENANT C'EST TOI!!!»

    Et en disant cela je lui broyais la main entre  le sol et mon talon, provoquant (encore) des hurlements de douleur.
Je lui mis la pipe en verre dans la bouche, qui lui brûla les lèvres au passage, et elle fut forcer d’aspirer la fumée :
    « Mieux que ça sinon je recommence ou je t’arrache un œil avec mes ongles. »

Elle aspira encore… plusieurs fois... le flash fut violent, puis elle retomba par terre. Inerte.

    « Bon Sally, tu m'excuseras mais je ne te fournis pas l'héro pour la descente, débrouille toi pour que ce soit pas trop violent hein!
Moi je retourne au bureau, je reviendrai un peu plus tard pour m’assurer que tu prennes bien ta dose. En attendant je te laisse en plein bad trip. Bonne chance.

Tu n’auras sans doute pas faim, mais tu as quand même de quoi manger dans un coin. Tiens, je t’ai même ramené ton thermos d’eau chaude.
Ha oui : Kelly Weekly a encore appelé aujourd’hui pour savoir si tu étais dispo ce soir pour aller tu sais où... j’ai dit que tu étais en déplacement bien sûr... »

    De retour au bureau, je découvris quelque chose qui me fit frémir...

    Pendant au moins 17 secondes.


par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Mercredi 13 février 2008
Toute ressemblance avec des faits ou des personnages existant ou ayant existé etc...etc... Enfin je vais pas vous la refaire en entier, vous commencez à être au courant je pense...

rats.jpg    J’avançais lentement vers une Sally terrorisée qui tentait de se réfugier vers le poteau où elle était enchaînée.

    « Je passerai au bureau un peu plus tard... je tenais à te dire bonjour avant d’y aller... j’espère que tu vas bien. Ne t’inquiète pas pour tes employés, je leur dirai que tu es partie en déplacement, tout va très bien se passer ne t’en fais pas...
- MAIS POURQUOI ET COMMENT OSES TU ME FAIRE TOUT ÇA À MOI !!!!!?????? It’s fucking horrible and you’re just a fucking damn psychopath !!!
- Et toi je pense que tu es la patronne la pire qui puisse exister espèce de «fucking bitch» pour reprendre une de tes expressions favorites, et je suis encore pire que ce que tu peux imaginer... you have no idea... »

    Sally commençait à ne plus ressembler à rien avec sa robe Prada en lambeaux, la tête ébouillantée et ses pieds qui commençaient à la faire souffrir dans des chaussures qu’elle ne pouvait pas enlever.
Je sortis de mon sac un autre escarpin à talon. De 8 cm celui ci.

    « Tiens, mets ça.
- What ? But il est où le deuxième chaussure ?
- Nulle part : tu vas garder une chaussure avec un talon de 12 cm à gauche, et un de 8 à droite. Et puis te vas marcher comme ça pendant 3 heures dans la pièce accrochée à ta chaîne, comme si tu n’étais qu’un pauvre petit animal tout pourri. C’est tout.
- ARE YOU FUCKING NUTS ????
- Completly tombée sur la tête même... bon tu mets ça et puis surtout tu la fermes. »

    Elle s’exécuta et commença à marcher en claudiquant. Elle était pathétique...
Comme j’étais sûre qu’elle mettrait beaucoup de mauvaise volonté pour marcher, j’avais apporté de quoi la faire courir un peu...

    « Sally, c’est quoi cette démarche stupidement futile ? Enfin tu te débrouilles très bien... perso j’ai jamais su marcher avec des talons, j’ai l’air de rien, mais toi... quelle classe ! Tu es comment dire... splendide ! Voilà, c’est le mot. Ah, et sinon je t’ai apporté de la compagnie... »

    Je vaporisai les jambes de Sally avec un liquide puis ouvris la cage que j’avais apportée avec moi. Une douzaine de rats énormes s’élancèrent dans la pièce, et attirés par l’odeur, bondirent vers Sally en poussant de petits cris stridents. Cette dernière hurla car les rats - à l’instar du père d’Indiana Jones - étaient son ultime phobie...
Prise de panique, elle essaya de courir, piétina sur place, s’emmêla les pieds au milieu des rats et de  sa chaîne, et s’étala de tout son long dans les morceaux de verre pilé qui déchiquetèrent un peu plus son visage enflé de cloques.

    « J’oubliais... ils sont affamés... j’aimerais que tu te dévoues et que tu leur donnes à manger.
- MAIS QUOI ?
- Et bien... réfléchis... dévoue toi un peu pour ces petites bêtes affamées voyons, tu n’as donc pas de cœur ?
Que penses tu de leur donner... quelques un de tes doigts par exemple... voyons... il sont une douzaine, mais ils devraient par exemple se partager... allez... disons : 3 doigts... et encore, je suis méchante avec eux...
Ça ne fait pas beaucoup finalement pour de pauvres petites bêtes mortes de faim...
- HO MY GOD MAIS TU NE PEUX PAS FAIRE ÇA ET PUIS MOI AUSSI J’AI FAIM !
- Et bien mange un rat si tu veux ? Non ? Allez... quels doigts ? Je te laisse choisir... mais fais vite, sinon je décide moi même...
- NOOOOOOOO !!!!!! »

    Sally était vraiment trop indécise et moi j’allais être en retard à mon rendez vous, elle commençait sérieusement à me taper sur les nerfs.
Perdant tout patience, j’attrapais ma pince coupante d’une main et lui empoignai la tête de l’autre en lui sifflant :

    « Sally maintenant tu vas payer pour tout ce que tu as fait, je pourrais décider de te tuer tout de suite et d’en finir rapidement, mais je veux te montrer que certaines personnes peuvent se montrer aussi sadiques que toi voire pires ... et je suis de celles là. Alors maintenant tu te décides où sinon je choisis.»

