Chapitre premier. "Genèse" (2ème partie)

Publié le par Spike

Les évènements et les personnages décrits dans le texte ci-dessous, ne sont que pure fiction. Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant pu exister ne serait que le fruit du divin hasard.
Amen.



undefined    Le jour où tout à basculé, je venais de fêter mon 15ème anniversaire.

Mon père, alcoolique et violent, a tué ma mère.

Elle était en train de faire de l’aérobic devant sa télé. Il a sans doute voulu qu’elle change de chaîne - pour regarder du foot ou la Formule 1 - ma mère a dit non, il lui a fracassé le crâne à coup d’haltères (les roses et mauves) avant de la découper en morceaux dans le bidet avec un couteau de boucher mal aiguisé. Celui qui servait à égorger les pintades du pintadier de notre jardin.

Ensuite, il a donné les restes du corps à Sultan, notre berger Allemand, avant de se suicider d’une balle dans la tête avec sa 22 long rifle.

    Je suis rentrée de la messe. C’est moi qui ai retrouvé les corps.

Et Sultan en train de manger Maman.


    Si mes souvenirs sont bons, je suis restée enfermée 10 jours dans la maison.

Avec les 3 cadavres.

(entre temps, Sultan était mort. Sans doute empoisonné par ce qu’il avait mangé je ne sais pas)

Lorsque la voisine m’a retrouvée – elle commençait à sentir des odeurs étranges à travers les murs -  je n’étais devenue qu’une pauvre chose, sale et muette.
On m’a internée 1 an en hôpital psychiatrique.

   Quand je me suis sauvée, j’étais livrée à moi même, et je vouais une haine féroce envers toute forme d’autorité.
Je n’avais plus d’amis, plus de famille, j’étais seule et contrainte de m’en sortir par n’importe quel moyen.

    Aidée par des services sociaux, j’ai pu quelque peu me reconstruire un semblant de vie... jusqu’à ce jour, de mars 96, où à l’âge de 18 ans, j’ai tué pour la première fois.
De sang-froid.
Avec préméditation.

Le porc pour qui je travaillais à l’épicerie avait commencé par avoir des gestes déplacés chaque fois que je passais près de lui.
Le jour où dans la remise de l’épicerie, il a tenté d’abuser de moi, en me forçant à m’agenouiller devant sa braguette ouverte,  je suis devenue possédée par une rage et une violence qu’il n’aurait jamais crue possible de moi jusqu’alors. C’est incroyable ce qu’on peut avoir au fond de soi sans que personne ne puisse le soupçonner.
A un moment donné, il a semblé presque surpris et déstabilisé.
Juste l’espace d’un instant.
Le temps pour moi de me relever d’un bond, de lui arracher l’oreille avec les dents, de la recracher dans la poussière, et de me sauver en courant pour ne plus jamais revenir.

Le soir venu, une ombre guettait cet ignoble individu à travers les vitres de sa maison. Elle attendait juste le moment approprié pour agir et se venger.

J’ai attendu jusqu’à minuit et je me suis glissée dans sa demeure, sale et puante. Comme lui. Sa porte n’était même pas fermée à clé. Dans les petites villes, on ne ferme pas sa maison à clé.

Ce vieux pervers dormait déjà, abruti par tout l’alcool qu’il avait dû boire depuis le matin…  je l’ai regardé dormir quelques minutes avec un air de dégoût…  combien de filles avaient été abusées par ce type?...

    La masse s’abattit sur sa tête avec lourdeur. Du sang jaillit. A ce moment là, profitant de son inconscience (et de la mienne, puisqu'il aurait pu me tuer en vrai) je me précipitai pour lui attacher les poignets et les chevilles aux montants de son lit, puis le bâillonnai avec de l’adhésif pour éviter qu’il alerte tout l’immeuble en poussant des hurlements de cochon qu’on égorge. En même temps…  c’est ce qui l’attendait…

Il reprit conscience et écarquilla les yeux avec terreur en me voyant au pied de son lit. Sans doute était-ce la taille de la lame de mon couteau qui lui faisait peur… il faut dire qu’elle était particulièrement impressionnante en effet…

    « Je pense que ton heure est venue de payer pour ce que tu as fait, lui dis-je d’une voix sombre, plus jamais tu ne pourras abuser des filles…  de toute façon… tu n’auras plus le matériel pour le faire…»

A cet instant je fis voler sa couverture et – bien que fortement dégoûtée parce que l’homme était répugnant – lui empoignai les parties génitales à pleine main :