    Elle était incapable de parler tellement elle hurlait... tant pis pour elle.
Quand son pouce gauche tomba par terre, il provoqua une bataille sans merci chez les rats qui manquèrent de s’entretuer pour le dévorer.
Quand l’index de la même main fut sectionné à sa base, Sally hurla et tourna de l’œil en voyant les rats manger ses restes.
Je décidai dans un élan de bonté soudaine, de ne couper que 2 doigts au lieu des 3 prévus initialement.

    « Je te laisse ta main droite ma chère Sally, tu vas en avoir besoin bientôt...
Là il faut que je retourne au bureau... et puis tu as plutôt intérêt à t’habituer à tes nouveaux amis puisque ce sont eux qui vont te tenir compagnie à présent... garde bien tes chaussures , je reviendrai plus tard, en attendant, je te laisse méditer... dans le noir.
- MAIS TU PEUX QUAND MÊME PAS ME LAISSER COMME ÇA!!! Donne moi quelque chose pour que je puisse mettre autour de ma main, ça saigne partout !!!!
- Heu... écoute j’ai rien sous la main pour éponger tes saletés là... je sais pas moi... ta robe Prada? ha elle est ruinée... quel dommage... et sinon tu crois qu’un rat c’est aussi absorbant que des Vania pocket ? Essaie d’en attraper un pour voir... »

par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Vendredi 8 février 2008
Les personnages et les évènements décrits dans le récit qui va suivre sont complètement inventés et n'ont rien à voir avec la réalité puisque comme chacun le sait: en vrai ce serait bien pire que ça...

les-boules-hein.jpg

Les personnages et les évènements décrits dans le récit qui va suivre sont complètement inventés et n'ont rien à voir avec la réalité puisque comme chacun le sait: en vrai ce serait bien pire que ça...


    Quand Sally Mustang reprit connaissance, elle n’avait aucune idée de l’endroit où elle avait été emmenée.
Ses yeux et sa bouche étaient recouverts de ruban adhésif, elle sentit que ses mains étaient menottées et accrochées au bout d’une chaîne.

    Une odeur putride flottait dans l’atmosphère, comme de l’eau stagnante, de la moisissure, des choses en décomposition... rien de commun avec l’odeur tendre de figuier émanant des bougies Dicktrique qu’elle avait l’habitude de faire brûler dans son appartement pour que ça sente bon...

    Son premier réflexe fut d’abord de vouloir ôter l’adhésif qui obstruait sa bouche... ce qui lui arracha les lèvres au passage car elle n’avait pas mis de rouge à lèvres suffisamment hydratant pour lui éviter ce problème... après quelques minutes de réflexion où elle se demanda comment faire pour ne pas s’arracher les cils et les sourcils en enlevant le scotch qui entourait son visage sans ruiner son maquillage, elle se décida enfin à tirer doucement sur l’adhésif. Ses paupières collaient au papier, ainsi que ses cils... elle allait devoir les sacrifier si elle voulait voir. Sally hurla en enlevant le tout, crut un instant qu’elle s’arrachait les yeux, et finalement, après 5 minutes de souffrance (insoutenable pour elle) eut le loisir d’examiner la pièce et de pleurer sur ses cils perdus, qui ne ressemblaient plus qu’à des pattes d’insecte noir collé sur du papier tue-mouche.

    Elle se trouvait dans la pénombre, la chaîne qui la retenait était accrochée à un poteau, au milieu d’une pièce dont les fenêtres ne laissaient passer que quelques rais de lumière à travers des volets clos.

Un goutte à goutte incessant provenait du lavabo à sa gauche, une chaise renversée gisait à quelques mètres d’elle, des immondices au milieu desquels des insectes semblaient grouiller jonchaient la pièce...

    Sally hurla pour tenter d’appeler à l’aide, et tenta de s’approcher des fenêtres pour briser une vitre, mais la chaîne l’arrêta avant qu’elle ait pu faire 2 mètres.
Ses talons de 12 cm commençant à la faire un peu souffrir, elle retira ses Louboutin... et poussa un cri de douleur: le sol était parsemé de verre pilé qui lui arrachèrent la plante des pieds : elle comprit vite qu’elle n’avait guère d’autre choix que de garder ses escarpins et d’avoir mal... Soit elle avait des ampoules, soit elle avait les pieds lacérés.

    Sally se sentit perdue, désespérée, abandonnée. Elle se demandait ce qu’elle avait pu bien faire pour être traitée de la sorte par une de ses employées, elle qui s’était toujours parfaitement bien comportée avec tout le monde... pourquoi elle ?

    Son regard embuée de larmes embrassa de nouveau la pièce quand un objet, dans la pénombre, attira son attention. Non loin d’elle, à sa portée, était posé par terre un dictaphone. Elle s’approcha de la machine où était inscrite la phrase suivante : « PLAY ME ». Sally appuya sur « PLAY ».
Une voix qui semblait provenir d’outre-tombe articula :
   
    « Bonjour Sally, on va jouer à un jeu : est-ce que tu aimes les films d’horreur ? Ou bien préfères-tu ceux avec des gladiateurs ?
Je sais ce que tu as fait l’été dernier et je suis le pire de tes cauchemars... j’ai un pull rayé vert et rouge ultra haïpe que c’est même pas un Sonia Rykiel... tu sais qui je suis ???
Sally est ce que tu as eu peur quand tu es allée voir « Saw » au cinéma? Tu ne l’as pas vu ? Dommage pour toi... tu aurais pu avoir une vague idée de ce qui t’attendais ici...
A présent écoute moi bien : la clé qui te permettra d’ouvrir tes menottes pour te libérer de tes chaînes se trouve à l’intérieur de ton sein gauche, juste sous la poche de silicone derrière le muscle... la clé qui te permettra d’ouvrir la porte se trouve dans ton sein droit... au même emplacement que la première clé.
Le seul instrument dont tu disposeras pour l’opération est la lime à ongles en métal près du lavabo. Dépêches-toi, tu as 20 minutes. Maintenant, appuie sur le bouton « STOP » et tu écouteras la suite quand tu auras fini.»

    Paniquée, Sally éteignit le dictaphone, se remit à hurler et à trépigner sur ses talons en cherchant frénétiquement la lime à ongle. Elle finit par mettre la main sur un bout de métal émoussé qui mesurait une dizaine de centimètres. Elle devait trouver ces clés si elle voulait se sortir de là et sauver sa peau... mais pour cela... elle devait s’infliger un atroce supplice... les minutes passaient et Sally devait prendre une décision... courageusement, elle planta la lime dans son sein gauche pour tenter d’en extirper la clé promise. Le sang coulait partout, tachant sa robe Prada à 6800€, une poche de silicone fut percée, Sally hurlait de douleur alors qu’elle cherchait en vain une clé... qu’elle ne trouverait jamais.
    Au bout d’une demie heure, persuadée que comme elle avait mis plus de 20 minutes à se mutiler, il lui arriverait quelque chose d’horrible, Sally hurla de nouveau comme une forcenée... avant de se rendre compte qu’elle n’avait pas de piège à ours avec un dispositif monté à l’envers sur sa tête qui risquait de lui faire exploser la tête en lui séparant les mâchoires comme dans le film.
Elle reprit le dictaphone puis appuya de nouveau sur la touche « PLAY ».

    « Alors... tu as accepté de jouer ? Mais tu manques de jugeote très chère... je n’ai jamais dit qu’au bout de 20 minutes il se passerait quelque chose... du reste, sache que nous ne sommes pas dans un film ici. Tu as vraiment cru que ça se passerait comme dans « Saw » ? qu’il y avait une clé et que tu avais le choix de t’en sortir si tu le voulais ?
Sally... Sally... sache qu’il n’y a jamais eu de clé nulle part, et sache que je n’ai jamais eu non plus l’intention de te laisser la moindre chance de t’en sortir... Tu n’es pas là pour t’en sortir ou t’échapper... tu es uniquement ici pour souffrir... puis mourir.
Bon courage ... bitch. »

    Sally s’effondra. Ainsi donc elle allait finir sa vie splendide faite de strass, de coke, d’esclaves, de sexe, de stars et de paillettes dans cette chambre crasseuse, avec des cils manquant, une bouche en lambeau et une poitrine qui se vide de son 95 D ?
Quelle honte, quelle humiliation...
Elle était morte de peur...

    Alors qu’elle restait prostrée contre son poteau, le bruit d’une clé qui tourne dans la serrure se fit entendre. Elle lança un regard inquiet vers la porte et cria en voyant dans l’embrasure une ombre noire qu’elle connaissait déja...

    « Bonjour Sally, comme il est 10h et que je te connais bien, je suis venue spécialement jusqu’ici pour t’apporter personnellement... ton eau chaude...
Tu vois... tu n’auras même pas eu à la demander en hurlant comme à ton habitude... »

    Sally glapit de douleur lorsqu’elle sentit son visage et son corps brûler quand elle fut aspergée d’eau bouillante. Plus tard des cloques se formeraient, et alors la douleur serait encore pire...
par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Mercredi 6 février 2008
Les évènements et les personnages ci-dessous ne sont que pure fiction. Tout ce récit est le fruit de mon cerveau malade veuillez m’excuser par avance, mais j’ai passé un week-end dans la Quatrième Dimension, ceci expliquant peut-être cela. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne serait dû qu’à un malheureux concours de circonstance.

blade1.jpg    Le lendemain matin, alors que je lui montai son eau chaude, Sally me demanda :
« Dis moi, tu as réfléchi à la proposition que je t’ai faite ? Tu pourrais me donner une réponse assez rapidement parce que il faut que je prenne mes dispositions etc...
- Oui j’ai réfléchi... mais est ce qu’on peut se voir tranquillement ce soir? Je préfère t’en parler calmement plus tard.
- OF COURSE Darling !!! On se voit ce soir. En attendant, va me chercher un doughnut au chocolat, ensuite tu dois aller place Vendôme pour faire changer le bracelet de ma montrer Cartier, et puis après, tu vas chez Prada pour aller me chercher la robe que j’ai commandée pour ma soirée. Appelle ma femme de ménage pour lui dire qu’elle est virée, parce qu’elle a osé me perdre une chemise cette fucking idiot... ha et puis tu me commandes une voiture pour ce soir 21h30 précises en bas de chez moi... »

    Toute la journée, je jouais à être la parfaite petite employée modèle... mais j’avais réfléchi toute la nuit... aujourd’hui, c’est ta dernière journée au bureau Sally alors profites en bien une dernière fois ...

    A 18h, je suis allée la voir pour lui parler :

    « Ecoute, j’ai bien réfléchi... et finalement... je vais rester. Je me suis emportée la dernière fois, pardon de t’avoir parlé de cette façon... je suis bien ici, je reste.
- Really ? Hallefuckinglluyah! Je savais que tu me dirais ça de toute façon, je vois bien qu’au fond de toi, tu n’es pas si malheureuse ici... je suis peut-être dure, mais je ne suis tout de même pas un monstre !
Et puis il vaut mieux pour toi que tu restes ici, tu ne sais pas ce que tu peux trouver ailleurs, n’est ce pas? Imagine que tu tombes sur pire que moi ! »

    Ho oui ça pourrait être pire... bien pire même... et en effet, tu n’es pas un monstre... puisque je suis bien pire que toi.

Je lui adressai alors un sourire désarmant de sincérité :

    « Sally, tu sais qu’ici, j’ai tout appris, je te dois tout, je ne saurai jamais comment te montrer ma reconnaissance... merci d’avoir accepté que je travaille pour toi alors que je n’étais rien... je reste!»