    « Tu penses que ça fait quoi à une fille d’être forcée de se mettre CA dans la bouche ? Tu veux voir ce que ça fait ? Je vais te les enfoncer au fond de la gorge comme tu l’as fait pour toutes les autres, je te jure que tu vas regretter… »

Il essayait de se dégager des ses liens, en vain, et chacun de ses hurlements restaient au fond de lui.
Heureusement que mon couteau était aiguisé… mais comme ça saigne quand on coupe à cet endroit là… c’est terrible.
J’aurais dû prévoir et  mettre un casque intégral avec une visière, parce que là, j’avais du sang plein les yeux.
Mais j’avais tellement de haine que j’avais à peine conscience de tout ça. Ce mec me répugnait, il allait souffrir comme il le méritait.
Au moment où j’ai détaché le dernier morceau de chair de son ventre, il a vu ça et a failli s’évanouir.

    « Tiens et maintenant, OUVRE LA BOUCHE ET BOUFFE CONNARD !!!! »

Le sparadrap violemment arraché, j’ai profité qu’il ouvre la bouche en grand pour hurler pour lui faire bouffer ses couilles.

    « ET MAINTENANT TU VOIS CE QUE CA PEUT DONNER D’AVOIR TA BITE AU FOND DE LA GORGE HEIN ??? ?? »

Ce type me dégoûtait… tout ce sang me dégoûtait… c'était une véritable boucherie. A cause de lui, j’avais ruiné mes fringues… j’en avais déjà pas beaucoup… la prochaine fois, je serai prévoyante, j’aurai une tenue de combat…
J’ai achevé ses souffrances en lui ouvrant la gorge d’une oreille à l’autre. Enfin, celle qui lui restait puisque je lui avais arrachée la première plus tôt dans la journée.

J’étais assez énervée. Et puis j’avais sali toute la chambre. Sans parler de moi... je ne ressemblais plus à rien tellement j'étais sale. Une vraie boucherie je vous dis!

    « Pffioouu !!! La prochaine fois, il faudra tout de même que je fasse ça plus proprement…»
 
Je me suis sauvée. J'ai taillé la route et je n’ai jamais remis les pieds dans cette ville.

Le lendemain, j’étais déjà bien loin, et je n’ai même pas vu les articles qui parlaient de ce fait divers sanglant dans le journal de la région.

    Je ne vous fais pas le récit de tous les crimes qui ont suivi (toujours commis sur mes employeurs  tortionnaires) : l’un a fini empoisonné à la strychnine versée dans son café, un autre étranglé, une autre noyée dans sa baignoire, un autre avec une hache plantée dans le crâne, et j’en passe...
Je changeais à chaque fois de mode opératoire pour ne pas me faire repérer et surtout pour expérimenter différentes techniques.

    Sally Mustang méritait plus que tout cela... son calvaire devait durer bien plus longtemps que pour les autres, et dans ma tête, commençait à germer un plan des plus machiavéliques...


Publié dans Sally Mustang & Co

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JohnLRod 05/02/2008 12:09

p'tain, ca décape !!

Calou 01/02/2008 20:01

Moi je tique sur le fait de ne pas te faire repérer...
Tu as juste oublié une chose...

Tu travailles pour eux et tu disparait après le meurtre donc c'est louche....Donc la police doit te rechercher...
Autrement, j'aime bien...Un peu à la Masterton...Tu devrais décrire un peu plus l'angoisse du porc...Sa sueur, ses yeux ...enfin voilà quoi...

Spike 31/01/2008 20:57

@ Draleuq: c'est mignon ça American Psycocotte... mais Patrick Bateman n'est pas un de mes amis: je ne fricotte pas avec les malades mentaux enfin!

@ Milla: tu vois qu'en toi aussi sommeille une serial killeuse...

@ SoLong: bien sûr, tu pourras faire tout ce que tu veux, et même que tes lecteurs ils auront intérêt d'être d'accord avec toi sinon tu les traites de sale trolls.

So Long 31/01/2008 13:02

Je pourrais te prendre en photo et te couper la tête avec tes pieds en dedans ?
Je la mettrais sur mon blog en expliquant comment et pourquoi t'es trop grave glamour.
Et puis je demanderai à mes lecteurs si ils sont d'accord avec moi.
Ils diront qu'on est trop géniales lol mdr, et qu'on est trop belles.

milla 31/01/2008 12:44

Hum... j'adore!

Le voilà mon thriller écrit!

Plaisanterie à part, je crois bien que j'aurai pu arriver à pareille extrémité si un mec m'avais fait des horreurs... Si si... Mouhahaha!