    Sally me regarda triomphalement sans rien dire. Elle jubilait. Elle avait obtenu exactement ce qu’elle voulait.
Et moi aussi, mais elle l’ignorait encore.

     A 19h, je souhaitai une bonne soirée à Sally et m’apprêtai à partir quand elle me demanda en hurlant:
   
    « Est ce que tu as bien booké mon limousine pour ce soir ? Je ne dois pas arriver en retard c’est une soirée très important!!!
- Non je n’ai pas oublié ta voiture... est-ce qu’il m’est déjà arrivé d’oublier des choses ?
- OUI ! Parfois tu oublies des virgules et des points quand tu tapes mes courriers, so tu vois que je dis pas n’importe quoi ! »

    Laisse-là dire et ne réponds pas... rentre chez toi à présent, tu n’as pas beaucoup de temps pour te préparer.

    Mais chez moi, tout est déjà prêt.
    J’ai juste à me changer et à prendre mon sac.
Qu’il est lourd ce sac... presque autant que la rancoeur que je traîne depuis un an envers cette folle... elle veut jouer à qui est la plus psychopathe des deux ?
Sally, sur ce terrain, tu ne peux pas me battre... tu ne sais pas contre qui tu joues...

    Dehors il fait déjà nuit, ma rue est déserte, de toute façon je passe inaperçue puisque je ne suis personne. Je repère une voiture... celle-ci fera bien l’affaire... on y va.
Je sillonne la capitale pour arriver à mon point de rendez-vous, et puis j’attends.
Pas très longtemps...

    Il est 21h33 lorsque mon téléphone retentit. Je souris : elle n’a que 3 minutes de retard pour une fois...
    « TU PEUX ME DIRE Où EST LA VOITURE QUE JE T’AI DEMANDÉE DE RÉSERVER ?ça fait 20 minutes que j’attends et il n’y a personne ! You’re fucking incapable de me booker une voiture pour ma soirée ! Je vais être en retard à cause de toi ! TROUVE MOI UN TAXI IMMEDIATLY !
- Sally, ce n’est pas la peine de hurler comme ça... ta voiture va arriver... le chauffeur a eu un problème...  peut-être des embouteillages...
- FUCK LES EMBOUTEILLAGES ! FUCK LES PROBLEMES ! ET FUCK YOU TOO ! FIND ME A CAB RIGHT NOW ! »

    Alors que je m’avance lentement à sa hauteur, je la regarde trépigner de rage et d’impatience sur le trottoir, vêtue de sa robe Prada, de ses Louboutin vernies de 12 centimètres et d’un manteau de fourrure. Elle agite son téléphone comme une hystérique.
Arrivée à sa hauteur, je baisse ma vitre :

    « Bonsoir Sally... je crois qu’il y a eu un souci avec la voiture que j’ai commandée cet après-midi... monte, je t’emmène à ta soirée si tu veux, j’allais moi aussi quelque part juste quand tu as appelé j’étais dans le coin... je te dépose ? Si ça peut t’éviter d’attendre un taxi dans le froid...»

Sally est furieuse, mais change soudain de physionomie lorsqu’elle me voit :
    «Ho ? C’est toi ? Mais qu’est ce que tu fais là ? Le hasard fait bien les choses parfois... yes, dépose moi. Et dépêche-toi surtout, je suis très en retard à cause de toi. »

A peine montée dans la voiture, elle commence à me parler... ou plutôt, à me reprocher une multitude de choses :
... « ... et pourquoi quand je te demande quelque chose, c’est toujours mal fait ? Pourquoi tu ne t’es pas assurée que cette voiture serait pile à l’heure ? Et si j’arrive en retard, ce sera de ta faute... tu comprends, je ne suis pas n’importe qui et je dois être là bas assez tôt... »

    Je freine violemment et lui décoche un regard des plus haineux qui soit. 

    « Ta gueule salope. Maintenant, c’est moi qui commande. Et plus jamais tu ne me parles comme ça.»

    Je sors de ma poche un tissu imbibé du chloroforme et me jette sur elle pour lui faire inhaler le produit en maintenant sa tête fermement. Les yeux écarquillés par la peur, elle se débat quelques secondes, puis s’effondre...

    Que la fête commence...


par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Mercredi 30 janvier 2008
Les évènements et les personnages décrits dans le texte ci-dessous, ne sont que pure fiction. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant pu exister ne serait que le fruit du divin hasard.
Amen.



undefined    Le jour où tout à basculé, je venais de fêter mon 15ème anniversaire.

Mon père, alcoolique et violent, a tué ma mère.

Elle était en train de faire de l’aérobic devant sa télé. Il a sans doute voulu qu’elle change de chaîne - pour regarder du foot ou la Formule 1 - ma mère a dit non, il lui a fracassé le crâne à coup d’haltères (les roses et mauves) avant de la découper en morceaux dans le bidet avec un couteau de boucher mal aiguisé. Celui qui servait à égorger les pintades du pintadier de notre jardin.

Ensuite, il a donné les restes du corps à Sultan, notre berger Allemand, avant de se suicider d’une balle dans la tête avec sa 22 long rifle.

    Je suis rentrée de la messe. C’est moi qui ai retrouvé les corps.

Et Sultan en train de manger Maman.


    Si mes souvenirs sont bons, je suis restée enfermée 10 jours dans la maison.

Avec les 3 cadavres.

(entre temps, Sultan était mort. Sans doute empoisonné par ce qu’il avait mangé je ne sais pas)

Lorsque la voisine m’a retrouvée – elle commençait à sentir des odeurs étranges à travers les murs -  je n’étais devenue qu’une pauvre chose, sale et muette.
On m’a internée 1 an en hôpital psychiatrique.

   Quand je me suis sauvée, j’étais livrée à moi même, et je vouais une haine féroce envers toute forme d’autorité.
Je n’avais plus d’amis, plus de famille, j’étais seule et contrainte de m’en sortir par n’importe quel moyen.

    Aidée par des services sociaux, j’ai pu quelque peu me reconstruire un semblant de vie... jusqu’à ce jour, de mars 96, où à l’âge de 18 ans, j’ai tué pour la première fois.
De sang-froid.
Avec préméditation.

Le porc pour qui je travaillais à l’épicerie avait commencé par avoir des gestes déplacés chaque fois que je passais près de lui.
Le jour où dans la remise de l’épicerie, il a tenté d’abuser de moi, en me forçant à m’agenouiller devant sa braguette ouverte,  je suis devenue possédée par une rage et une violence qu’il n’aurait jamais crue possible de moi jusqu’alors. C’est incroyable ce qu’on peut avoir au fond de soi sans que personne ne puisse le soupçonner.
A un moment donné, il a semblé presque surpris et déstabilisé.
Juste l’espace d’un instant.
Le temps pour moi de me relever d’un bond, de lui arracher l’oreille avec les dents, de la recracher dans la poussière, et de me sauver en courant pour ne plus jamais revenir.

Le soir venu, une ombre guettait cet ignoble individu à travers les vitres de sa maison. Elle attendait juste le moment approprié pour agir et se venger.

J’ai attendu jusqu’à minuit et je me suis glissée dans sa demeure, sale et puante. Comme lui. Sa porte n’était même pas fermée à clé. Dans les petites villes, on ne ferme pas sa maison à clé.

Ce vieux pervers dormait déjà, abruti par tout l’alcool qu’il avait dû boire depuis le matin…  je l’ai regardé dormir quelques minutes avec un air de dégoût…  combien de filles avaient été abusées par ce type?...

    La masse s’abattit sur sa tête avec lourdeur. Du sang jaillit. A ce moment là, profitant de son inconscience (et de la mienne, puisqu'il aurait pu me tuer en vrai) je me précipitai pour lui attacher les poignets et les chevilles aux montants de son lit, puis le bâillonnai avec de l’adhésif pour éviter qu’il alerte tout l’immeuble en poussant des hurlements de cochon qu’on égorge. En même temps…  c’est ce qui l’attendait…

Il reprit conscience et écarquilla les yeux avec terreur en me voyant au pied de son lit. Sans doute était-ce la taille de la lame de mon couteau qui lui faisait peur… il faut dire qu’elle était particulièrement impressionnante en effet…

    « Je pense que ton heure est venue de payer pour ce que tu as fait, lui dis-je d’une voix sombre, plus jamais tu ne pourras abuser des filles…  de toute façon… tu n’auras plus le matériel pour le faire…»

A cet instant je fis voler sa couverture et – bien que fortement dégoûtée parce que l’homme était répugnant – lui empoignai les parties génitales à pleine main :

    « Tu penses que ça fait quoi à une fille d’être forcée de se mettre CA dans la bouche ? Tu veux voir ce que ça fait ? Je vais te les enfoncer au fond de la gorge comme tu l’as fait pour toutes les autres, je te jure que tu vas regretter… »

Il essayait de se dégager des ses liens, en vain, et chacun de ses hurlements restaient au fond de lui.
Heureusement que mon couteau était aiguisé… mais comme ça saigne quand on coupe à cet endroit là… c’est terrible.
J’aurais dû prévoir et  mettre un casque intégral avec une visière, parce que là, j’avais du sang plein les yeux.
Mais j’avais tellement de haine que j’avais à peine conscience de tout ça. Ce mec me répugnait, il allait souffrir comme il le méritait.
Au moment où j’ai détaché le dernier morceau de chair de son ventre, il a vu ça et a failli s’évanouir.

    « Tiens et maintenant, OUVRE LA BOUCHE ET BOUFFE CONNARD !!!! »

Le sparadrap violemment arraché, j’ai profité qu’il ouvre la bouche en grand pour hurler pour lui faire bouffer ses couilles.

    « ET MAINTENANT TU VOIS CE QUE CA PEUT DONNER D’AVOIR TA BITE AU FOND DE LA GORGE HEIN ??? ?? »

Ce type me dégoûtait… tout ce sang me dégoûtait… c'était une véritable boucherie. A cause de lui, j’avais ruiné mes fringues… j’en avais déjà pas beaucoup… la prochaine fois, je serai prévoyante, j’aurai une tenue de combat…
J’ai achevé ses souffrances en lui ouvrant la gorge d’une oreille à l’autre. Enfin, celle qui lui restait puisque je lui avais arrachée la première plus tôt dans la journée.

J’étais assez énervée. Et puis j’avais sali toute la chambre. Sans parler de moi... je ne ressemblais plus à rien tellement j'étais sale. Une vraie boucherie je vous dis!

    « Pffioouu !!! La prochaine fois, il faudra tout de même que je fasse ça plus proprement…»
 
Je me suis sauvée. J'ai taillé la route et je n’ai jamais remis les pieds dans cette ville.

Le lendemain, j’étais déjà bien loin, et je n’ai même pas vu les articles qui parlaient de ce fait divers sanglant dans le journal de la région.

    Je ne vous fais pas le récit de tous les crimes qui ont suivi (toujours commis sur mes employeurs  tortionnaires) : l’un a fini empoisonné à la strychnine versée dans son café, un autre étranglé, une autre noyée dans sa baignoire, un autre avec une hache plantée dans le crâne, et j’en passe...
Je changeais à chaque fois de mode opératoire pour ne pas me faire repérer et surtout pour expérimenter différentes techniques.

    Sally Mustang méritait plus que tout cela... son calvaire devait durer bien plus longtemps que pour les autres, et dans ma tête, commençait à germer un plan des plus machiavéliques...


par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Lundi 28 janvier 2008
Les évènements et les personnages décrits dans le texte ci-dessous, ne sont que pure fiction. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant eu la malchance d’exister ne seraient que fortuites et malencontreuses,  et ne pourraient en aucun cas servir de prétexte foireux pour intenter une vile procédure pénale à l’encontre de leur auteur – qui va bien merci – et dont les passe-temps favoris, outre l’écriture, sont le tricot, la pêche à la mouche et la culture de champignons d’Amsterdam.
L’auteur a autre chose à faire que de recevoir des huissiers à son domicile (bon sauf toi Alex parce que je te connais, que t’es mon pote, et que tu m’invites à faire des barbecues sur ta terrasse) et d’ouvrir des blogs tous les 2 mois .
Merci.


undefinedPreviously on Jungle Boogie…
L’assistante ne sait pas si oui ou non elle doit accepter la proposition piège que lui fait Sally Mustang…



    … Je suis sortie du bureau dégoûtée par les solutions que m’avaient proposées Sally, et qui à mes yeux n’en étaient pas. Au bout d’un an à ravaler ma haine envers cette femme, j’avais beaucoup de mal à contenir la rage que j’avais en moi à cet instant précis.
Je revoyais encore son sourire hypocrite et son air faussement apitoyé :
«Tu as des problèmes? Tu  peux m’en parler… je ne tiens pas à me séparer de toi tu sais…»

    A cet instant là, je me suis clairement vue en train de lui enfoncer le coupe-papier Hermès qui se trouvait sur son bureau  au fond de son orbite gauche.

Elle ne tenait pas à se séparer de moi, mais il était temps pour moi que je me sépare d’elle. Tout cela ne pouvait plus durer. Tout cela n’avait que trop duré.

    Lorsque j’étais arrivée dans cette ville, alors inconnue pour moi, et que j’avais intégré ce poste, je m’étais pourtant juré de changer pour de bon.
Quoi qu’il se passe, ma ligne de conduite était la suivante : rester calme, faire profil bas,
oublier celle que j’étais avant, surtout passer inaperçue, la fille la plus banale qui soit, ne pas éveiller le moindre soupçon.

    Un an… je n’avais jamais tenu aussi longtemps… cependant j’étais fière de moi, parce que Sally Mustang faisait partie de la pire espèce de patrons.
Ceux qu’il faut éradiquer. Ceux qui se pensent tout puissants et au-dessus de tout parce qu’ils ont de l’argent. Ceux qui humilient, déprécient, harcèlent, pompent l’énergie de leurs victimes tels des vampires, puis s’en débarrassent sans plus d’égard ensuite.
Les autres, ceux à qui j’avais eu affaire avant d’arriver ici étaient pourtant coriaces et m’avaient fait perdre mon sang-froid très vite… j’avais été obligée d’en finir rapidement… Sally Mustang était la plus grande teigne que j’aie jamais croisée, ma patience et mon courage ont été maintes fois mis à l’épreuve et jamais je n’aurais pu imaginer pouvoir la laisser agir de la sorte avec moi.
Etait-ce le besoin de me « poser » enfin dans une ville un peu plus que d’habitude ? La nécessité de redevenir quelqu’un de « normal » ? La volonté de ne plus fuir ? Je ne sais pas ce qui m’a fait tenir un an, mais ce que je savais en revanche, c’était que c’était trop.

    Ce soir là, j’ai dit au revoir à Sally, comme d’habitude, et j’allais rentrer chez moi.
Les lumières du bureau étaient éteintes, il était tard, tout le monde était déjà parti, il ne restait plus qu’elle et moi.
J’ai hésité un moment… j’aurais pu agir maintenant, sous le coup de mon impulsion … mais je me suis ravisée. Ce mode opératoire était inefficace, trop risqué, et Sally Mustang méritait qu’au contraire, je réfléchisse minutieusement à un plan qui soit digne d’elle.
Son heure arriverait bien assez tôt…

    Rentrée chez moi, après m’être occupée de tous mes chats qui réclamaient nourriture et câlins, j’ai commencé à songer à la façon dont j’allais pouvoir m’occuper de son cas...

    Je me revoyais la première fois. C’est toujours la plus difficile... ensuite, c’est presque comme pour tout, on s’habitue. Surtout à cette poussée d’adrénaline enivrante qui s’empare de vous lorsqu’on commet l’acte lui même.
Quoi qu’il en soit, j’éprouvais le besoin de me venger contre tous ceux qui me faisaient du mal ou prenaient plaisir à m’humilier... Voir du sang couler... peut-être pour me sentir plus vivante ?

    Ma première fois... c’était ce vieux vicieux qui m’avait embauché en tant qu’employée dans son  épicerie... j’avais 18 ans.

    Je vous vois d’ici en train de vous demander pourquoi à 18 ans une fille ne continue pas ses études au lieu de travailler dans une épicerie SPAR de province?
Oui... la jeune fille de 18 ans que j’étais avait alors bien d’autres rêves dans la tête que de ranger des boites de conserves au fond d’une remise et accessoirement de se faire tripoter par un homme répugnant,  gras et libidineux qui avait l’âge d’être son père...

    Et bien que je vous raconte : mon rêve était de devenir journaliste. Grand reporter.

Pour la presse féminine.

Etre une autre Marie-Christiane Marek, travailler pour Vogue, Elle ou Cosmo... (j’aurais même pu être pigiste et commencer par de pauvres rubriques sans importance comme des articles sexo dans des mensuels féminins...)
Etre sur tous les conflits modesques et beauté de la planète. Rencontrer les plus grands créateurs, les plus beaux mannequins, être toujours à la pointe de la mode, avoir une vie superficielle et trépidante... devenir une véritable fashionista.

    Le rêve pour une fille dont les parents n’avaient pas les moyens d’acheter des vêtements et des chaussures ailleurs que chez Z , Kiabi, Bata ou au Leclerc du coin ...
Quand toutes mes copines de classe arboraient fièrement leur magnifique pull Blanc-Bleu et leurs sac Paquetage, moi je traînais sur les épaules un vieux pull tricoté par ma grand-mère et un sac US élimé jusqu’à la corde...
Non je n’ai pas eu une enfance facile.
Non, la vie ne m’a pas fait de cadeau... et encore moins en ce jour de décembre 1995, date à laquelle j'ai su que quoi qu’il se passe, ma vie ne serait de toute façon plus jamais la même...

par Spike publié dans : Sally Mustang & Co
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Dimanche 20 janvier 2008
truth.jpg    Bonjour, moi je reste anonyme parce que je m’en tape, et que même si je vous disais comment je m’appelle ça ne vous dirait rien puisque vous vous en foutez comme de votre première pipe.
Voici ma fin à moi, bien plus plausible que tout ce que vous avez pu lire dans les 2 (mauvais) derniers posts qui me précèdent.
J’ai l’honneur de vous narrer ici ma propre version des faits…

… … …

… 2 jours plus tard, Sally prit son ton le plus mielleux et demanda à son assistante si elle avait enfin pris sa décision :

    « Tu restes n’est ce pas ? »

Quelle ne fut pas sa surprise lorsque la réponse tomba, froide et sans appel :

    « Non Sally, je pars. J’ai bien réfléchi, je n’ai aucune garantie d’évolution ici, tu me promets des choses dont je ne suis pas certaine, et il y a bien sûr cette question du salaire : je ne peux plus rester ici pour si peu.
- !!!! But Darling ! Tu sais que je ne peux pas me permettre de te payer plus ! Je te l’ai déjà dit !
- Ecoute, c’est drôle car en lisant les petites annonces, je me rends compte que mon salaire est vraiment très très en dessous du marché ! Une assistante bilingue, ça se paie mieux que ça ! Du coup, je pars, et je ne m’en fais pas sur mon avenir, je sais que je trouverai du jour au lendemain un autre job mieux payé.
- Ok, so tu veux partir… well… je ne peux pas aller contre ta décision…
mais sache que ton dernière mission sera de me trouver un autre assistante, et tu feras le recrutement toi-même.
Je veux évidemment qu’elle soit parfaitement bilingue, pas trop jeune sinon elle ne comprend rien, pas trop vieille non plus parce que si je lui demande de courir partout, elle refusera et me parlera mal, pas de mec non plus, parce que je me vois mal aller lui demander de m’acheter mes Tampax à la pharmacie… bref, tu sais comment je veux qu’elle soit : comme toi, si possible en mieux.
Tu devrais pouvoir trouver ça ? »

    Je devais pouvoir en effet.
Entre deux missions de la plus haute importance telles que : taper des lettres à son banquier pour virer de l’argent d’un compte à un autre, emmener ses fringues Couture au pressing ou ranger la pièce qui contenait tous les produits d’exposition, je faisais passer des entretiens aux nombreuses candidates que j’avais sélectionnées d’abord sur leur CV.
Pour éviter de perdre trop de temps, je leur annonçais la couleur au téléphone :

    « Le salaire c’est 1500€ brut pour 39h de travail, il n’y a pas de prime, pas de ticket restau, pas de mutuelle, rien du tout, il faut être bilingue anglais et la patronne est une sale chienne a un caractère de chien. C’est ok pour vous ? Si oui on se rencontre, sinon je comprends. »

    Bien entendu, j’avais déjà la moitié des candidates qui refusaient.
Quand je rencontrais l’autre moitié, il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas : trop sensible (elle allait fondre en larmes dès que Sally lui adresserait la parole) trop rigide (ça ne passerait pas avec Sally) trop laide (Sally en a vue une et m’a dit de surtout ne pas la retenir parce qu’elle lui faisait peur) trop mal habillée (quand on travaille dans la com on vient pas bosser en jogging basket) bref.

    Au bout d’une semaine, Sally me convoqua pour me demander comment se faisait il que je n’avais toujours pas trouvé de remplaçante :

    « Dépêche toi de trouver une fille, il faut que la formes avant que tu partes, so tu as l’intérêt de me trouver rapidement quelqu’un !
- Sally : le salaire que tu proposes est si bas que forcément, ça limite un peu les candidates : seule une fille qui vivrait chez ses parents pourrait se permettre d’accepter ce job pour se faire de l’argent de poche ! En plus, même si elles acceptent le salaire, il y a ensuite toujours quelque chose qui cloche. Du coup, je n’ai toujours pas trouvé.
- C’est tout de même fucking incredible tous ces gens à qui on propose du travail et qui refusent ! Aux USA ce n’est pas comme ça !
- Sally, tu paies moins que n’importe qui d’autre. Les gens vont voir ailleurs ! Tu te rappelles pourquoi je pars entre autre?
- Peut être mais moi je propose une formation « à l’Américaine » ce qui n’est pas le cas ailleurs, et c’est prestigieux de travailler pour moi ! »

    Je levai les yeux au ciel … ce n’était pas la peine de répondre à ça.
Mon calvaire ici touchait à sa fin, et j’avais bien envie de lui recruter une assistante complètement minable qui serait incapable de rester plus d’une semaine ici. Ou de ne recruter personne d’ailleurs. Qu’elle aille au diable et se débrouille toute seule !

    J’avais presque réussi l’objectif que je m’étais fixé, à savoir : ne trouver personne et laisser le soin aux pauvres stagiaires de faire tout mon travail à ma place –lamentable de ma part non ? - lorsque le CV d’une certaine Anna atterrit dans ma pile.
Je regardais rapidement son parcours : malheureusement, ça avait l’air de coller.
Au téléphone, ça collait aussi.
Et comble de l’horreur, lorsqu’elle arriva pour l’entretien, Sally la croisa et me fit tout de suite monter dans son bureau avant que je questionne la Anna en question. Elle était survoltée:

    « Cette fille est sublime ! Il me la faut ! Il me la faut ! Je suis sûre qu’elle sera parfaite pour le job!
- Ecoute je ne sais pas encore, elle n’a pas passé l’entretien. Pourquoi tu dis ça ?
- Je ne sais pas, j’ai un bon feeling… et tu as vu la paire de big boobs qu’elle a ?
- !!!!!!!! Heu… non… Mais tu ne lui as même pas parlé ?
- NO BUT I CAN FEEL IT ! »

    Elle avait l’intention de remplacer Malvina ou de mettre cette fille dans son lit ? Je n’avais jamais vu Sally dans cet état là !

    Quoi qu’il en soit, j’ai fait passé l’entretien à Anna, qui a dit oui à tout, même quand je lui ai parlé des pires choses qu’elle serait amenée à faire… elle était bizarre cette fille.
J’ai reprécisé le salaire, et elle m’a répondu que : « ce n’est pas important, je vis encore chez mes parents et ils sont riches. Je veux juste gagner de l’argent pour pouvoir me payer mes sorties, mon maquillage, mes clopes et mes fringues ».

    2 jours après, je rappelais Anna pour lui dire que Sally voulait la voir et lui faire passer elle-même le second entretien. Sally était folle de joie après le debriefing que je lui avais fait, et était persuadée qu’elle tenait sa remplaçante.
La preuve, le soir même, Anna était embauchée : en CNE pour 1400€ brut… et elle avait accepté.

    Lors de mon dernier jour au bureau, j’ai passé mon temps à montrer à Anna tout ce qu’il fallait pour qu’elle puisse faire face à toutes les demandes administratives et pratiques de Sally, puis je suis partie.

Enfin.

Sally se débrouilla pour que je finisse très en retard, exprès, puis me lança en guise d’au revoir :

    « Bonne chance à toi ! J’espère que tu ne me regretteras pas trop ! On sait ce qu’on perd, mais on ne sait pas toujours ce que l’on gagne ! »

… ma tranquillité et moins d’humiliations sans doute ? Et c’est déjà pas mal…

    Aux dernières nouvelles, j’ai appris qu’Anna était toujours son assistante, et que Sally avait même réussi à lui faire faire le ménage et la vaisselle au bureau puisqu’elle n’avait plus de femme de ménage – elle ne payait pas ses factures – et qu’elle allait même jusqu’à demander à Anna de venir dans sa propre maison pour lui préparer parfois à manger et la maquiller pour sortir.
Anna s’exécutait avec joie et sans broncher, et Sally l’adorait. Quel drôle de rapport entre une patronne et son assistante pensais-je…

    Quant à moi, j’ai bien entendu retrouvé une place ailleurs, dans une entreprise normale, avec des gens normaux qui ne vous hurlent pas dessus quand ils vous demandent quelque chose. Mon chef va se faire ses cafés tout seul et ne manque jamais de m’en proposer un, la première fois, j'ai cru qu'il plaisantait.

    Sally Mustang est restée la même. Je suis même sûre qu'elle doit être pire qu'avant...
Seules les saisons changent... pas les gens.


    Ce serait trop beau une happy end, non ?


 
FIN
 
par Anonymous publié dans : Sally Mustang & Co
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Jeudi 17 janvier 2008
pirate-pourri.jpg    Bonjour mon nom c'est Lucas, j’habite au 2ème étage, juste au dessus de chez Spike, oui je crois qu’elle m’a déjà vu parfois...

    J’ai presque 6 ans, et moi aussi je peux trouver une fin à son histoire c’est pas dur, je sais en inventer des histoires, même que j’en invente tout le temps d’abord.

    Alors comme je trouve que Sally Mustang elle est méchante, et bien avant de rentrer chez elle, son assistante l’enferme à triple tour dans le placard sous l’escalier, là où il fait tout noir. Comme ça, elle est bien punie.

    Comme moi quand je suis méchant et que mon papa me met dans le placard de la cave pendant 3 jours.

    Ensuite, Sally elle appelle Buck, l’hippogriffe de Harry Potter, pour qu’il vienne la sortir du placard, mais comme l’hippogriffe a été capturé par les Transformers en chemin, il peut pas venir la sauver. Et Buck il meurt.

    Dans son placard, Sally elle a peur, parce que c’est un peu comme dans le ventre du Kraken mais en plus petit. En plus elle aime pas le noir, et elle commence à avoir faim.

    Tout d’un coup, une sorcière apparait au milieu des balais dans un nuage de poussière, et grâce à une formule magique, la sorcière peut faire sortir Sally du placard.
Mais en échange, la sorcière veut que Sally lui donne toute sa fortune ou alors qu’elle soit son esclave pour toute sa vie puisqu’elle lui a rendu service.
Sally dit non parce qu’elle a pas envie d’être pauvre. Mais elle a pas envie de devenir l’esclave de la sorcière non plus parce que c’est pas son métier d’être esclave. Du coup, avec sa baguette magique, la sorcière la transforme en Playmobil Cow Boy pour la punir.

    Quand les gens reviennent au bureau le lendemain, ils ne trouvent plus leur patronne, mais juste un Playmobil Cow-Boy à sa place, ça les fait bien rigoler et ils disent « bien fait pour elle ».

    Du coup, tout le monde rentre à la maison pour manger des crêpes au Nutella et regarder Pokemon sur Jetix, et ils sont contents parce qu’ils sont tous en vacances et qu’ils n’iront plus jamais travailler pour la vilaine Sally Mustang.

    L’assistante à la fin, elle retrouve du travail chez Lapins Crétins, et c’est trop bien parce qu’elle peut jouer toute la journée aux jeux video.


FIN

par Lucas publié dans : Sally Mustang & Co
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